Et voila, je poste l´episode 5 ! celui ci et le suivant sont surtout basés sur un dialogue, pour que vous puissiez mieu comprendre l´histoire, et ce qui se passe ;) voila, bonne lecture
5.Anourian dormit d’un sommeil agité, tremblant. Il rêva de nuit, de filles se transformant en tueuses, d’alcool, de douleur. Il avait mal au côté, très mal. Il se rendit compte qu’il était réveillé, lorsqu’il vit autour de lui une pièce à l’ambiance reposante. Les divans étaient d’un vert sombre, et les tentures d’un blanc cassé assez clair. Il se trouvait couché sur un des divans, et scrutait le plafond blanc remplit de feuilles d’or raffinées. Elle l’avait trahie, il ne la connaissait pas bien, mais il avait cru qu’il aurait pu lui faire confiance. Elle avait été bien meilleure que lui sur ce coup qu’il préparait depuis une semaine maintenant. Il jura de toujours rester soupçonneux face aux gens qu’il rencontrerait. Mais allait-il encore rencontrer des gens ? Sa blessure n’était-elle pas trop profonde ? Oui, il lutterait pour survivre. D’ailleurs, en observant sa blessure, il remarqua que l’entaille ne suintait plus, et qu’un liquide bleuâtre avait séché tout autour. Il avait sûrement dû être empoisonné. Il inclina légèrement la tête, ce qui lui demanda un effort considérable, et replongea dans un sommeil tourmenté.
« Anou … Anourian, Anouurrian … des voix silencieuses s’élevaient de l’intérieur de son crâne endolori. Anourian … lumière… Anourian… lumière, vient à moi … Anourian… »
Une tour se dessina dans son subconscient, élancée, une pointe d’argent en son sommet, droit vers le ciel… la nuit, les étoiles, des arbres tout autour, Anourian … Vient à moi … soit la lumière…
« Mon garçon ? Tu te sens bien ? Réveille toi, regarde moi ! »
Encore tout transpirant, Anourian ouvrit les yeux, ce qu’il découvrit le fit sursauter, non de crainte, mais d’admiration. Une femme d’une beauté impressionnante aux longs cheveux roux se tenait debout, à seulement quelques mètres de lui, le regardant d’un air tendre. Malgré son age avancé, Anourian ne pu détacher son regard de cette magnifique femme d’une quarantaine d’hivers. Ses yeux couleur de nuit le scrutaient d’un air attentionné lorsqu’elle déclara : « Tu a du faire un cauchemar, mais ça va allez maintenant, je suis là. »
Elle lui toucha le coté, et une chaleur diffuse se répandis dans sa blessure, et tout autour, bien plus profondément qu’il ne l’aurais cru. La chaleur continua un moment de voyager entre ses côtes, lorsqu’il questionna d’un air méfiant, mais néanmoins pas dépourvu d’admiration : « Qui êtes vous ? Où suis-je, que m’est-il arrivé ? J’ai dormi longtemps ? »
Sa présence lui faisait du bien, car même s’il était inquiet, il ne se sentait pas directement en danger, mais il voulait avoir des réponses. Lorsqu’elle lui répondit, il baissa légèrement la tête, et remarqua une poignée de dague dépassant de la robe vert sombre de la dame. Mais elle n’avait pas l’air hostile, il resta tout de même sur ses gardes, il ne commettrait pas deux fois la même erreur !
« Mon nom est Anthonia Danides, Epouse du Seigneur Thalas Danides, et tu te trouves ici même dans notre demeure, à quelques minutes de l’endroit où je t’ai trouvé. Tu étais endormi dans une ruelle proche d’ici, et je t’ai ramassé, et soigné. Ta blessure n’était pas très profonde, mais j’ai dû usé de toutes mes connaissances en matière de guérison pour te purifier du poison. La personne qui a empoisonné cette dague s’y connaissait, tu peux me faire confiance là dessus ! » De nouveau cette histoire de confiance…
« Mais, comment … Je veux dire vous m’avez trouvé … ? » Il s’interrompit avant de se trahir tout seul, il n’avait pas pu arrivé dans cette ruelle, il était tombé évanoui à l’intérieur du bâtiment.
Elle lui fit un sourire complice, et ajouta un clin d’œil. « Oui, je t’ai bien trouvé dans cette ruelle » Elle accentua le dernier mot de façon tellement exagérée, qu’Anourian sentait qu’elle savait la vérité a son sujet. Mais si cela lui permettait de ne pas se faire capturé par les gardes, autant rester dans les bonnes grâces d’Anthonia. Il ne se trahirait pas lui-même, et le secret de son intrusion nocturne serait gardé, en admettant que la personne si intelligente qui se trouvais devant lui ne révèle rien…