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A l'auberge du Dragon ivre

greenart
greenart
Niveau 31
12 janvier 2009 à 23:18:41

Longtemps chez toi, ca signifie deux jours ou quoi ? :(

Pasque j'ai un peu l'impression que t'es de longue en bad, déprimé, triste, nostalgique, et autres chansons passant sur Nostalgie... :(

greenart
greenart
Niveau 31
12 janvier 2009 à 23:31:53

Ca y est, tu m'as donné envie de regarder la parade de la victoire de 1945 de l'Armée Rouge... Et du coup moi aussi je déprime. :snif:

up-the-irons
up-the-irons
Niveau 10
12 janvier 2009 à 23:42:28

Longtemps ça signifie au moins 3 ans.

Et il me faut plus que ce qui m'arrive (ou plutôt ce que ne m'arrive hélas pas) pour me faire vraiment chialer. Je suis pas de longue en bad, déprime etc... j'ai des coups de blues (particulièrement fréquents cette année) du fait d'une certaine nostalgie éprouvée à la réminiscence de quelques souvenir, ou à l'écoute de certaines chansons qui ne sont pas sans me rappeler quelque événement marquant de ma vie, mais je suis loin d'être dépressif. Je relativise. Je suis pas dans une situation tout ce qu'il y a de plus misérable. Le truc c'est juste que je veux absolument quitter ce pays pour maintes raisons, déjà évoquées je crois il y a quelques jours après avoir posté un post extrait d'un topic du 18-25. A côté de ça j'ai néanmoins de bonnes conditions de vie matérielles, et je parviens suffisamment, et plus ou moins aisément, de part mon stoïcisme que j'exerce pleinement depuis 2 ans, à réprimer certaines choses relevant de l'immatériel, la morale, le spirituel, le noumène, appelle ça comme tu veux, et à les garder pour moi.
Puis c'est pas de lamenter sur mon sort, de broyer du noir, qui changera quoique ce soit. Ca fera qu'empirer les choses. Alors j'essaie de mener ma vie le mieux possible, c'est la chose à faire selon moi. Faire un peu comme si de rien n'était puisque ça sert à rien de se plaindre et de s'apitoyer. Je fais avec pour le moment, et je guette la moindre occasion de changer les choses, j'essaie de construire des projets pour l'avenir, plutôt que de m'enfoncer dans la merde. Donc en gros, tous mes posts pouvant paraître, à teneur complaintive, lamentative, déprimée etc. c'est plus l'expression d'un rêve, d'une nostalgie.

Puis là c'était différent, c'était pas tant une question de tristesse que de grandeur, de beauté, d'émotions (positives). C'était...indéfinissable.

greenart
greenart
Niveau 31
12 janvier 2009 à 23:51:46

Je sais bien que tu ne te plains pas de ta situation, tu m'as l'air suffisamment intelligent pour comprendre que naitre et vivre en France, même parmi la classe moyenne, est une grande chance. Et le fait d'être déprimé ne veut pas dire que tu fais une dépression, y a quand même un différence.
Je comprends pas bien : t'essayes de réprimer ta morale ? Mais, il me semble que le stoïcisme, ce n'est pas vraiment ca. Et réprimer ta morale veut en quelque sorte dire de l'abandonner, or le stoïcisme conseille si je me souviens bien une certaine rigueur morale.
Faire pour le mieux. C'est une bonne idée. De toute manière, toute situation change un jour.

Et c'est amusant de constater qu'un sentiment similaire chez divers personne peur être provoqué par des choses différentes, et même parfois radicalement opposées. Par exemple, le sport, ou la musique, etc. Ce serait donc dû à nous même, ou à l'éducation recu ? Mais dans ce cas, tous nos choix et goûts sont déterminés, et ces choix ne sont plus des choix mais des obligations. Il n'y a plus de hasard dans la destinée que vit un être. Un peu comme si nous étions les marionnettes de notre passée et de notre éducation.

up-the-irons
up-the-irons
Niveau 10
13 janvier 2009 à 01:19:28

Je crois que je me suis mal exprimé sur certains points, j'ai visiblement pas user des bons mots:

"Et le fait d'être déprimé ne veut pas dire que tu fais une dépression, y a quand même un différence."

