Les intentions de vote se succèdent à un rythme fou qui conditionne beaucoup celui de la campagne. Ainsi, la fin du mois de janvier et le début du mois de février ont vu Ségolène Royal décrocher. Elle perd ainsi 9 points en un mois dans le baromètre d’intentions de vote Ipsos qui la pointe désormais à 23% au premier tour (à un niveau équivalent à celui mesuré à la même époque pour le candidat Jospin soit dit en passant – 22% fin février).
Cette chute brutale caractérise des mouvements nettement plus rapides et imprévisibles que ce que nous pouvions observer dans les campagnes précédentes. Rappelons ainsi que le candidat socialiste n’avait vu son score dans les intentions de vote s’éroder que de 5 points d’octobre 2001 à avril 2002 (de 23% à 18%), et ce d’une manière très douce et régulière…
