C´est très alléchant ce que tu dis là. En effet, American McGee´s Alice (Alice au pays des cauchemars^^) est mon jeu préféré :
https://www.jeuxvideo.com/jeux/0000/00003835.htm
http://alicemcgee.spaces.live.com/
J´adore le mélange féerie enfantine/folie/horreur. Déjà l´ambiance dans le plan d´Oblivion m´avait souvent rappelé Alice. Le thème choisit pour Shivering Isles confirme mon impression.
J’avais d’ailleurs intégré les superbes musiques d’ambiance du jeu Alice dans Oblivion (26 musiques mêlant cris de bébé, boite à musique, mélodie enfantine, bruits d’horloge, etc…le tout d’une rare beauté discordante mais sublime, stressant à souhait, sans doute la meilleure bande son jamais réalisé pour un jeu vidéo, renforçant merveilleusement l’ambiance unique de ce superbe jeu d’action au merveilleux scénario).
En vérité, le sujet de Shivering Isles serait plutôt inspiré de « De l’autre coté du miroir », la suite d’Alice au pays des merveilles écrite par Lewis Carrol. En effet, dans ce livre, le monde que visite Alice est le fruit du rêve du Roi rouge (une pièce d’échec géante).
En tout cas, pour moi qui adore l’ambiance d’American McGee’s Alice et le superbe Oblivion, Shivering Isles est vraiment le jeu à ne pas manquer^^.
On revient enfin à de la vraie fantasy comme dans Morrowind, et le scénario semble vraiment très bon.
PS : Pour ceux qui s´interresserait à Alice (un des meilleurs jeux d´action jamais créé) :
C´est un excellent jeu d´action à la 3eme personne à l´ambiance ultra immersive (il ressemble à Undying par certains cotés, comme l´ambiance et le scenario hyper-développés mais en encore mieux). L´histoire est vraiment passionnante : Alice (c´est un personnage qui a existé, bien que son histoire ne soit pas aussi tragique à ma connaissance) perd sa famille dans l´incendie de sa maison. C´est un peu de sa faute, alors elle culpabilise à mort et ne parle plus pendant 10 ans, sombrant totalement dans la folie. Le medecin qui la soigne à l´asile psychiatrique ou elle est enfermé arrive à la raviver un peu, la faisant accidentellement retomber dans son pays des merveilles. Mais celui-ci, déjà inquiétant au naturel, est devenu franchement horrible. Alice se retrouve plongée dans un interminable cauchemar. Aidé par quelques amis (tels que le lapin blanc borgne, sa peluche ayant perdu un oeil dans l´incendie, et le chat du Cheshire squelettique, le chat d´Alice n´étant plus nourri depuis qu´il a perdu son foyer), elle tentera de monter une résistance contre la reine de cœur et le bredoulocheux (un personnage tiré d´un poeme de lewis carrol qui représente dans le jeu la culpabilité d´Alice), qui règnent en maitre sur le Wonderland , secondés par de sinistres personnages comme le chapelier fou (pour de bon). Les pièces d´échec deviennent folles. La guerre éclate. Il n´y a plus aucune règles (encore moins qu´avant). Alice devra reconquérir sa raison, et anéantir la folie qui l´habite. Armée d´un couteau de boucher et de ses armes-jouets (j´adore ca!), elle massacre des soldats-cartes, pièces d´échecs ou autres snarck (un autre poème de Lewis Carrol).
Le jeu fait référence à toute l´oeuvre de Lewis Carrol. C´est une superbe suite, plus sombre que les livres, mais dans le respect de l´esprit et de l´univers créé par l´auteur. Un jeu d´action original à l´ambiance horreur/pseudo enfantine effrayante et envoûtante.
Les dialogues sont excellents. Les jeux de mots au rendez-vous un peu partout. Comme dans les livre, cela ne se voit pas au premier abord, mais le jeu est extremement riche en profondeur. Les paralleles entre la réalité et le rêve (originalité de cette suite) sont troublants.
Comme dans l´excellent Undying (un jeu d´auteur de la même veine, pas aussi bon, mais presque), on se passionne pour le scénario. On recherche tous les détails, les petits secrets horribles, les jeux de mots et les clins d´œils.
La jouabilité est originale, en particulier grâce aux superbes armes (la montre du chapelier fou bloque le temps, les dés convoquent des démons aléatoirement, etc...). Les armes-jouets sont un concept intéressant (cartes à jouer de lancer coupantes, osselets perforateurs rebondissants déchiquetant la cible, boite à fou sur ressort explosive, etc...).
Le jeu est de plus très maniable, et très bien optimisé pour PC (contrôles entièrement configurables, etc..., ce qui n´est pas le cas dans Oblivion, ou on ne peut pas configurer les raccourcis).
Les graphismes ont vieillis, mais cela ne gêne pas car l´univers représenté est de nature complètement imaginaire et cauchemardesque. Ils remplissent donc parfaitement leur fonction.
Il doit y avoir un film bientot mais je doute qu´il soit à la hauteur du jeu (j´ai peur qu´il n´ait aucun rapport avec ce chef d´oeuvre).
Petite remarque : c´est personnel, mais de tous les jeux auxquels j´ai joué (et j´en connais beaucoups en FPS, RPG et STR), seul Alice et Giants m´ont fait déprimé parce que je les avais fini. Alice est l´oeuvre d´art qui m´a le plus marquée dans ma vie, peut être parce qu´elle est proche de ma psychologie imaginative, de ma tendance à préferer le reve au réel. Mais bon, même sans adorer à ce point, c´est un excellent jeu que je conseille à tout ceux qui font preuve d´ouverture d´esprit.
Je conseille donc ce jeu à ceux qui aiment les jeux d´action dotés d´une ambiance parfaite.