Effectivement. Mais qu'importe, tout ça pour dire que ce n'est pas mon cas, car comme je l'ai dit, je ne me plains pas, j'assume, je prépare l'avenir, et tu l'as bien compris, je reconnais ma chance d'être né dans un milieu favorable à de bonnes conditions de vie.

"Je comprends pas bien : t'essayes de réprimer ta morale ? Mais, il me semble que le stoïcisme, ce n'est pas vraiment ca. Et réprimer ta morale veut en quelque sorte dire de l'abandonner, or le stoïcisme conseille si je me souviens bien une certaine rigueur morale."

C'est là que je me suis mal exprimé. Je n'essaie pas réprimer ma morale, non. Tu as donc bien rattrapé mes propos, je m'efforce, comme tu l'as dit, à une certaine rigueur morale, à une certaine répression de mes pulsions et désirs. Sans nécessairement les annihiler, mais juste en les apaisant. J'endurcis mon esprit en somme. Je l'entraîne à faire face aux émotions, aux désirs, à les apaiser (j'aime pas le mot réprimer), afin de mieux supporter le "choc" relatif à un échec de l'accomplissement d'un désir. C'est ainsi que j'ai appris à assumer les choses et ne pas m'apitoyer, à ne pas baisser les bras, à ne pas m'enterrer dans de futiles plaintes, en gros. Aujourd'hui j'arrive à supporter bon nombre de choses (pour ne pas dire tout, ou quasiment) avec une certaine sérénité, avec du bon sens. Et ensuite, une fois seul avec moi même, une fois l'échec passé et encaissé, j'y réfléchis, pour mieux comprendre et mieux digérer ça et donc assumer.

Enfin, le sport ne me fait ni chaud en froid en termes de sentiments^^. La musique par contre ça...mais là, ya plusieurs facteurs à prendre compte pour cette sensibilité d'avec la musique:
1) L'expérience de la musique. Là, seul un musicien peut comprendre réellement de quoi il en retourne. L'étude de la musique, son essence, la composition d'un accord, les effets, les sonorités, les canons etc., en bref, ce qui fait la profondeur, l'émotion, la beauté, la grandeur etc., d'une musique (c'est à dire pas seulement la surface, i.e ce qu'on entend, pour le commun des mortels).
2) Le point d'ancrage (applicable pour bien d'autres choses). C'est à dire qu'à une chose donnée (en l'occurrence ici, la musique, des chansons en particulier, comme You Are Not Alone, par exemple en ce qui me concerne), est associée un souvenir. A un moment dans notre vie, on va vivre une expérience marquante, et cette expérience, en plus de rester inscrite dans notre mémoire, peut se rattacher à un objet, un mot, une chanson, une image, un film, bref vraiment tout et n'importe quoi. Bien souvent pour moi, quand il y a nostalgie, c'est dû à un point d'ancrage relatif à une chanson (ex: Heal the world et You Are Not Alone de M.Jackson, déjà cité, Unwell de Matchbox 20, Hallelujah de Jeff Buckley, et bien d'autres).
3) Le milieu dans lequel on a baigné, de l'instant où l'on était qu'un embryon, à celui où l'on pense et conçoit les choses par nous même, qu'on accède à la réalité. Donc disons vers l'adolescence. Je prends pour exemple: lorsque ma mère était enceinte de moi, elle écoutait énormément de Michel Sardou. Et, affirme-t-elle, cela me calmait lorsque je donnais des coups, que je m'agitais. Et aujourd'hui, non pas que je sois un fan invétéré de Sardou, ou que je ressente des émotions intenses en écoutant ses chansons, bref pour une raison inexplicable, j'adore ses chansons. Je saurais pas dire pourquoi mais j'adore écouter Sardou. Donc ma mère pense, et j'y crois assez, que c'est dû au fait que j'ai été bercé par ça alors que je n'existais pas encore en tant qu'être, je n'étais qu'un foetus. Ensuite le milieu, le style de vie etc. influe également beaucoup. Mes parents sont très branchés 80's, et moi de même, et j'ai été très protégé par mes parents étant petit, ce qui en renforcé cette influence, j'étais moins "libre". Je retiens peu de choses des années 90, 2000. Et on ressent tout ça à travers mes musiques. C'est très rétro.
Donc moi je crois que tout est déterminé. Je crois en la destinée, un chemin tout tracé, mais attention, faut pas se méprendre quand je dit ça. Parce qu'on se fait souvent une mauvaise représentation de la destinée. Là je vais donc me référer à un vieux débat du 18-25, sur la religion, auquel je pris part, et où je fus conduis à exposer ma thèse sur la destinée:

