J'ai une irrésistible envie d'écrire
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Le chevalier entra dans l’immense salle. Il regarda un instant autour de lui. La pièce était ronde. D’énormes tapisseries représentant un anneau grenat pendaient le long des murs de pierres. L’endroit était entièrement vide, et seul le centre était occupé par un gouffre d’où émanait une étrange lueur bleuâtre. L’abysse était enjambé par un petit pont en pierre, pas plus large qu’un homme, qui disparaissait sous un monticule de toiles noires zébrées de disques rouges flamboyants. Lui, était vêtu d’un plastron de plate pourpre, tandis que le reste du corps était protégé par une cotte de maille aux anneaux très serrés qui collait au corps, rouge comme le feu, auquel s’ajoutait un surcot de lin noir représentant un étrange cercle rouge. Le visiteur leva la tête. Parmi les fentes de son heaume, il n’arrivait pas à discerner le toit qui était avalé par la noirceur de l’altitude. Il porta sa main à la garde de son épée, respira profondément, et s’avança vers l’enjambement de pierre. Sa démarche était lente et rythmée par le bruit de son armure qui bougeait à chacun de ses pas. Il s’avança jusqu'à l’amoncellement de tissu. L’intérieur était complètement noir, il ne voyait absolument rien. Il ne cherchait pas de toute façon à discerner quoique se soit. Il posa genou à terre, délaça son heaume, qu’il posa à sa droite, et baissa la tête. Les cheveux courts et d’un châtain profond accompagnaient un œil d’un vert terne, la partie gauche de son visage étant balafré par une cicatrice qui allait de son front jusqu’à son menton, le privant au passage de sa vision. Il inspira lentement, et bruyamment, comme pour attirer l’attention de quelqu’un ou de quelque chose. Un souffle sortit du néant, au départ inaudible, scandé d’une manière particulière, comme chanté. Le soupir se transforma progressivement en paroles, que le visiteur pu discerner.
Dur
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