voila aprés le succés de bataille de la CI, je décide donc de créer une fi qui relate une des quetes d´oblivion et que je trouve l´histoire passionnante et qui mérite d´attirer mon attention, donc voila j´espère qu´elle vous plaira mais d´abord je vais voir ce que ça dit su garridan déja, à part si qq connait, je le remercierai de me narrer cette histoire
je trouve pas, si qq peut m´aider ce serait sympas
http://lagbt.wiwiland.net/wikibiblio/index.php/La_Chute_du_chevalier
Voilà mon cher.
un grand merci à toi tonton galvez, en espérant que tu seras intéressé pr ma fic ![]()
PROLOGUE:
Cela faisait plus de deux mois que la sécheresse s’était installé sur le village de Farmantle Glens. Pas une seule goutte d’eau, pas un seul nuage ne s’étaient fait voir sur le ciel azur de Jerrall.
Les champs, autrefois foisonnant de blé et de mais dont les couleurs chatoyantes apportait tout le charme du petit village et animait la bonne humeur des villageois, qui jouissait d’une nourriture abondante et délicieuse, ne ressemble plus qu’à de vastes déserts caillouteux et dépourvu de beauté.
Lorsque le vent froid et rugueux venu des hautes montagnes de Jerral balayait les pans de blé, une agréable odeur de céréale s’émanait et venait se poser comme par magie sur le village, mais ce n’était plus qu’un souvenir. Aujourd’hui, seules des nappes de poussières grisâtres s’élevaient, vacillant dans l’air au gré du vent avant de s’écraser à nouveau sur le sol. Au village, l’inquiétude et la souffrance montaient dans le cœur des habitants.
L’hiver, froid et fatal dans ces régions montagneuse, approchait apportant la mort et la misère sur le village si aucune solution n’était trouver jusque là. Les villageois, amaigris par la sécheresse s’étaient tournés auprès de leur maître, le jeune et pieux chevalier Garridan Stalrous, cherchant un peu de réconfort et d’espoir au milieu de tout ce malheur. Garridan était un chevalier errant qui voyagé au gré des saisons ou au gré des rumeurs, apportant au gens qu’ils rencontraient un peu de bonheur et de nourriture.
Un jour, qu’il arpentait les montagnes de Jerrall sur son destrier, il vit avec effroi un dragon attaquait le village de Farmantle Glens.
Lorsque les villageois le virent arriver à l’orée du village, ils implorèrent son aide et sa miséricorde pour tuer le dragon. Garridan tua le dragon de sa lame et ne voulut tirer aucune récompense de cet acte, seulement pour son nom et sa gloire si peu connu mais si grande.
Pourtant il accepta la requête des villageois qui imploraient à ce que Garridan devienne leur chef et leur protecteur.
Et depuis, Garridan s’était parfaitement acquitté de cette tâche, jusqu’à cette sécheresse, qui frappait le comté avec vigueur. Comme si les Divins, coléreux et impitoyable dévoilaient leur vaste panoplie de destruction sur le village, choisissant la sécheresse parmi l’ouragan, les épidémies ou bien les tremblements de terres.
Personne ne comprenait un tel sort. Tout les jours, après le diné, les villageois se rassemblait dans la petite chapelle du village, priant de tout leur cœur, suivant la religion avec passion, entonnant des chants monastiques accompagné de la voix rauque et mélodieuse du Père Juliano, fidèle paroissien des Aedras, en particulier pour Mara et Talos. Pourtant malgré cela, le sort s’acharnait sur eux avec étreinte, apportant la misère sur le petit village.