"Je crois en la destinée et en l'homme, mais pas en Dieu. A propos je connais une citation que j'aime assez: "Dieu a créé les hommes, et pour l'en remercier, les hommes ont créé Dieu". Pour moi c'est pas Dieu qui m'aide ou quoique ce soit. Les fois où quelque chose de bien se passe (ouais yen a quelques unes), et que je le dois à quelqu'un par exemple, je remercie la personne, pas Dieu, et c'est pas instinctif. C'est pas Dieu qui a fait que cette personne a fait ce qu'elle a fait. C'est la personne seule qui l'a décidé avec sa conscience, sa raison. Donc pour revenir à ce que tu disais, ya une chose en laquelle je crois, c'est le destinée ça je l'ai dit. Mais attention faut pas se méprendre (bon là j'entame un point de vue difficile à exprimer): par destinée j'entends un chemin tout tracé certes, mais pas une ligne droite. Ce que je veux dire, c'est qu'on a trop souvent cette idée de la destinée comme d'une ligne droite avec plusieurs étapes. Mais pour moi c'est plutôt un chemin sinueux ya pas que les grandes étapes. Ya tout ce qui va à côté, et les choses qui provoquent ces étapes, et les choses qui provoquent les choses qui provoquent les étapes, on en revient au rapport de causalité, bref beaucoup d'éléments sont liés. Bon c'est là que je vais galérer pour exprimer clairement ce que je veux dire:

Je crois évidemment que les choses ne vont pas d'elles-mêmes et qu'il faut faire des efforts pour obtenir ce qu'on veut. Seulement dans la vision idyllique de la bienveillance de Dieu, dès qu'on a fait le nécessaire, c'est dans la poche ! Nan désolé pas pour moi et j'en ai fait l'expérience maintes fois. Alors c'est là que c'est paradoxal sans vraiment l'être c'est que je dis qu'il faut faire des efforts pour obtenir ce qu'on veut (après on ne peut savoir si on l'obtiendra ou pas, c'est là l'issue de la destinée), et dans le même temps, ces efforts font partie de la destinée. Ce que je veux dire par là c'est qu'on ne modifie pas la destinée en faisant telle chose ou telle autre pour avoir plus de chance d'obtenir ce qu'on veut, puisque ces même décisions sont inscrites dans la destinées, ça devait être comme ça. J'ai des proches qui me font souvent cette remarque justement "oui mais tu peux toujours changer d'avis sur quelque chose, annuler une décision pour une autre etc". Bah justement, en cela la destinée n'est pas une ligne droite, c'est que le destin a fait qu'à moment on décidait ceci, puis que l'instant d'après on décidait cela. C'était déjà écrit ya rien eu de modifié. De même pour moi ya pas de hasard. Dès que je me demande, inutilement d'ailleurs, la nature de telle chose ou telle autre, on me dit souvent "c'est le hasard". Nan pas de hasard pour moi. C'est arrivé parce que ça devait arriver c'est tout. Et en général, un événement, ou un phénomène que je ne peut expliquer dans un rapport de causalité avec un autre événement ou phénomène précédent, et pour lequel je dis justement "c'est arrivé parce que ça devait arriver", en général cet événement ou phénomène, est le point de départ d'un rapport de causalité."

Maintenant, j'exprime les choses un peu plus clairement par rapport à la destinée. Façon d'expliquer ici, que je n'avais pas au moment de ce débat:

Dans la vie il existe 2 points de vue:
1) subjectif. C'est à dire notre point de vue, nous en tant qu'être, le moi. Je dis ceci, je parle de cela, je fais ceci, j'ai rendez vous avec A à telle heure à telle endroit, en gros, c'est la vie courante, telle qu'on la vit au quotidien. En bref, on pourrait dire, en se limitant à ce point de vue, que l'être humain est maître de lui même, de ses actes, il dispose d'un libre arbitre absolu (dans le principe, parce que à côté ya bien évidemment les lois, les moyens de répression etc.)

