Allez je prends juste le temps de te répondre:
"Effectivement, en se mettant à la place des autres, tout prend de l'importance. Seulement, si ton propre point de vue est relatif, alors celui des autres l'est encore plus. Du coup, rien ne se rapporte à rien, et n'est pas véritablement important. D'autant plus que le point de vue de chaque personne varie, chaque chose prenant une importance plus ou moins grande selon la personne ou l'événement."
Ca n'a pas de sens. Ou bien je n'ai pas compris ce que tu veux dire, ou bien nous n'avons pas la même définition du mot "relatif". Pour moi, quelque chose de relatif, c'est tout d'abord quelque chose qui n'est pas universel, qui n'est pas admis par tous de la même façon, bref, qui peut être perçu et conçu d'une manière différente d'une personne à une autre (c'est justement "relatif" aux individus), donc qui est par extension subjectif, c'est quelque chose qui se rapporte à un sujet, qui a un point d'ancrage, et qui dès lors, est nécessaire, c'est à dire, qui ne peut pas ne pas être. On peut voir ça de cette façon en fait, en effectuant un parallèle entre "relatif" et "subjectif".
"Relatif" est plus général, tandis que "subjectif" est plus particulier. Par exemple, si je dis: "la question de savoir si Burger King est meilleur que McDo, est une question à laquelle la réponse est relative aux individus", on englobe ici les individus, l'opinion sur ces 2 fast-food est relative à chaque individu qui constitue la masse, et on ne considère pas un individu (et donc une opinion), plus qu'un autre. Maintenant si je dis: "je pense que Burger king est meilleur que McDo", c'est là une opinion subjective, c'est MON opinion, on s'intéresse ici à UNE opinion, d'UN individu qui est ici détaché de la masse, dont on fait abstraction. Donc quand je disais relatif tout à l'heure il fallait le comprendre de la façon dont je viens de l'expliquer. Je considérais la foule, je considérais chacune des opinions existantes sur le même pied d'égalité.
Par exemple, tout à l'heure je disais: "quand tu dis que rien de ce que je ferais ni de ce que les autre feront, n'a d'importance, c'est là encore relatif", ici il convient mieux de dire "relatif", car ça permet d'englober toutes les opinions. Yen a pour qui ce que je ferais va avoir beaucoup d'importance, d'autres pour qui ça va être important, d'autres pour qui ça va être moyennement important, d'autres pour qui ça n'a pas trop d'importance etc. En disant "relatif" ici, j'englobais toutes ces opinions subjectives. Donc là ça rejoins ce que tu disais en suite comme quoi le point de vue de chaque personne varie.
Donc mon propre point de vue est évidemment relatif. Relatif à moi, donc subjectif, je pense ceci à propos de cela, c'est mon opinion. Quelque chose qui est relatif se rapporte forcément à quelque chose d'autre, à un sujet, autrement ce n'est plus "relatif", c'est soit objectif, universel, ou alors réduit à néant. Alors par contre, il est tout à fait possible qu'une opinion relative (qui dépend d'un sujet, donc subjective au final) soit réduite à néant, parce que ses fondements ont été démontrés comme étant erronés, ou parce que le sujet a changé d'avis etc., mais dans ce cas, le sujet remplace cette opinion, par une autre, sur le même objet, la même question et donc il demeure encore et toujours une opinion. Donc ça se rapporte toujours à un individu pour qui ça a de l'importance.
"Dès lors, on peut se rendre compte que c'est ce qui nous parait important qui est la véritable illusion."
Oui, tout dépend de ce à quoi l'on donne de l'importance de là à en faire notre but. Mais ce que j'entendais ici par illusion c'est plutôt le fait de ne pas accepter une réalité lié à un événement, une révélation, bref quelque chose de particulier, de marqué dans le temps. Par exemple, j'avais un ami, qui pas plus tard que l'an dernier se berçait d'illusions. Il était en Terminale, année du BAC, tout ça. Mais il ne foutait rien, il a dû sécher la moitié de l'année au total, et il était là "tout va bien ya pas de souci à se faire. J'ai ma copine, je suis heureux, puis de toute façon on va emménager ensemble, elle va commencer à bosser (elle a 4 ans de plus que lui), puis au cas où j'ai un héritage en béton qui m'attends". Voilà en gros c'était ça. Il pensait pouvoir passer une vie tranquille au crochet de sa copine au cas où il n'obtiendrait pas son BAC et en plus yavait un héritage tout ça (mais il s'est pas posé la question de savoir s'il allait le toucher au bout au bout de 2 ou 50 ans). Mais en fait il se disait, refusant de reconnaître qu'en privilégiant ses intérêts (qui ne prenaient effet que sur le cours terme en plus) et en suivant ses pulsions sans arrêt ("ça me fait chier d'aller en cours donc j'y vais pas", par exemple), il s'était foutu dans la merde. Il allait de même pour notre groupe. Il était bassiste, autodidacte, débutant. Mais il bossait pas sa basse, et il pensait qu'on allait pouvoir avancer malgré tout.
Donc voilà c'est pas vraiment le même genre d'illusion dont je parlais, mais celle dont tu as fait état est néanmoins non négligeable, mais tout dépend de ce à quoi on donne de l'importance.
"On se donne un but pour fuir quelque chose, on se donne un but pour avoir un but, et ne pas errer dans la vie."
Ca je t'avouerai que je n'y ai jamais vraiment réfléchi donc je ne m'avancerais pas à réfuter ou admettre quoique ce soit à ce propos sans y avoir préalablement songé.
"Geindre et se plaindre ne sert à rien, mieux vaut prendre une éventuelle mauvaise nouvelle avec philosophie. De toute manière, l'ordre des choses sera le même, et il nous arrivera ce qui devait nous arriver. Rien n'y fera. Après, je suis bien d'accord, et moi même je suis prêt à me battre pour mes idées, mais si quelque chose se passe, alors c'est qu'il devait arriver."
Je suis totalement d'accord sur ce point, rien à redire.
"Quant au choix du pays de ton coeur, c'est à toi de le faire. Mais quand même, ce n'est pas en abandonnant la France que les abrutis partiront."
Ca c'est tout vu. Et je sais au moins qu'en quittant la France, je quitte un nid d'abrutis, et parce que c'est un nid d'abrutis, je ne peux pas y vivre en suivant mon mode de vie et en respectant mes principes (cf. pavay d'hier au braillard dansant), et dès lors je ne peux pas avancer.
Bon 1h32 (moi qui voulait me coucher à 22h30
), j'espère que je me suis pas trop emmêlés les pinceaux, auquel cas je serais amené à revenir sur tout ça
.
Bonne soirée