L´approche.
Partie à l´aube, je décidais de marcher le plus droit possible vers l´ouest en en me référant au soleil jusqu´à ce que je tombe sur un cours d´eau. Puis le suivre vers l´aval pour ainsi tomber sur une cité. De là me renseigner et chercher un but. Je ne voulais pas rester sur place à ne rien faire, sinon j´aurais bien pu rester sur ma montagne.
Je marchais toute la journée sans rencontrer âme qui vive, apercevant seulement de ci de là des traces de gibier. Sur les coups de midi, je m´arretais près d´un arbre pour manger un morceau et me reposer un peu. Avisant les hautes branches qui m´avait servi de parasol le temps de me restaurer, j´y grimpais, me calais dans un creux naturel, vérifiais que je ne puisse pas tomber, et m´endormi.
Tout du moins je l´aurais voulu. Mais je n´y parvins pas. Idées, doutes, supposition me trottaient dans la tête. Pourquoi l´Etre m´avait-il abandonner? Comment faire pour que je sois accepter dans la société, nouvelle pour moi, où je me rendais? Quelle tâche accomplir là-bas? Trouverais-je ces campements´ "entourés d´une barrière épaisse de pierre montant très haut", comme me les avait décrits l´Ermite. Et si il m´avait menti? Si les malfaisant "daedras" avaient vaincu, et qu´il vivait ainsi pour cette raison? Renonçant à plonger dans le someil, je descendis en soupirant. M´appretant à me mettre en route, je fis une verification de mon équipement. Trois besaces d´eau de source, quelques fruits et un peu de viande fumé; un nécessaire contenant de l´amadou, du silex et de la marcassite pour le feu; une tenue compléte en cuir, brassards inclus, hormis le casque; un arc en fer forgé et une vingtaine de flèches en acier pour la chasse; une épée en argent, gardé pour l´entrainement en plus de la lame du marteau personnels de l´Etre; ainsi que la totalité du matériel alchimique. De ce dernier, je ne savais pas me servir, mais je comptais bien apprendre. Plus d´une fois, Il m´avait soigné d´une vilaine grippe ou angine, en concotant quelques potions grâce à des fleurs, matières animales, végétales que lui seul connaisait.
Après quelques kilomètres, je tombais sur des traces que je ne connaisais que trop bien: une colonie de goblin.
Etant petite, je me suis une fois aventuré trop loin dans la foret et m´étais fait capturé par une bande de ces ignobles créatures. Je ne savais que faire, appeuré et désorienté, mes maigres pouvoirs à peine apparu (c´est à peine si j´avaias atteint l´age de dix ans) et non encore maitrisé. C´est alors que, encerclée, le chef goblin allait procédé à ma mise à mort qu´une flèche, dans un sifflement feutré, lui transperça la gorge. Le projectile devait être enchanté, car une lueur mauve nimba l´horreur, et elle fut aussitôt transformé en reste calciné. Une atroce odeur de chair brulé monta du tas de cendre. Les monstres survivant cherchaient vainement d´où été parti le trait, une lueur de peur dans leurs yeux bovins. Soudain, dans une fumée verdatre, l´Etre apparu, derriere la chaman et, d´un coup de poignard, lui fit sauter la tête. Dans un éclair noir, il se glissa entre deux soldats gobs, en éventra un, puis se baissant, faucha les jambes du deuxième. Pendant qu´il l´achevait. Les survivants s´était regroupés et se préparaient à faire payer aux prix forts l´intrusion de cet étranger apportant la mort. L´Ermite rengaina son arme. Puis saisi dans son dos un immense francisque. Les goblins se recroquvillèrent. Pointant un doigt ganté de noir, mon sauveur désigna la petite troupe. Un forme apparut alors. Puis s´affina. Une chose d´allure humanoide, à la peau couleur de cendre, parcouru d´arabesque de nuit et sur laquelle brillaient des yeux pareils à deux morceaux de braise, dont seul la tête était visible. Son front était pourvu de corne, et ses cheveux, relié derrière sa tête par un noeud, avaient la couleur de la terre. Il portait une armure faite d´un métal que je ne connaissais pas, rouge sang, et pourvu de décoration tout en pointes, piques et lames. Il tenait dans ses mains un marteau de guerre en même métal. Terrible, la chose hurla dans une langue que je ne connaissais pas, d´une voix de tonnerre et chargea à la vitesse de la foudre. Pourtant avant même qu´il atteigne le premier des goblins, maintenant réduit à l´état de flaque tremblottante par la peur, mon maitre en avait déjà foudroyé un sur place et était déjà arrivé au contact, fauchant le premier peau verte d´un vaste mouvement circulaire. Le reste, je m´abstenais de le regarder, profitant malheuresement des sons, qui me suivirent pendant quelques moi dans mes cauchemars. Des gargouillis, hurlements, borogyme et autres cris me poursuivaient.
Je serais devenu folle sans l´aide de quelques potions soigneusement préparées. J´appris ensuite quelle fut la chose invoquée: un seigneur daedra. Maitrisé, et donc notre allié, c´était un atout précieux sur le champ de bataille et les situations perilleuses.
Evitant donc ce repaire à mauvais souvenir, je le contournais. Tous le reste de la journée je marchais. Trouvant une rivière, je la suivis vers l´aval. C´est alors que je vis quelque chose qui dépassait mon imagination. Un mur de pierre immense, au moins le double des plus hauts arbre alentour. Je me demandais bien qui avait pu réaliser cette oeuvre de Titan. J´en étais encore loin, et je la distinguais nettement au dessus de la cîme des arbres. Les ruines de mon peuple ne m´avait en rien préparé à ça. Les rares murs resté debout étaient blanc, presque lumineux, et frêle comme un jeune arbre. Eberluée, je décidais de prendre mon repas composé de crabes agacants qui ne comprenaient pas que leurs pinces ne leur serviraient à rien.
Après cette colation, je me postais dans un buisson près du grand sentier pavé, heuresement vide de toutes fréquentations. Mais j´apercus quelqu´un, vetu d´une tenue brillante qui réfléchissais les derniers rayons de soleils. Un drap marron passé sur la cuirasse, en ternissait l´éclat. Il portait au bras un rond en fer avec le même emblème que sur le tronc. Il se tenait près d´une gigantesque arche faite en bois et presque aussi imposante que la barricade de pierre. Je devinais que cela devait être l´entrée. Prenant mon courage à deux mains, je soufflais un coup et sortis du buisson. Tremblante, mais résolue, j´avançais vers l´homme qui me regardait avec curiosité.
M´etant aperçu que c´était beaucoup trop en bloc, la revoici poster correctement.