2) objectif, c'est à dire du point de vue de la destinée. Là le libre arbitre est exclu. Nous sommes comme des marionnettes. Du point de vue de la destinée, nous subissons ce qu'elle nous réserve. En fait, on peut voir cela de la façon suivante: quand on joue à un jeu vidéo, par exemple les sims (c'est l'exemple le plus adapté), on détermine ce que va faire le personnage, on prévoit tout, le personnage ne fait pas ce qu'il veut comme ça lui chante (oublions ici la notion d'intelligence artificielle), c'est nous qui décidons de ce qu'il fait. Eh bien selon moi, idem pour nous, sauf que le champ d'action est encore plus vaste (on est pas aussi limité que les sims dans nos actes, nos mouvements, toutes nos possibilités etc.). Il s'agit pas juste de prendre un verre d'eau, de sortir les poubelles, d'aller au travail, non.
Tout est dû à la destinée. La destinée a voulue qu'on tombe amoureux de telle personne. La destinée a voulue que cette personne ne soit pas amoureuse de nous, et donc la destinée a voulue que nous soyons tristes. Et plus tard: la destinée à fait se croiser mon chemin avec celui d'une autre etc.
Donc de ce point de vue, le passé et l'éducation influe sur le présent et l'avenir.

Pour finir, que dire de cette conception ? Si l'on vivait en permanence avec, en faisant abstraction du JE, en faisait abstraction de toute subjectivité, c'est une conception extrêmement péjorative et dévalorisante de l'être humain, et de ce que l'être humain croyait qu'il en était de son libre arbitre et de sa singularité. Là certains diront "oui mais quoiqu'il en soit, nous somme habitués, à tel point que c'est un automatisme, et ce depuis des millénaires à vivre en subjectivité, à vivre selon le "moi", et qu'il serait difficile d'un point de vue social, dans la communication, dans l'interaction, de vivre comme cela". Et ils n'auraient pas tout à fait tort. On vit selon le "moi" par instinct, vivre dans l'idée de la destinée nécessiterait beaucoup d'efforts, dans la façon de nous exprimer notamment, puisqu'il faudrait faire entièrement abstraction du "je" et du libre arbitre. Mais on peut néanmoins se demander si cette institution du "je", il y a des millénaires, ne vient pas justement d'une peur de la destinée, d'une illusion en fin de compte, où l'homme aurait refusé de vivre selon l'idée que tout est déterminé, et que l'homme n'est pas libre, et aurait ainsi préféré vivre dans cette illusion ô combien réconfortante de "je" libre, et une illusion qui plus est, sans conséquence notable. Je veux dire par là, que si on s'illusionne dans notre vie, si on persiste à croire que quelque chose est alors qu'il n'est plus, on finira à un moment par se planter en beauté. Or pour la question de la destinée, il ne s'agit pas de cela. C'est juste une question existentielle, un souci de vérité.

up-the-irons
up-the-irons
Niveau 10
13 janvier 2009 à 01:21:23

Sur ce, bonne lecture parce que là je vais dormir. J'avais pas prévu de rester si longtemps, encore une fois (à croire qu'on ne veut pas que je me repose :hum: ) et mon pc a presque plus de batterie. Bonne nuit.

greenart
greenart
Niveau 31
13 janvier 2009 à 01:54:07

Je ne sais pas ce que je retirerais de "mon patrimoine génétique", puisqu'on peut considérer qu'il y a une mémoire collective commune aux membres d'une même famille. Enfin, un penchant vers le vin, la bonne nourriture, les valeurs républicaines (ca cay certains), et la gauche. Le reste, je ne vois pas encore.
De toute manière, la destinée ne se plante pas. La destinée fait, et puis cay tout. Donc, si tu crois en la destinée de la nature, cay que tu es déterministe. Tout se rapporte à un acte originel, qui a engendré des conséquences, qui ont en engendré d'autres etc. Même le fait que j'ai posé le pied ici, et non pas là est determiné par le fait que je me sois levé du pied droit, car si je m'étais levé du pied gauche mes "traces" auraient été décalés. Et je me suis levé du pied droit car je me suis couché ainsi. etc. Ainsi, on peut aller dans deux directions :

1) le passé : tout était prévu par un événement originel, seul vrai Hasard de l'Univers ? Mais est ce parceque tel rocher s'est aggloméré avec tel autre que l'homme s'est développé de cette manière ? Et a ainsi formé les civilisation, puis en remontant ainsi, ma famille, puis moi, et mon éducation, et qui a fait que j'ai posé le pied sur ce carreaux de carrelage ? Ou y a t'il d'autre événement indépendants, s'étant rajouté, greffé aux cours des événements ?
2) le futur : et tout est prévu, encore une fois. Tout ce qu'on décide de faire ou d'annuler au dernier moment est prévu par notre éducation. Par exemple, se souvenant de cette conversation, tu décides d'emmerder la destinée en changeant d'avis soudainement, bah caytay prévu. A moins que les hasards rajoutés s'en mêlent ? Mais à quelles échelles agissent-ils ?

