- Pour le Bullet Time, c´est normal
. Sans, c´est pas marrant. Il n´y a pas réellement besoin d´explications pour son obtention (à vrai dire, je ne crois qu´on ait réellement d´explications sur le Bullet Time dans les deux premiers "FEAR"). Mais bon, un "FEAR" sans Bullet Time, c´est comme... Ben, un "Max Payne" sans "Bullet Time"
- Côté "peur" (qui est quand même dans l´attente du titre), oui, là, c´est le néant total. Il n´y a que l´intervalle 04 qui renoue avec l´ambiance du premier "F.E.A.R.". Un niveau assez stressant, rempli des gentils démons d´Alma, où l´on ignore où l´on est, avec une mort assez gore - celle de Chen, qui se fait méchamment déchiqueter par un démon dans le sol. On voit ainsi Chen rapetisser de plus en plus dans un geyser de sang
. Certes, ça ne veut pas la mort d´Holiday, mais il faudra s´en contenter. Les Almaritions sont rares, ainsi que ces séquences longues où on se sent très seul... On se sent RAREMENT seul !
- Car, en effet, du point de vue de l´action, là, ça y va dans tous les sens
"Perseus Mandate" a largement privilégie cet aspect, donnant des niveaux dignes d´une guerre urbaine, opposant en général les Réplica aux forces d´ATC. Si les batailles ne valent pas "Call of Duty 4" dans leur intensité, ça reste très jouissif
Ca tire dans tous les sens, ça pète de partout, y a des ennemis un peu partout... Je me souviens notamment du niveau dans le deuxième bâtiment (peu avant la frappe nucléaire qui ravage Auburn), dans la série de cours... Un véritable enfer avec des ennemis qui débarquent sans arrêt. Impossible de faire un mètre sans tomber sur une forte résistance.
Un autre passage tout aussi "amusant" est le combat gargantuesque contre les "super-robots", ces mastodontes indestructibles, qu´on avait rencontrés dans "Extraction Point", dans le parking, niveau précédant celui de l´hôpital. Ici, on en affronte un plutôt coriace dans les couloirs d´un immeuble, le colosse ayant la sale manie de passer à travers les étages et de défoncer les murs pour nous traquer. La négociation étant difficile face à ce colosse, il s´engage une haletante course-poursuite, jusqu´à ce qu´on trouve un superbe lance-roquettes, avant de s´engager dans un combat infernal contre ce géant de fer.
Je dirais VRAIMENT que l´action est le NERF de "Perseus Mandate". Globalement, on peut dire qu´"Extraction Point" était vu d´un point de vue interne. Je m´explique... On dirigeait un type personnellement impliqué dans cette histoire depuis le commencement de la crise, qui était lié à Fettel et à Alma, et dont la progression au coeur d´Auburn était ponctuée d´Almaritions.
Ici, on dirige un personnage qui n´a rien à voir dans cette histoire (Fettel lui-même dira à un moment qu´il vaudrait mieux qu´on dégage, car on fait un peu chier tlm), d´où un point de vue "externe", ce qui explique sans doute pourquoi Alma s´intéresse si peu au personnage. Enfin, elle se défoule bien sur Chen, mais peu de choses sur le héros. De nombreux démons, quelques apparitions gores ici et là... Le minimum syndical, quoi ! A tel point qu´on peut repartir sans aucun dégât, contrairement au premier héros, qui voyait toujours ses plans de fuite contrariées.
- Ceci amène ainsi à parler du scénario, qui est lui aussi un scénario "externe". Ne t´attends pas à en savoir plus sur les deux Almas, sur ce que veut exactement Fettel après la libération d´Alma, du sort des habitants d´Auburn, etc... Le scénario se contente ici d´enfoncer les portes ouvertes, et d´embarquer sur une autre ligne, s´articulant autour de mystérieux mercenaires payés par un sénateur peu scrupuleux pour retrouver le code génétique de Paxton Fettel (probablement à des fins militaires, ou commerciales). Il s´avère cependant au final que ces mercenaires ne sont pas si étranges que cela à Armacham, mais, globalement, c´est plutôt une histoire annexe. Il faudra sans doute attendre "Project Origin" pour avoir les réponses à nos questions.