Mais pas en littérature
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Me demande pas de citer tel ou telle auteur, mais de comprendre pourquoi ci ou pourquoi ca .
Là est la principale différence entre nos deux mondes, les L et les S : vous on vous apprend, on vous bourres le crane avec des formules; nous in nous apprend à comprendre (on nous emmercde aussi rassurez vous) .
- Mon analyse du verbe "tripatouiller" .*
Signifie remuer maladroitement quelque chose, généralement dans un contenant.
Peu utilisé, ce verbe est quand même (y faut bien le dire) assez laid, et ce même si il peut toucher. On l´emploierai plus aujourd´hui pour rabrouer gentiment quelqu´un ("Nan mais t´as pas bientôt fini de tripatouiller ce moteur?!) ou s´attendrir niaisement sur le comportement d´Untel ou de quelque chose (Oh!! Regardez le tripatouiller dans son assiette...).
On peut également lui percevoir un sens de chipotage, dans le cas où l´on "tripatouille dans une assiette".
Si on le décompose, ça nous donne "tripe", "patte" et "touiller". Littéralement "touiller des tripes avec ses pattes". Personellement, ce verbe m´évoque un gros ours mal-léché farfouillant dans le ventre d´un promeneur inconscient. On peut remarquer que ce verbe assez sanglant si on le prend au premier abord, a perdu justement cet aspect, pour se revetir d´un coté plus sucré, gentillet ou d´abominablement mièvre (mais dans peu de cas pour cette dernière chose). Il fait parti du folklore de nos jargons, argots et autres patois.
On ne peut en rien lui conceder un caractère sexuel. "Viens donc ici que je te tripatouille !" sonne absolument faux. Il n´est plus un verbe utiliser uniquement par des barbares assoifés de sang, mais plus généralement par des membres d´une famille aux cadsets de cette même famille. Preuve est donc faite qu´un verbe décrivant sans doute une action assez poilante à la base, s´est transformé en vocabulaire de conte de fée pour bas âge.