Il est certain que cette perspective est assez déprimante, puisqu'on a plus le choix. Nous ne sommes plus qu'une enveloppe vide qui roule (et n'amasse pas mousse) sur une pente, sans moyen de controle ni de direction. Le libre arbitre est en fait notre possibilité de nous diriger dans le monde, et voilà qu'on apprend que ce monde libre est en fait un manége, et que le volant du véhicule dans lequel nous sommes installé que nous tournons ne fait rien réagir, et que le cercle que ce véhicule décrit est dû aux rails aux sols, et non à nos coups de volants frénétiques et autres contre-braquages. Mais puisque ceux ci sont prévus, pouvons nous choisir de les faire avoir lieux ? Serait ca le choix, agir n'importe comment, et surprendre non pas la destinée mais les autres, en commençant par soi même ?

Je comprend ce que tu veux dire à propos du stoicisme, je comprend mieux. Et je suis comme ca aussi en un sens. Mais par contre, ce n'est pas voulu. Je veux dire que je ne me suis pas entrainé dans tel ou tel but. En fait, mes envies et pulsions sont contenues par la même chose qui me protège des chocs ou des aléas de la vie : l'indifférence. Je ne sais pas si cap eut être relié à du stoicisme, mais ce que je sais cay que le résultat est sensiblement le même. Par contre, là où je m'entraine au stoicisme, cay au niveau physique. J'essaie de ne pas ressentir les chocs, le froid etc. Cay pas facile, vu qu'on est des boules de nerfs erf...

Je ne crois pas non plus en Dieu comme le définissent les canons religieux. Par contre, je crois en l'existence d'une "force". Une biosphére consciente omnisciente et omniprésente nommée Nature ? Je ne sais pas, mais je crois en quelque chose.

greenart
greenart
Niveau 31
13 janvier 2009 à 01:55:10

Sur ce, moi je vais continuer mon explication de texte. :(

greenart
greenart
Niveau 31
13 janvier 2009 à 02:13:17

Bon, plus qu'une partie. :ange:

greenart
greenart
Niveau 31
13 janvier 2009 à 03:30:51

Bonne nuit. :)

darkness-stone
darkness-stone
Niveau 10
13 janvier 2009 à 07:49:01

| https://www.jeuxvideo.com/forums/1-10220-786777-3080-0-1-0-0.htm#message_959402
| Citation de : greenart
| Date du message : 12 janvier 2009 à 23:18:41
| Contenu du message :
| "Longtemps chez toi, ca signifie deux jours ou quoi ? :(
|
| Pasque j'ai un peu l'impression que t'es de longue en bad, déprimé, triste, nostalgique, et autres chansons passant sur Nostalgie... :(
"

Et après c'moi le dépressif :peur: ...

Kwelity
Kwelity
Niveau 10
13 janvier 2009 à 15:55:53

Un résumé vite fait ?? :peur:

Salut à tous !! :content:

Rakeke
Rakeke
Niveau 8
13 janvier 2009 à 16:48:15

lol gre :hello:

darkness-stone
darkness-stone
Niveau 10
13 janvier 2009 à 17:06:17

Essayes de passer aux mots à quatre lettres. :fier:

gandalf666
gandalf666
Niveau 10
13 janvier 2009 à 17:18:15

"Hello" fait 5 lettres Kyrial. :p)
Mais j'avoue avoir ri. :o))
:salut:

Kwelity
Kwelity
Niveau 10
13 janvier 2009 à 18:24:56

Sinon quoi de neuf ?? je tente de relancer la conversation ... je sais ... :(

up-the-irons
up-the-irons
Niveau 10
13 janvier 2009 à 19:21:46

Je crois green, que nous nous entendons sur de nombreux point à propose de ces questions.

"Je ne sais pas ce que je retirerais de "mon patrimoine génétique", puisqu'on peut considérer qu'il y a une mémoire collective commune aux membres d'une même famille. Enfin, un penchant vers le vin, la bonne nourriture, les valeurs républicaines (ca cay certains), et la gauche. Le reste, je ne vois pas encore."