Le cœur noble de Garridan remplissait encore les villageois d’un espoir, la pluie allait arriver, ce n’était plus qu’une question de jour. Les jours passaient et toujours aucun à l’horizon, seul le ciel bleu et terne s’exaltait dans la voûte céleste, animé de points noires, des oiseaux ou bien des sorciers chevauchant leur balai magique. Les réserves s’épuisaient, le silo à grain ne contenait plus qu’un quart de la quantité habituelle, mais cela n’empêchait pas Garridan de partager les victuailles qui ornaient son frêle donjon adossé sur une petite colline à l’orée du village. Chaque jour, il distribuait des miches de pains accompagné de pomme de terres et d’un peu d’eau qui croupissait au fond d’un réservoir, de l’eau impur qui provoquait chez les habitants, des vomissements ,des diarrhées aigues ou bien des malaises.
Et lorsque Garridan voyait les gens au milieu d’une ruelle sablonneuse et asséchée essayaient d’attraper des rats ou des insectes avec un bâton pour se nourrir ou bien encore de devoir supporter la vue d’une personne, obligé de boire son urine pour se désaltérer, il ne pouvait contenir sa tristesse et sa colère, il ne comprenait pas l’acharnement des Divins sur son village, qui n’avait rien fait d’hérétique ou blasphématoire.
Il devait trouver une solution par lui-même, c’est du moins ce qu’il avait pensé.
En espérant que ça vous plait
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C´est pas mal. Mais tu reprend un peu les écrits de la "Chute du chevalier".
Ah, si tu pouvais jeter un coup d´oeil rapide sur ma fic, "Le plan de Ragasta", se serait sympathique, j´ai un peu l´impression de poster que pour deux personnes^^.
j´écris le premier chapitre
Chapitre 2: Le souffle de la mort
Garridan observait le ciel azuré avec inquiétude, en espérant voir arriver un nuage pluvieux, mais seul le bruit du vent sec et des grillons parvenait jusque là, et il ne voyait que de la terre aride et un ciel vierge, comme tout les jours depuis deux mois. Il était là, à pousser des soupirs de tristesse à la vue de ce chaos.
Il scrutait aussi le village avec attention du haut de sa tour, regardant les faits et gestes des habitants, cette vue lui était insupportable. Il se retourna et rentra dans sa frêle demeure, dévalant lentement des escaliers sinueux en accordéon de son pas lourd.
Son écuyer, Ulin, continuait de regarder le ciel, au loin les hautes montagnes de Jerrall dessinaient des contre forts impressionnant et inaccessible. De leur majesté, ils défiaient tout attaquant de franchir leurs pentes ardues, leur chemin sinueux et d’autres pièges encore.
- Cesse donc de regarder le ciel, aucune goutte ne va tomber, pour aujourd’hui en tout cas. Soupira Garridan qui posa une main amicale sur l’épaule de son écuyer.
- Le ciel est encore bleu, comme tous les jours. Murmura le jeune Ulin qui ne semblait pas écouter les mots de Garridan.
Garridan se tenait droit, le regard fixe et perdu dans ses pensées mais un violent cri l’arracha de sa réflexion, c’était une voix de femme qui avait crié.
- Qu’est-ce que c’était ? Demandant le jeune écuyer, paniqué par ce cri.
Tous deux dévalèrent les escaliers, faillirent trébucher deux, trois fois mais arrivèrent en entier en bas. Ils ouvrirent la pente, et arrivèrent un instant plus tard au centre du village.
La foule s’était amassée autour d’une femme. Elle était par terre, agenouillé, à pleurer toute les larmes du monde, personne ne réagissait, tétanisés par la peur et la misère du moment.
- Qu’est-il arrivé ? Demanda Garridan sur un ton sec et impétueux, scrutant un à un les personnes de la foule qui semblait baisser le regard en contact avec Garridan.
- Mon fils est MORT ! Mon fils est mort, il n’avait que neuf hivers et il est mort. Pourquoi un tel sort ? Criait la femme qui s’était relevé pour dire au monde entier sa tristesse.
Puis elle retomba au sol, dans un grand fracas, se brisant un poignet mais ne semblait guère l’attentionner, la tristesse prenait le dessus sur la douleur.
- Bon, ramenez là chez elle. Gronda Garridan, pointant deux hommes de forte carrure pour leur assigner cette tâche.
