Sur le stand Ubisoft de l’E3 2006, une mystérieuse porte gardée par de gros gorilles cachait l’un des jeux les plus accrocheurs du salon : Assassin´s Creed. Dans cette salle blanche, limite futuriste, les développeurs du jeu passaient leur temps à exécuter quelques présentations à la presse, sur ce titre plus que prometteur.
L’action se déroule dans la moyenâgeuse Jerusalem du XIIème siècle. Une homme tout de blanc vêtu, la face cachée sous sa capuche, rôde sur les toits de la ville à la recherche de sa cible. Vous êtes un assassin, et devrez effectuer votre mission au grand jour, devant tous ces villageois innocents, et vous enfuir indemne par vos propres moyens.
Dès les premières secondes, on est bluffé par l’aspect graphique du jeu. C’est fin, précis, les animations des personnages incroyables de réalisme. Mais surtout, il s’en dégage une ambiance difficile à décrire, envoûtante, pleine de mystères et d’inconnues : qui êtes-vous ? Pourquoi êtes-vous prêt à tuer ? De quoi est coupable votre victime ? Tant de questions qui resteront sans réponse… pour le moment. L’ambiance sonore est elle aussi divine, soutenue par un brouhaha venu des rues marchandes, animées par ses habitants qui ne se doutent pas un instant du meurtre qui va se produire dans les instants qui suivent.
L’IA semble parfaitement au point. Ou presque. Alors que vous jouez les chats de gouttières, un passant vous aperçoit et vous pointe du doigt. Vous devenez alors l’attraction des passants, qui épient tous vos faits et gestes. C’est alors que vous descendez du toit en escaladant l’immeuble de deux petits étages. Votre personnage mystérieux se déplace avec agilité, tel un lézard agrippé au mur. Chaque prise épouse à la perfection les imperfections de la paroi, les fenêtres, portes et autres rebords. Les pieds prennent appui avec précision, sans problème de collisions. Bluffant.
Puis vous arrivez en bas. Les villageois n’ont pas décroché de votre présence. Vous êtes une menace, et ils vous le font savoir. Tel un pestiféré, vous vous faites insulter de tous les noms, et on vous pousse pour bien vous faire comprendre que vous n’êtes pas le bienvenu. Alors que vous fuyez ces regards méprisants, vous vous fondez à un groupe de prêtres, habillés comme vous à quelques détails près. Dissimulé dans la masse, on oublie vite votre présence. Plus personne ne fait attention à vous. C’est alors que vous détectez votre cible. Un étrange curseur rouge le pointe, c’est certain, c’est lui qu’il faut éliminer. Ni une, ni deux, vous vous approchez de la place publique avec discrétion. Vous sortez votre couteau…
Alors que votre victime n’est plus qu’un vague souvenir, les gardes vous sautent dessus, l’épée en avant. Il vous suivent jusque sur les toits, où un combat face à quatre maîtres d’armes éclate. Malgré leur supériorité numérique, ils semblent vous redouter. Mais il vous faut fuir. Vous êtes plus rapide, sans armure et agile comme un chat. En sautant d’un toit, vous en profitez pour bloquer le passage d’une rue en brisant une installation de bois. Le temps que les gardes déblayent le passage, vous serez déjà loin.
Loin… de cette ville ? Ou de cette époque ? Plusieurs points semblent confirmer que votre personnage vient d’une époque proche de la nôtre et qu’il est envoyé dans le temps afin de faire son job : assassiner. Le trailer que vous pouvez voir ci-dessus semble confirmer la chose – remarquez les « loadings » de début ainsi que les écrans brouillés de fin.
Quoi qu’il en soit, Assassin´s Creed s’annonce comme un jeu impressionnant techniquement, mais surtout à l’ambiance incroyable, et certainement multiple si les voyages dans le temps viennent à se confirmer. Voilà un jeu exclusif PS3 qui va faire très mal. Un de nos coups de cœur de cette année, assurément.