Des goûts et valeurs relatifs aux gènes je sais pas, je m'y connais pas trop en génétique (à part pour ce qui est des traits physiques, ou des maladies etc.). Prenons l'exemple: mon amour pour les USA. Mes parents sont eux-mêmes des amoureux des Etats-Unis, ou plutôt, de l'Amérique du Nord en général, car ils adorent le Canada également. Il est vrai que c'est un endroit absolument merveilleux, mais je ne me vois pas y passer ma vie, au même titre que la Chine par ailleurs, c'était bien, même génial, mais seulement dans un contexte touristique, enfin qu'importe, il n'est pas question de cela pour le moment.
Pour ce qui est des goûts qui seraient liés au patrimoine génétique, et qui, dès lors, auraient effet sur plusieurs générations je n'en sait trop rien. Pour les USA par exemple, c'était plus une question d'éducation, que j'ai reçue par mes parents. Mes grands parents, tant paternels que maternels ne concevaient pas l'idée, qu'il y a de cela 4 ans, ma famille et moi-même partions vivre aux USA. Faut dire aussi qu'à leur époque, c'était pas banal, tout le monde ne pouvait pas y prétendre, et les voyages à l'étranger restaient un luxe, y compris dans le domaine du travail. Donc il est des tendances qui évoluent, et qui n'ont rien à voir avec la nature humaine et les gènes, mais plutôt avec la société que l'homme a instaurée, et qui évolue au fil du temps. Donc il est des goûts qui sont aussi dépendants des possibilités offertes avec l'évolution de la société, et qui dès lors s'acquièrent, et ne relèvent pas du domaine génétique. Quant à savoir si des possibilités offertes par l'évolution de la société, et banalisées même avec le temps, deviennent des tendances qui vont jusqu'à s'imprégner dans les gènes, j'estime ne pas être en mesure de répondre à cela car je ne suis pas du tout expert dans le domaine de la génétique.
Enfin, concernant les valeurs, je pense que cela relève également de l'éducation, qu'il s'agisse de valeurs politiques ou morales. Mais après, l'importance que l'on accorde à ses valeurs, le degré que nous leur accordons, est relatif à chacun, et dépend de notre expérience. Pour ce qui est des valeurs morales, par exemple, le respect, c'est une valeur de la société, un principe qui s'est établit chez les hommes au fil des siècles. C'était une valeur qui n'avait pas nécessairement beaucoup d'importance à une certaine époque, ou selon les civilisations. Mais c'est aujourd'hui une valeur que tout le monde connaît, dont tout le monde à conscience, mais à laquelle nous n'accordons pas tous la même importance. Pour moi c'est une valeur essentielle. C'est une valeur dont j'ai pris conscience, et acquise durant mon éducation, mais que j'ai développée par la suite au cours de ma vie.
Après pour ce qui est des goûts, peut-être y a-t-il un rapport avec les gènes effectivement, comme tu le disais dans le cas du vin, de la bonne nourriture. Mais je pense que tout est majoritairement question de culture, coutume, éducation.
__________________________________________

"De toute manière, la destinée ne se plante pas. La destinée fait, et puis cay tout. Donc, si tu crois en la destinée de la nature, cay que tu es déterministe. Tout se rapporte à un acte originel, qui a engendré des conséquences, qui ont en engendré d'autres etc. Même le fait que j'ai posé le pied ici, et non pas là est determiné par le fait que je me sois levé du pied droit, car si je m'étais levé du pied gauche mes "traces" auraient été décalés. Et je me suis levé du pied droit car je me suis couché ainsi. etc."