Les deux hommes s’exécutèrent, prirent la femme par les jambes et par les mains et l’amenèrent chez elle, une coquette maisonnette gardé par deux chiens, enfin du moins il y a un mois, avant qu’il ne passe dans leur assiette pour assouvir la faim de leur estomac.
La foule restait en bloc au milieu de la place, observant la scène et les rumeurs commençaient à fuser, de petites conversations s’animaient dans le tas. Garridan voulut mettre un terme à cette scène.
- Très bien, maintenant, rentrez chez vous et attendez la distribution quotidienne qui aura lieu dans une heure, c’est le mieux que vous pouvez faire. Plus tard, j’irai questionner Rosaline pour savoir ce qui s’est vraiment passé pour son fils, Rusa. Et je demande à ce que toutes les rumeurs se taisent pour ne pas entraver le village de quelconques mensonges.
La foule se dissipa juste après le discourt de Garridan, chacun rentré chez lui, les portes claquèrent une à une, le village à présent désert et seul le bruit du vent parvenait aux tympans de Garridan, au milieu de la place régnait un silence mortuaire, la fontaine qui autrefois coulait à flots, n’est plus qu’une ruine, asséché dont l’embrasure du conduit ne déversait plus que du sable. Une broussaille de buisson épineux roula au milieu de la place avant de disparaître derrière la façade d’une maison.
- Maintenant rentrons et allons préparer la distribution, en espérant qu’il reste assez de nourriture dans le silo et un peu d’eau dans le réservoir, et quel ne soit pas trop croupie. Murmura Garridan, scrutant une dernière fois le village avant de grimper la colline du donjon.
L’ascension fut lente, le soleil commençait à approcher de son zénith et la chaleur qui s’en émanait devenait de plus en plus insoutenable, l’impression d’être écrasé sur le sol par un marteau. Le donjon, droit devant, s’élevait au fur et à mesure, témoignant de la majesté passé du peuple Ayléide et qui n’est plus qu’une frêle et timide tour.
Au plus du ciel, deux ombres tournoyaient, faisant des huit ou plutôt deux ronds collés l’un à l’autres. C’était deux corbeaux, leurs coassements fugaces et rageurs, argumentés cette hypothèse.
Il avait dut être attirés vers nous, sentant la charogne à prés de dix kilomètres, la situation était dramatique pour que des corbeaux viennent guetter notre village dans l’attente que la caresse de la mort vienne encore frapper un faible. Farmantle Glens était vraiment frapper d’un mauvais sort et une solution devait être vite trouvée.
Les deux hommes rentrèrent dans leur donjon, froid et sombre, se dirigeant d’un pas hâtif vers les réserves de nourriture.
vous en pensez quoi?
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Joliment écrit.
merci,
j´ai lu le prologue de ta fic, et j´avoue je ne m´attendais pas du tout à des nécromans, j´aime bien ![]()
Merci bien.
Chapitre3 : La réserve
Ils se hâtèrent d’atteindre la salle des réserves qui n’étaient plus qu’à un corridor, leur course effrénée leur avait donné une soif qui déchirait leur gorge. Au loin, la porte de la réserve se décline, grande, majestueuse malgré la moisissure qui l’a envahit au fil des siècles. Ils ralentirent leur pas, haletant comme deux chevaux après un long galop, Garridan saisit l’anneau de la porte et tira un coup sec ; La porte s’ouvrit lentement, dans un grincement audible, éparpillant sur les deux hommes un nuage de poussière brunâtre.
Une grande salle apparut devant eux, grande mais vide. Il ne restait plus qu’une dizaine de tonneau de nourriture, juste pour tenir une semaine encore, alors que l’hiver est dans un mois et qu’il dure dans ces régions près de cinq mois.
Garridan soupira en voyant une telle chose, puis il arpenta les quelques marches qui dévalaient jusqu’à la salle. Les pas des deux hommes étaient lourd, lents, comme s’il découvrait quelque chose, juste une salle presque vide parsemé de tonneaux et de caisse qui autrefois fois foisonnés de nourriture, toute plus succulente les unes que les autres.
