Voilà 10 ans que la 3DS est sortie. Comme prévu, ça a été la folie: 500 millions de ventes dès les deux premiers mois, et un milliards de jeux vendus. Nintendo fut obligé de réhausser le prix de la console à 600 € pour calmer les ventes et éviter la rupture de stock. Maintenant, tous les êtres humains en possèdent une ou plusieur, certains pauvres d'Afriques ont même investit dans la 3DS plutôt que de s'acheter une maison.
Mais Nintendo est sur le point de sortir une nouvelle bombe économique. Il s'agit d'une console portable si mystérieuse que seul son nom a été donné: la 4DS. La terre tremble d'impacience jusqu'à l'annonce officielle de Nintendo pour éclaircir l'affaire lors de l'E3 2021. Lorsque le jour fatidique arrive enfin, chacun retient son souffle derrière son écran ou devant la scène du Nokia Theater. Reggie Fils-Aimé débarque de nulle part, un objet noir brillant dans la main. Se plantant droit devant les spectateurs, il tend la main qui tient la chose: il s'agit d'un long pavé de plastique aux faces lisses et propres. Avec l'autre main, Reggie soulève la partie haute du bloc; et la foule pousse un cri de stupéfaction.
En effet, alors que tout le monde s'attendait à voir un écran propre aux différentes DS, sur la partie supérieure de la 4DS se trouve une simple bille. Une bille de verre teinté comportant en son centre une mince lumière rouge, enfoncée à la moitié dans l'épaisseur de plastique.
Lorsque l'homme orienta la console de 90 degrés vers le bas, de sorte à ce qu'on voie la partie inférieure de la console, on aperçut le traditionnel écran tactile côtoyé par deux boutons de verre, de mêmes dimensions que le joystick de la 3DS. Après avoir présenté cela et sans rien avoir dit, Reggie partit par où il était entré, laissant bouche bée le peuple derrière lui.
Le 20 décembre 2021, la 4DS sortait. Edouard, jeune homme de 25 ans, se trouvait à la Fnac des halles à Paris. Il tenait entre ses mains un petite boîte de carton blanc, sur lequel on pouvait lire le nom de la console portable. La tête baissée, il chuchotait: "C'est la fin du cauchemard" en souriant. Après avoir fait la queue pendant 10 minutes, il sortit du magasin fier de son achat et partit se faire un MacDo, n'ayant pas la patience de rentrer chez lui. Assit devant la structure pour les enfants, un Big Mac à la main, la boîte posée sur son plateau, Edouard savourait sûrement le plus beau moment de sa vie. Après avoir goulûment entamé son sandwich, il entreprit d'ouvrir le carton blanc. Trois secondes de manipulation plus tard, il tenait dans ses mains fraîchement essuyées le bout de plastique de toutes les convoitises. Il ouvrit le clapet. Cet bille noire, où une lumière rouge venait de s'allumer au centre, semblait fixer le jeune homme, le dévisager. Sans lire la notice, il chercha un bouton ou une tirette sur une des tranches pour démarrer la console. Rien. De dépit, comme un enfant sans argent fait semblant de jouer à un jeu d'arcade au controlleur en forme de fusil, Edouard posa ses pouces sur les deux couches de verres circulaire de part et d'autre de l'écran tactile noir en s'imaginant jouer.
Tout à coup, l'écran s'éclaira: il affichait simplement deux choix: "Commencer" et "Arrêter". On ne peut faire plus clair. Le garçon toucha du doigt "Commencer", et l'écran afficha: "Regardez l'oeil". Edouard posa alors son regard sur la sphère de verre qui, soudain, envoya dans ses yeux un flash de lumière rouge aveuglant.
sweet? 