Parfaitement d'accord. C'est d'ailleurs ce que certains ont parfois du mal à comprendre avec la destinée. C'est qu'ils n'en voit que les grandes lignes. Les trucs du style "j'aime bien tout ce qui attrait à la littérature, la culture, les arts > J'ai fait un bac L > J'ai fait telle formation > j'exerce tel métier etc., bref les étapes importantes de la vie. Pourtant la destinée gère TOUT, dans les moindres détails.
Certains me disent "ouais mais regarde, là je marche par exemple, je vais à tel endroit. Admettons que ce soit la destinée qui a fait que je doive me rendre à tel endroit, et par ce chemin. Et là, sur un coup de tête, je m'arrête, je fais demi tour, je rentre chez moi, ou je prends un autre chemin. Je viens de modifier la destinée". Donc à ceux là je leur répond "mais non. C'est encore une fois la destinée qui a fait que tu t'es arrêté, sur ce que tu crois être un coup de tête, une pulsion que tu crois avoir accomplie de ton propre chef". C'est ça qu'ils ont du mal à comprendre, c'est l'idée que la destinée gère également des détails de ce type. Ou alors, pour peu qu'ils comprennent que la destinée puisse tout gérer dans les moindres détails, ils n'arrivent pas à s'ôter cette idée de "pulsion" de la tête, où l'on fait des choses sur un coup de tête, des choses pouvant aller à l'encontre même de ce que l'on était parti pour faire, et de notre influence sur la destinée. Autrement dit, ils confèrent encore à l'homme un libre arbitre, quoique limité. Ils pensent que la destinée, c'est un peu comme un GPS, si on compare. Le GPS calcule tout le chemin d'un point A vers un point B. Et si on décide (ou qu'on le se trompe) de prendre une rue autre que celle qu'il nous indiquait, alors il va recalculer l'itinéraire, s'adaptant ainsi à notre décision. Et bien de même, les gens dont je parle, avec qui j'ai discuté de cela, pensent que si l'on décide de faire telle chose sur un coup de tête, au lieu de telle autre, la destinée va réécrire en conséquence tout ce qui découlera de cela.
Après, un autre exemple. Ceux qui du coup, confère une dimension...je sais pas trop comment dire. En fait ils détachent entièrement les liens qui relient l'individu à sa destinée. Enfin je vais expliquer, en espérant que tu comprennes: certains disent "ok, vu que le destin gère tout, je me laisse porter, j'arrête de m'en faire, le destin me tirera de là, je ne fais plus rien". Ils voient le destin comme une entité indépendante de l'individu, qui se contente de veiller sur lui, et ils confèrent à l'individu un libre arbitre (comme je viens de l'expliquer: "j'arrête tout, je laisse faire le destin à ma place"). Donc le destin serait là pour veiller sur l'individu, et faire ce que l'individu, par son libre arbitre à décidé de ne pas faire, ou du moins, le destin ferait en sorte de faire faire à l'individu ce qu'il avait décider de ne pas faire. Donc d'où l'idée de se laisser guider, de ne rien faire, que le destin dira quoi faire. Mais nous savons tout deux ce qu'il en est. Si l'on prend la décision de ne plus rien faire, en attendant que le destin le fasse, c'est que le destin a voulu que l'on ait cette conception et qu'ainsi on décide de tout arrêter. Mais dans ce cas le destin suivra ce qui découle de cela. Le destin à fait que l'individu arrête tout, donc il (le destin) continuera dans cette voie, il ne jouera pas le rôle d'un ange gardien.
Enfin, je suis, comme tu l'as dit, déterministe. Je crois en cette relation de cause à effet. On peut aussi parler de fatalisme je crois, non ? Il n'y a pas de hasard, c'est arrivé parce qu'il devait en être ainsi.

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"Ainsi, on peut aller dans deux directions :

1) le passé : tout était prévu par un événement originel, seul vrai Hasard de l'Univers ? Mais est ce parceque tel rocher s'est aggloméré avec tel autre que l'homme s'est développé de cette manière ? Et a ainsi formé les civilisation, puis en remontant ainsi, ma famille, puis moi, et mon éducation, et qui a fait que j'ai posé le pied sur ce carreaux de carrelage ? Ou y a t'il d'autre événement indépendants, s'étant rajouté, greffé aux cours des événements ?
2) le futur : et tout est prévu, encore une fois. Tout ce qu'on décide de faire ou d'annuler au dernier moment est prévu par notre éducation. Par exemple, se souvenant de cette conversation, tu décides d'emmerder la destinée en changeant d'avis soudainement, bah caytay prévu. A moins que les hasards rajoutés s'en mêlent ? Mais à quelles échelles agissent-ils ?"