- Il n’y a même plus de rats dans la salle, il faudra se passer de rat pour vivre. Murmura le jeune écuyer qui scrutait inlassablement les coins de la pièce à la recherche d’une moindre souris ou un brin de leur queue frétillante.
Garridan avança d’un pas et tira un tonneau vers lui pour ne voir le contenu, seul une tomate pourries garnissait le fond, il la saisit et y croqua dedans avec écœurement, mais il devait la goûter pour savoir si elle pouvait encore être mangeable. Il la mit dans le sac satisfait qu’il y ait au moins une chose à donner au villageois mais sa crainte n’avait cependant pas disparut.
Pour cela, Garridan avait un cœur noble, même s’il était aussi affamé que son peuple, il partagé avec joie, les vivres de sa réserve.
- Va voir ces tonneaux là, je m’occupe de ceux au fond, apporte tout ce que tu trouve comme nourriture…Ah et tiens t’auras besoins de ça pour ta cueillette. S’exclama le pieux chevalier tout en laçant un sac en soie à son jeune écuyer.
Et tout deux, partirent dans un coin de la salle, cherchant la moindre nourriture à donner aux villageois.
Ulin renversa une caisse pour faire tomber son contenu, un nuage de poussière s’éleva à la sortie de la caisse. Juste de la poussière, Ulin remit la caisse droite et poussa un soupire de désespoir avant de reprendre ses recherches.
Ce fut un peu plus brillant pour Garridan qui en faisant tomber accidentellement un tonneau, découvrit un sac caché contre le mur. Il s’en saisit et l’ouvrit, il vit avec ravissement son contenu. Il y avait deux carottes, dix quignons de pain, rassis mais c’est toujours ça, une bonne quarantaine de mûres, une courge, trois tomates, bien grosse et encore assez mûre pour mettre l’eau à la bouche des habitants et pour finir, une jarre contenant de l’eau, et de la bonne eau en plus, presque limpide, pas comme ces eaux qui croupissent au fond du réservoir et qui donnent tout un tas de maladies.
- J’ai trouvé de la nourriture pour quelques jours, viens voir, on va trier pour savoir quels sont les besoins de la journée. S’exclama t-il, ravi de sa découverte et d’imaginer la tête des habitants quand ils verraient ses quelques victuailles.
Le jeune Ulin laissa tomber sa recherche, laissant tomber un oignon dans un tonneau, il rejoignit Garridan avec agilité, se faufilant entre les tonneaux comme un acrobate.
- En effet, c’est une belle récolte, bon trions tout ça.
Garridan sortis une à une les produits du sac et les posa délicatement sur une table quelque peu poussiéreuse et commença à méditer sur les besoins d’aujourd’hui.
- Très bien, sur les dix quignons de pains, on en prend quatre, ensuite une carotte. Déclama t-il tout en saisissant les produits dans sa paume.
Il mit les six quignons de pain dans un sac, puis s’ensuivit de l’unique carotte qui restait, il se repencha au dessus de la table et se gratta le menton en guise de réflexion.
Le jeune écuyer regardait faire son maître, il n’osait pas intervenir de peur de l’embrouiller, puis il vit qu’il cherchait désespérément, il se permit de tendre la main en direction des victuailles, ce qui attira l’attention de son maître qui regardait d’un air pensif son gestes.
- Alors, je prends quatorze mûres, s’ils les coupent en quatre, ça pourra nourrir tout le village, ensuite la courge.
Il dégaina son épée courte et coupa la courge au niveau de son tiers, puis il mit l’autre bout dans le sac de réserve avec délicatesse. Durant une bonne dizaine de minutes, il découpa le bout de courge en soixante dix part à peu prés égale. S’en suivit des trois tomates, il la prit deux dans ses paumes et les mis dans le sac de réserve, il prit son épée et coupa la tomate en deux, il prit une moitié et la mit dans le sac avant de le refermer en faisant quelques tours avec une vieille ficelle.
