Je ne vois rien et n’entend rien. Tout autour de moi est d’un noir profond, puis brusquement, un bruit arrive jusqu´à mes oreilles, un grondement sourd, je sens que le sol tremble en dessous de moi. J’ouvre les yeux. Je suis assis sur une pierre, le ciel au dessus de moi est d’un rouge sang. Je me retourne. Deux gigantesques griffes semblent sortir du sol, entre elles se trouve une espèce de paroi orange ondulant comme de l’eau tel un œil démoniaque. Un mot me vient à l’esprit : Oblivion. Je tends l’oreille, les grondements derrière moi se sont apaisés, je me retourne. Une gigantesque silhouette se détache dans la brume rougeâtre, le brouillard se dissipe, La créature ouvre la bouche.
- Tu vas mourir ! dit-elle d’une voix d’outre tombe.
Journal d’un bandit
Chapitre IV : Trahison
- Nooooooooooon !
- Roknar ! Dit une voix lointaine. Réveille toi !
Celui-ci ouvrit les yeux, il se trouvait dans une pièce sans fenêtres éclairée par une chandelle, il était allongé sur un tas de paille malodorant, Giroll se tenait devant lui l’air affolé
- Hé toi. Dit un garde de derrière une grille. Tait toi tu veux ? Tu n’es pas aussi précieux que ton petit camarade.
Le premier réflexe de Roknar fut d’attraper sa claymore, qui n’était plus dans son fourreau.
- Ferme la fils de troll ! Grogna Giroll. Si je n’étais pas attaché…
En effet, Roknar remarqua qu’il avait des fer au pieds
- Tu quoi ? Intervint un deuxième garde. Tu lui soufflerais à la figure ? Ne t’inquiète pas à mon avis c’est ici que va s’achever ta vie.
Les deux gardes s’esclaffèrent.
- Je t’arracherai le cœur a coups de griffes bien avant ! Feula Giroll
Les gardes rirent à nouveau
- Tu te crois peut être très fort petit Khajiit. Dit doucement le garde. Mais tu fera moins le fier quand tu verra ce que t’a réservé le conte.
Giroll ne répondit rien et se tourna vers Roknar
- Tu te sens bien ? Lui demanda-t-il. Tu criait tout à…
- Où sommes nous ? Le coupa Roknar.
- Les cachots du palais impérial, juste après t’avoir assommé, ils nous on jetés dans un chariot et nous on amené ici. Répondit Giroll à voix basse.
- Où est Vodrr ?
- Tu le sauras bientôt. Dit une voix sifflante qu’il connaissait bien.
Sircan se tenait là adossé contre un mur à côté des gardes.
- Laissez nous. Leur dit il
- Ils s’inclinèrent et sortirent
- SALE TRAITRE ! Rugit Roknar. TU NOUS AS VENDUS SALE FILS DE GOBELIN, JE TE TUERAI, TU MOURRAS DE MA MAIN !
Pendant que Roknar traitait Sircan de tous les noms Giroll le regardait, ce n’était plus le petit Bosmer habillé de haillons qui les regardait. Il avait la tête haute, les cheveux soigneusement coiffés et était vêtu d’une armure de la légion impériale.
- Où est Vodrr bosmer ! Lança-t-il assez fort pour couvrir les rugissements de Rage de Roknar
- Vous allez le rejoindre répondit calmement Sircan. L’empereur souhaite vous parler.
Roknar s’interrompit brusquement.
L’empereur ? dit-il la voix chargé de mépris. Et pourquoi pas les neufs pendant que tu y es.
Sircan ne répondit rien. Il se contenta de faire signe à un garde qui venait d’entrer d’ouvrir la porte. Il rentra dans la cellule et s’approcha de Roknar. Il le plaqua au mur d’une main, de l’autre il sortit une petite dague dwemer de sa ceinture et en plaqua la lame contre la gorge de Roknar.
- Avise toi encore une seule fois de me parler sur ce ton et ce sera la dernière erreur que tu commettra Khajiit. Lui chuchota-t-il.
Roknar ne comprenait pas comment, ce misérable bosmer à la carrure de ver de vase pouvait le maîtriser d’une seule main.
- J’espère que je me suis bien fait comprendre. Dit Sircan.
Pendant que celui-ci parlait, Roknar le regarda, ses yeux étaient rouges et injectés de sang, de longues canines sortaient de sa bouche.