Ca y est, je vous en envoie un autre !
Episode 6
Ils restèrent trois jours sur place et apprirent du même coup à se connaître. Même si il ne voulait pas l’avouer, Karn appréciait Ariana ; elle était courageuse, intelligente et, chose qu’il n’aurait jamais osé penser auparavant, plutôt belle. Ariana, quand à elle, avait déjà entendu parler de Karn par Druss et savait que ce dernier avait beaucoup d’affection pour le jeune orc. Elle commençait à comprendre pourquoi. Si elle ne l’avait pas rencontré blessé, elle se serait certainement dit qu’il était invincible : il se dégageait une telle puissance canalisée de lui que c’en était troublant. De plus, sous ses airs bourrus, elle devinait qu’il avait un cœur d’or.
Leur voyage jusqu’à Chorrol ne se fit pas sans anicroche mais il permit à Karn de finir de guérir et de se rendre compte qu’Ariana était une chasseuse hors pair et qu’elle maitrisait l’arc à la perfection. Les quelques bandits qu’ils rencontrèrent en firent les frais.
Arrivés à Chorrol, Ils allèrent prendre deux chambres au xxxxxxxxx et descendirent au bar pour vider quelques pintes.
- Alors ? Elle est ou cette planque ?
- En fait, elle n’est pas à Chorrol même. Je sais seulement que c’est dans une grotte au Sud Est.
- Je peux savoir comment tu sais ça ?
- Disons que les hommes de Goran parlent plus facilement sur l’oreiller que sous la torture.
- Et tu n’as pas eu d’infos plus précises ? Tu ne dois pas être un très bon coup !
Ariana recracha d’un coup la gorgée qu’elle était en train de boire.
Alors qu’elle allait commencer à s’énerver, elle sourit puis se leva. Elle s’approcha de Karn jusqu’à se coller à lui.
- Tu veux qu’on monte vérifier ça tout de suite ? lui chuchota-t-elle à l’oreille tout en approchant sa main de l’entrejambe de Karn.
Ce dernier sursauta et fit tomber sa chaise en se levant d’un bond.
- Berk ! Ne me touches pas !
- Tu n’as jamais couché avec une humaine, je me trompe ?
-Non, tu as raison, il manquerait plus que ça !!
Ariana retourna s’asseoir et demanda une nouvelle pinte.
- Je vais aller faire un tour en ville pour voir mes contacts. Ils pourraient avoir des renseignements plus frais.
- Je viens avec toi.
- Non, hors de question, mes contacts sont des gens qui préfèrent la discrétion. Je vais y aller seule. Ne t’inquiète pas, je sais me défendre.
- Je ne m’inquiète pas pour toi, mais plutôt pour les pauvres gars qui pourraient avoir l’idée de te draguer.
- Tu es d’un drôle. Allez, j’y vais.
Elle quitta l’auberge et Karn quand à lui, il décida d’aller se reposer, ça ne lui ferait pas de mal de passer une bonne nuit dans un vrai lit. Les années qu’il avait passé en tant que bourgeois lui avait fait perdre l’habitude de vivre dans la nature.
Le lendemain, Karn se réveilla en sursaut quand Ariana tambourina à la porte. Elle n’attendit aucune réponse et entra.
- Ca fait une heure que je t’attends en bas !
- Et alors ?
- Laisse tomber. J’ai eu des infos ; Sa planque se trouve dans la mine pillée, c’est tout près d’ici. Habille toi.
Et elle sortit sans attendre de réponse.
Karn s’habilla puis descendit rejoindre Ariana.
- Il faut que tu saches que j’ai horreur qu’on me donne des ordres, ma grande.
- Il va falloir que tu t’y habitues, mon biquet.
Ariana était déjà dehors alors que Karn fulminait toujours sur place après l’avoir entendu l’appeler comme ça.
Les deux compères prirent la route qui conduisait à la mine pillée etralentirent quand ils entendirent des voix.
- Je te dis qu’il doit venir aujourd’hui !
- Mais non,actuellement, il est à Bravil pour voir Talos, le prophète !
Deux Khaijiits se disputaient à l’entrée de la mine et semblaient avoir oublié leur travail de garde. Sans perdre de temps, Ariana sortit deux flèches de son carquois. Les deux gardes étaient morts quelques secondes plus tard, l’un avec une flèche dans la tempe et l’autre, qui s’était alors retourné, une dans le cœur.
Karn, qui n’avait rien vu venir la regarda sérieusement.
Je ne sais pas qui tu es mais je suis près à parier que tu as été une tueuse : on apprend pas à tirer comme ça à la chasse.
Tout en s’approchant de l’entrée, elle lui répliqua :
- Tout dépend de ce qu’on chasse.
Ils s’approchèrent des corps et les fouillèrent. L’un d’eux avait une clé qui leur permit de rentrer dans la mine.
Voilà pour aujourd’hui, je ne sais pas si j’aurai le temps ce week-end, c’est pour ça que j’en ai posté deux aujourd’hui.
Dites moi ce qui vous a plu et ce qui vous plait moins.