jesaispas65 Voir le profil de jesaispas65
Posté le 11 novembre 2014 à 14:52:41 Avertir un administrateur
Dans un pays avec un tel potentiel marémoteur ou hydroélectrique,
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Les usines marémotrices ne sont pas un concept si intéressant. On en parle de plus en plus car ça a un avantage : on peut prédire ce qu'on va produire. Ça existe depuis belle lurette et pourtant y a très peu d'installations dans le monde, avec un bilan mitigé car niveau écologie et financier c'est lourd. Et il faut plus que des marées, les sites doivent être bien particuliers pour espérer amortir quoi que ce soit.
Je ne sais pas si le Japon est très riches en site, mais ce n'est pas simplement une question d'avoir des cotes et des marées. C'est bien plus compliqué.
En France y a aucun site qui égale celui de la Rance d'ailleurs, et c'est plus ou moins abandonné au final comme procédé dans l'hexagone.
Quant à l’hydraulique, c'est un source bien plus intéressante mais qui a elle aussi ses limites. D'abord il faut savoir que c'est une grosse source de conflits (cf le "petit" barrage de sivens), ensuite, le nombre de sites n'est là encore pas infini. Et le Japon a déjà pas mal d'installations si j'en crois les chiffres sur wikipédia. J'imagine qu'ils ne peuvent pas monter beaucoup plus.
Pour en revenir à la France, on est plus capable que de grappiller quelques % dans notre consommation vu que les nouveaux projet ne sont souvent pas viables ou fortement amputés et que les sites possibles sont devenus rares.
C'est pour ça qu'il y a pas mal d'espoir sur la "petite hydraulique" mais ça reste difficile de faire des projets viables.
Le Japon peut justement être un bon terrain d'expérimentation à ce niveau.
Et puis chaque technique de production a aussi ses avantages et défauts dans sa capacité à fournir à un instant T. Les centrales nucléaires ne sont pas réactive quand il y a un pic, mais elles peuvent fournir beaucoup. A l'inverse, l’hydraulique est ultra réactif, mais il est difficile d'en tirer beaucoup longtemps.
Qui plus est, le système de distribution japonais est plus ou moins en deux parties, ce qui doit donner quelques maux de têtes aux techniciens.
Ca + la décentration de la production (tout le monde peut devenir producteur en mettant des panneaux solaires sur son toit, ou un petit champs d'éoliennes), c'est un défi assez stimulant à relever.