Beaucoup de gens parlent de massacres, d’assassinats, de tueries. Ils disent tous que les morts sont nombreux, et que les corps sont déchiquetés, broyés, ou même pire. Oui, beaucoup de gens savent çà. Mais peu savent, que n’importe quel corps, du noble au mendiant, et amené dans un coin isolé de la prison, la morgue. Les corps y sont triés, avant d’être embaumé, brûlé, ou même volé par des nécromanciens. Cette partie de la prison était la plus horrible. Des corps partout, et certains, n’étaient pas très…beaux. J’y avais vraiment échappé bel. Ah ! Ce capitaine, à l’heure qu’il est, doit être bien fier de lui ! Heureusement que je connaissais ce vieux truc, qu’utilisaient les magiciens dunmers. Encore une fois, la plupart des honnêtes citoyens connaissent les vertus du sort de respiration amphibie. Mais encore moins de monde savent que, lancer sur soi même, quand on n’est pas dans l’eau, il provoque l’effet inverse. La respiration se bloque, et le sujet est « mort » pendant le temps du sort. Une fois l’effet estompé, l’homme revient à la vie, comme par enchantement. Je me levai de ce qui semblait être un cercueil. J’étais bien à la morgue. Endroit sinistre. Contrairement au reste du bâtiment, le lieu était très lumineux. Ces gardes n’ont vraiment aucune bonne idée. Le seul endroit où l’on voudrait en voir le moins possible, et éclairait d’une lumière vive. Des corps partout, on ne m’avait pas menti sur le lieu ! J’aperçu la porte. Je posai ma main sur la poignée, et tournai. J’avais une chance sur deux que la pièce dans laquelle j’allais rentré soit remplie de gardes. Et bien ce jour là, j’aurais dû jouer au bonneteau. En effet, j’étais seul dans la pièce. En même temps, j’aurais du m’en douter. Qui serait assez stupide pour envoyer des gardes surveillait la « morgue ». C’était vraiment l’endroit le moins dangereux. Jusqu´à aujourd’hui en tout cas. Après avoir parcouru de nombreuses pièces, je vit enfin la porte de sortie, tout du moins ce qui semblait l’être. J’ouvris avec la clé, que je récupérai sur une table proche. Et malheureusement, je n’était pas dehors, mais dedans, et plus que jamais. Je me trouvai dans une cellule privée, pour ne pas dire isoler.
J’aperçu au fond de la cellule, un dunmer. Il se leva en me voyant. Il s’adressa alors à moi, en chuchotant :
-Hé, vous. Vous venez pour me libérer ? Génial ! Dites-moi, qui vous envoi ? Si c’est Dran, dites-lui que je ne pensai pas les 50 derniers mots que j’ai pu lui dire !
Ses paroles m’énervaient, et c’est avec un certain plaisir que je refermai la porte, tout en écoutant ses cris. Je n’avais pas de soucis à me faire sur le bruit. Sa cellule avait une isolation sonore. Il devait sûrement avoir l’habitude d’hurler, et les gardes avaient trouvé la parade. Ce prisonnier serait sûrement transféré dans une capitale, là au moins, ils ont des moyens pour faire taire. En m’éloignant de sa cellule, j’aperçu une plaque que je n’avais pas remarqué : « cellule isolé numéro XIII, Valen Dreth ».
Je trouvai finalement la sortie. En sortant, je fus pris de stupeur. En effet je n’étais plus a balmora. Je me trouvai dans la cour d’un château, mais pas un château comme les autres. C’était le château de Longsanglot, bien que « palais », me semblait plus approprié. Je contemplai pendant un certain moment l’endroit, quand un garde me remarqua, et s’approcha. Je n’y pensais plus, mais j’avais toujours mes habits de prisonnier. Il me lança d’un air supérieur :
-D’où venais vous étranger ?
Ah ! On reconnaissait vraiment morrowind…J’étais dunmer, lui aussi, mais il m’appelait tout de même « étranger »…
Je lui rétorquai que j’étais un touriste arrivant tout droit de coeurébene. Bien que sa tête soit cachée par un hameau, j’arrivai à percevoir son air déçu. Il aurait certainement aimé me décapiter avec sa toute nouvelle épée. Une autre personne m’interpella alors :
-Hé ! Psss…Vous m’avez l’air d’un fier aventurier.
Quelle hypocrisie ! Je portais des habits qu’un mendiant aurait refusé, je n’avais pas d’arme, et lui me disait que j’avais l’air d’un aventurier ! Un fier en plus…Nul doute qu’il avait besoin d’un service, et pas du genre légal.
-Je…je ne sais pas comment vous ça…je m’appelle Andromède Calcarète, je suis chercheur chez la guilde des mages. Je…comment dire…j’ai eu un petit différent avec un…collègue. Ou plutôt un ancien collègue…
Il sortie alors une fiole de sa poche intérieure, et en avala tout le contenu. Il prit alors un air sur de lui. C’était sûrement une potion d’assurance.
-Bon, voilà toute l’histoire. Mon ancien ami et collègue, qui se nomme Markus Ledromas, m’a volé mes recherches. Il va devenir très riche grâce à MON travail. Je veux récupérer le fruit de mes longues heures de besognes. Mais le problème, c’est qu’il va porter plainte si l’on lui vole et…
Je le repris :
-ON ?
-euh oui, je vais y venir. Je disais donc, pour éviter sa plainte à la garde impériale, je vois une solution…le meurtre.
Je n’étais qu’à demi étonné. Je lui demandai combien il était prêt à payer.
-Je payerais le prix fort ! Disons…5000 septims ?
5000 ! Je savais que j’aurais besoin de cet argent, pour quitter longsanglot, il n’y a q’un moyen, la téléportation. Et je devais partir pour échapper à l’éventuelle tentative de meurtre de cette secte.
Mais voilà, pour obtenir le gros lot, il fallait ôter la vie, couper le fil, mettre fin à l’existence, faire couler le sang, en un mot…tuer. Je n’avais fait ça qu’une fois dans mon existence. Et c’était un accident. « C’était délibéré ». Cette pensée me vînt. Mais c’était faux !
C’était un ACCIDENT ! « Délibéré », « plaisir », « fier », tous ces mots me hantaient. D’ailleurs, qui avais-je tué ? Je ne m’en rappelle même plus…