- Voila, les victuailles d’aujourd’hui, elles seront bien suffisante pour le village, à condition qu’il respecte les doses.
Garridan saisit l’épaule de son jeune écuyer et lui adressa un sourire amical.
- Merci de ton aide, allons apporter la nourriture au village. Murmura t-il.
Garridan déroula un sac en soie qui trainait sur une caisse et le déroula, puis il mit les quatre quignons, des quatorze mûres, du morceau de courge et de la carotte. Il mit le sac sur son épaule.
- Et pour l’eau ? Demanda le jeune Ulin qui regardait la jarre pleine d’eau.
Garridan attrapa une gourde qui était accroché sur sa ceinture et la lança sur l’écuyer qui l’a pris en vol.
Il prit la jarre et versa l’eau jusqu’à remplir la gourde à ras bord, il la ferma avec le bouchon et l’accrocha à sa ceinture.
vous en pensez quoi?
C´est sympa, mais si il coupe une tomate en deux, ça gicle pas de partout?
Nouvelle partie sur ma Fic.
ok, ben on va dire que c´ets en délicatesse, et jen´ai pas penser à décrire à ce point là
Chapitre3: La distribution
Le père Juliano se tenait droit et fier sur le pas de sa chapelle, les bras croisés, il regardait attentivement le donjon, en attendant que la porte s’ouvre, signe que la distribution allait commencer. Il avait un visage noble et fier, les yeux en amande et le nez aquilin lui donné un petit air rusé, mais de suite lorsqu’on voyait sa barbe brune, l’aspect du sage reprenait le dessus. Sa robe brunâtre et poussiéreuse flottait docilement au gré du vent, et une cordelette qui tenait les pans de sa robe pendait jusqu’à son genoux. Le père Juliano était un bon érudit.
Depuis son plus jeune, il s’était intéressé au culte des Divins, et semblait avoir une affinité pour la bonté et la miséricorde de Mara, il voua sa chair et son sang au nom de Mara, il était plonger au plus profond dans ses prières et lorsqu’on mentionné le nom de « Mara », il admettait toujours qu’il s’agissait de la plus miséricordieuse des Aedras. Il était fier de ce qu’il était devenu.
Et lorsque qu’il arriva dans le village, dix ans avant Garridan, il avait éradiqué une épidémie qui sévissait depuis des semaines sur Farmantle Glens.
Se sentant en bonne compagnie dans ce village, il décida de s’installer et de bâtir une petite chapelle louant Mara avec tant d’étreinte et de passion.
Il est beaucoup aimé des habitants et bien sûr, il n’en tire aucune fierté, préférant faire ses tâches quotidienne, s’occupait de la chapelle, prié au nom de Mara et faire les deux messes quotidiennes, toujours avec passion et bonheur, plutôt qu’allait se pavanait en roi et sauveur au milieu des ruelles.
Ce n’est que lorsqu’il nous vient arriver, qu’il se décida à bouger, il fit volte-face et entra à l’intérieur de la chapelle, quelques secondes plus tard, les sons des cloches sonnèrent, dégageant une envolée de tourterelles qui semblaient apeuré par ce vacarme.
- Le père Juliano a sonnée la distribution, hâtons-nous Ulin. Murmura Garridan, la voix haletante par la longue course vers le village.
Peu à peu les portes des maisons s’ouvrirent, et comme tous les jours, ce furent les enfants qui sortirent les premiers, braillant et courant dans tous les sens, ou bien jouant au chevalier avec un bout de bois entre eux et tous voulait être Garridan pour sauver la petite Lilia, qui joué avec plaisir le rôle de la princesse.
Puis s’ensuivit des parents, l’atmosphère sembla devenir plus obscur et plus terne, la mine des parents, abattus et fragiles dévoilait toute l’intensité de la misère qui régnait ici, ils marchaient tel des zombies au milieu des ruelles, le visage renfloué vers le bas, accrochant à leur besace un sac pour rapporter leur maigre repas auprès de leur progéniture.