Je pense qu'on peut admettre les deux. Certaines choses sont la conséquence, l'aboutissement, d'une cause passée, et il est des éléments qui viennent "s'ajouter". Je dis "s'ajouter" entre guillemets car il ne viennent pas s'ajouter. Ils étaient déjà là, déjà écrits. Mais c'est juste qu'il s'agit d'événement "nouveaux" dans le sens où ce ne sont pas des conséquences qui découlent d'une cause passée. Ces événements "nouveaux" sont des causes qui auront des conséquences. Donc les choses du futur sont déjà prévues dans le passé. Les deux bouts se rejoignent. En fait je pense qu'on peut pas dire qu'il y a 2 voies, "passé" et "futur", par rapport au présent. En cela, pour bien le comprendre, faut être objectif, et se placer du point de vue de la destinée, et non de l'individu et du déroulement de sa vie, de "l'étape" à laquelle il est rendu (c'est à dire le présent ici, selon ton explication), et voir ce que tu appelles ici "passé" et "futur" (et le présent), comme un tout, à savoir le destin. Telle que je comprends ton explication, c'est du point de vue de l'individu. Par exemple, imaginons l'individu, qui serait face à une représentation de son destin, sous forme de schéma, ou de frise chronologique, ou ce que tu veux. Il dit "ok j'en suis à tel point" (le présent). Et des 2 côtés ya le passé, et le futur. Pour moi les notions de passé et futur ici, ne sont envisageables que du point de vue de l'individu.

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"Il est certain que cette perspective est assez déprimante, puisqu'on a plus le choix. Nous ne sommes plus qu'une enveloppe vide qui roule (et n'amasse pas mousse) sur une pente, sans moyen de controle ni de direction. Le libre arbitre est en fait notre possibilité de nous diriger dans le monde, et voilà qu'on apprend que ce monde libre est en fait un manége, et que le volant du véhicule dans lequel nous sommes installé que nous tournons ne fait rien réagir, et que le cercle que ce véhicule décrit est dû aux rails aux sols, et non à nos coups de volants frénétiques et autres contre-braquages. Mais puisque ceux ci sont prévus, pouvons nous choisir de les faire avoir lieux ? Serait ca le choix, agir n'importe comment, et surprendre non pas la destinée mais les autres, en commençant par soi même ?"

Voilà, c'est bien ça.
PS: je ne suis pas sûr de comprendre les 2 questions finales.
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"Je comprend ce que tu veux dire à propos du stoicisme, je comprend mieux. Et je suis comme ca aussi en un sens. Mais par contre, ce n'est pas voulu. Je veux dire que je ne me suis pas entrainé dans tel ou tel but."

Ce n'était pas non plus voulu pour moi, et si c'est ce que tu avais compris alors c'est que j'ai encore une fois mal dit les choses. Je n'ai pas "choisi" d'être stoïcien. J'ai été confronté à des situations qui ont fait que je le suis devenu, qui ont fait que j'ai tenté d'amortir, d'assumer le choc etc. Par ailleurs, lorsque je suis véritablement devenu stoïcien, je ne connaissais même pas ce concept.
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"En fait, mes envies et pulsions sont contenues par la même chose qui me protège des chocs ou des aléas de la vie : l'indifférence. Je ne sais pas si cap eut être relié à du stoicisme, mais ce que je sais cay que le résultat est sensiblement le même. Par contre, là où je m'entraine au stoicisme, cay au niveau physique. J'essaie de ne pas ressentir les chocs, le froid etc. Cay pas facile, vu qu'on est des boules de nerfs erf..."

Je pense qu'on peut d'une certaine façon associer ça au stoïcisme, tant le but et/ou les résultats sont les mêmes. En ce qui me concerne, tu l'as compris, je l'ai expliqué je crois, ce n'est pas de l'indifférence. Toutefois, idem pour moi concernant le physique.
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"Je ne crois pas non plus en Dieu comme le définissent les canons religieux. Par contre, je crois en l'existence d'une "force". Une biosphére consciente omnisciente et omniprésente nommée Nature ? Je ne sais pas, mais je crois en quelque chose."

La même :ok:

FIN

le-braillard
le-braillard
Niveau 10
13 janvier 2009 à 19:43:35

:salut:

Je pense que le modo devrait supprimer ces posts à rallonge que personne ne lit et dont le seul but est de se faire mousser dans les stats... :non2:

J'ajoute même qu'un kick calmerait peut-être... ou un ban... :hum:

frarou
frarou
Niveau 14
13 janvier 2009 à 19:47:59

ouais, règle des 5 lignes :ok:

Sucre-de-Lune
Sucre-de-Lune
Niveau 6
13 janvier 2009 à 19:48:59

Rondement ! :(

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