@Quartez
Ton commentaire est intéressant car tu spécifies que tu as joué dans "l'ordre décroissant". Je suis moi-même en train de faire le même parcours, à cela près que j'en suis à Morrowind, et que j'en ai encore pour un petit moment avec (et tant mieux). Vu que je suis un peu rebuté par l'aspect graphique vieillot, je ne pense pas accrocher, mais ta "vénération" pour Daggerfall m'a fait changer d'avis, et il est possible que je m'intéresse au second volume des Elder Scrolls malgré mon appréhension. Je ne vois pas comment remplacer le charme insaisissable de Morrowind (l'univers surtout, les villes, les paysages somptueux que je n'échangerais pour rien au monde), si ce n'est un système de jeu encore plus profond que Morro. Enfin je verrai le moment venu.
Bon et maintenant, un petit mot aux mecs qui donnent leur avis sur Morrowind et Oblivion. Faudrait arrêter, j'aimerais moi aussi avoir des avis sur Daggerfall. Bande de nouilles cuites décérébrées, laissez parler ceux qui ont à dire ou à médire sur Daggerfall !
Bon maintenant je vais donner mon opinion sur Morrowind et Oblivion...
- aie... non... pas les clous, ça fait mal... c'est pas facile à retirer...
- ah des tomates! vous êtes sympas finalement.
J'avais commencé par Oblivion vers mes 16 ans. Je ne connaissais pas du tout le principe et j'ai été bien emballé par ce jeu. Autant l'avouer, à ce moment j'étais un casual (un peu moins aujourd'hui). Donc je me foutais un peu du BG et des bouquins. Tout ce qui m'importait c'était faire des quêtes intéressantes. Au bout de 100 heures de jeu environ, plutôt lassé par les portes d'Oblivion et un boss final qui me lattait la tronche, j'ai abandonné.
L'histoire se continue 3 ans plus tard, alors que je découvre Morrowind. Une fois installé, je fais la découverte d'un gameplay un peu rigide et d'un environnement assez étrange. Manque de persévérance, j'abandonne au bout de quelques heures.
Acte 2 dans le feuilleton GiZeus-Morrowind, cette saga qui à l'heure actuelle n'est pas finie, et qui durera peut-être moins longtemps que Dallas, avec l'émotion et le ravissement en plus. Actuellement autour des 200 heures de jeu et de lecture (autant ça pourrait être 300), je ne cesse de m'émerveiller face à cet univers si riche et si profond. J'adore réellement me balader dans les terres de Vvardenfell, parcourir le paysage rêche mais humide de la région d'Azura au son des mélodies épiques et enchanteresses (vraiment somptueux ce contraste nuance eau/roche).
Lorsque l'on débute Morrowind, on se sent seul, isolé, abandonné de tous dans un milieu hostile. Les villes sont lointaines, les ennemis coriaces, on sauvegarde toutes les cinq minutes pour éviter de refaire un trajet au cas où. Oui, on est partagé entre l'abnégation et la haine. L'abnégation de découvrir ce que d'autres ont vu avant nous, un monde sensationnel que l'on cherche encore ; et la haine de parcourir toutes ces bornes pour une simple quête. Puis progressivement on se prend au jeu, on s'y attache. On prend du plaisir à contempler ces paysages si hétéroclites. Les Terres Cendre n'ont plus cette allure si repoussante et si maléfiques du début. Elles attirent et retiennent l'explorateur ; les cendres sont comme des sirènes et la brise leur chant. Et finalement on en vient à errer sans but, ou plutôt dans l'unique optique de contempler une fois de plus cet univers rempli de grâces, qui nous chamboule et nous émerveille une fois de plus à chaque regard. Combien de fois ne me suis-je exclamé "Putain c'est beau" seul devant mon PC, admirant sans retenue Vivec ou Ald'Ruhn ou bien d'autres villes et contrées.
Des émotions, certains jeux nous en procurent. Que ce soit de la crispation, de l'excitation, de la joie ou que sais-je encore, chaque jeu délivre un sentiment au joueur. Mais aucun ne m'a apporté comme Morrowind l'a fait ce sentiment d'ébahissement. Non pas un simple état passager à la découverte d'un nouveau panorama, mais bien la stupéfaction perpétuelle de découvrir et redécouvrir pour la énième fois tel bout de paradis. Ce jeu est bien plus qu'un simple divertissement, c'est de l'ivresse à l'état pur.
Et pardonnez-moi encore si j'ai oublié de parler des livres et des nombreuses autres qualités de Morrowind que je n'ai pas retrouvées dans Oblivion après un séjour par Vvardenfell.
Heu j'ai pas trop dérivé du sujet là? Un peu? Bah on était bien parti sur Daggerfall. Sur le forum d'Oblivion, oui. Mais bon Morrowind c'est l'ancêtre d'Oblivion quoi! Sans Morrowind pas d'Oblivion, hein?
Comment ça on s'en fout? Comment ça y'a un forum Morrowind exprès pour ça? Mais rien à foutre moi! Je veux délirer en paix sur Morrowind où je veux merde! Et pis si t'es pas content ben c'est pareil!
Non mais. Les gens je vous jure. Jamais contents...