Le père Juliano vint à la rencontre des deux hommes, seul lui semblait encore en forme par rapport au autre habitant, ses cheveux était encore propre, son visage lisse et propre et sa robe gardait un peu de sa beauté d’origine, dut sans doute à sa passion pour Mara, peut être est-il béni.
- Qu’avez-vous pour aujourd’hui ? La situation empire, regardez les, ils sont épuisés, ils n’en peuvent plus, nous devons trouver une solution. Il y a une heure, nous avons trouvé un vieillard mort, non loin d’ici dans un champ, il était devenu fou et disait qu’il jardinait ses carottes et qu’on devait le laisser tranquille, puis il s’est évanoui et ne s’est plus relevé, on enterrera le corps en même temps que le petit, il ne faut pas prendre de risque sanitaire, la misère est déjà accablante pour les villageois. Murmura t-il, le regard accablé par tant de misère et de tristesse, il ne parvint pas à contenir ses larmes en voyant la longue procession de villageois épuisés.
Garridan arriva devant lui et lui adressa un sourire amical, puis il laissa échapper un gloussement de rire, quelque chose qui n’était plus arrivé depuis bien longtemps, depuis le début de la sécheresse et lui tendit le sac.
Le père Juliano saisit le sac dans sa main et l’ouvrit, il fut frapper de stupeur en voyant les délicieux produits qui ornaient l’intérieur du sac, il le referma et regarda Garridan d’un air abasourdi.
- Ou as-tu trouvé ça ? Ne réponds pas, les habitants ont faim, ne retardons pas leur ration quotidienne, en tout cas c’est merveilleux, ça va nous faire du bien un peu de nourriture comestible et surtout fraiche. Je te remercie Garridan, je te remercie de ne pas les abandonner, ils n’ont plus que toi et ils ont mis tout leur espoir sur tes épaules.
Le père Juliano rendit le sac à Garridan et entama sa marche en direction du bureau qui servait au ravitaillement. S’ensuivit de Garridan qui posa le sac et déversa son contenu sur le bureau, un bruit de stupeur s’ébranla de la foule, les gens avait repris une teinte plus naturelle rien qu’à la vue de ces mets, certains avait souris, ils se regardaient les uns les autres.
Un à un les gens prirent leur ration, les mettant dans une besace avant de remercier Garrdian et le père Juliano et sen allèrent, pour rentrer chez eux et nourrir leur progéniture de leur ration.
- Maman ? Maman !! Maman !! Réveille toi, ce n’est pas l’heure de dormir, au secours !! Cria un petit qui enlacé sa mère couché par terre, sur le sol sec et aride, couvert de poussière.
La mère était étendue par terre, et une foule ne tarda pas à se former autour, Garridan et le père arrivèrent vite sur les lieux. Juliano tâta le pouls de la femme, son visage s’attrista, puis il se tourna vers Garridan, puis il balança sa tête de gauche à droite en signe de « non », une larme roula sur sa joue, et d’un coup de main sur le visage hautain, il referma les paupières avant d’adresser un signe religieux sur le défunt.
- Faites partir le petit, je ne veux pas qu’il voit ça, chargez vous en. Gronda Garridan essayant de camoufler sa colère au plus profond de lui.
Un homme de forte carrure prit le garçon par la taille et le mit sur son épaule, puis il abaissa sa tête devant Garridan et s’en alla.
Le père Juliano s’approcha de moi, la mine grave, il ne voulait que personne nous entende.
- Venez avec moi dans la chapelle, j’ai à vous parler. Murmura t’il avant de se retourner et d’entrer dans la chapelle avant d’adresser un dernier regard dehors.
Garridan fit signe à son jeune écuyer de regagner le donjon, puis il s’assura que personne ne le regardé et se glissa dans la chapelle par l’embrasure de la porte entrouverte.
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