Il vient de m'arriver une histoire assez peu banale. Me levant comme chaque jour de la semaine, je suis en retard. Je prends mon temps, mais je ne déjeune pas, et je cours pour prendre mon train, que j'ai sans problème car il est en retard (pour changer). Je m'endors, et manque la station où je dois faire un changement. Par chance, le train s'arrête – pour une fois – à la seule autre station où je peux descendre sans finir en retard. J'y vais donc, et voyant que le bus que j'étais censé prendre arriverait dans dix bonnes minutes au minimum, je décide de marcher jusqu'à un autre arrêt non loin, pour en attraper un autre, arrivant plus tôt selon les horaires. Je marche tranquillement, regarde à nouveau les temps sur mon téléphone et Malheur !, il arrive dans une minute. Je cours donc pendant les deux centaines de mètres qui me séparent de l'arrêt, pour découvrir un embouteillage qui empêche mon bus d'arriver à temps. Je l'attends donc un peu, puis j'y monte, tout en voyant l'autre bus (celui que je devais prendre à la base, oui) arriver sur l'autre route. Résigné, je reste assis jusqu'à l'arrêt me laissant à mon école. Je descends donc et, mort de faim, je sens comme l'envie de faire un détour par le petit supermarché. Il reste dix minutes avant le début des cours, c'est jouable. J'y vais donc d'un pas assuré, me prends des gaufres et ressors tout content. C'était sans compter la rentrée des classes, qui pour une raison que personne ne connaît ne se passait pas à 8h30. Me voilà au milieu de dizaines d'enfants de maternelles lents comme c'est pas permis et de leurs parents aux airs d'éternels déprimés. Je me fraie tant bien que mal un chemin parmi cette masse, et vois que l'heure fatidique approche. Je cours donc jusqu'à mon école, entre dans les bâtiments, me rends à mon étage, qui est vide. Commençant à marcher et reprenant mon souffle, je vais jusqu'à ma salle de cours. Vide. Je vérifie mon emploi du temps. J'ai bien cours dans cette salle-là. Demain. Je n'ai pas cours aujourd'hui. J'adore ma vie.