Le président de la Confédération et la ministre de l'économie ne relèvent toutefois rien de leur plan en cas d'urgence.
Pascal Couchepin rejette la critique selon laquelle le Conseil fédéral est inactif dans la crise financière mondiale. «Pourquoi devrait-on injecter de l'argent, quand ce n'est pas nécessaire?», a déclaré le ministre de l'intérieur dans le «Tagesschau» de la télévision alémanique SF.
Le plus important est de «rétablir la confiance dans les banques et les institutions», ajoute Pascal Couchepin. Le gouvernement est confiant, il a la situation en mains, précise-t-il.
Doris Leuthard a elle mis en garde sur les ondes de la DRS contre tout alarmisme ou activisme. «Parfois il est préférable de se taire», a-t-elle dit. Les actions des autres gouvernements européens pour garantir les dépôts des épargnants renforcent le sentiment que les banques ne sont pas sûres, poursuit-elle.
Contacts étroits
Le Conseil fédéral n'est pas pour autant inactif, assure la ministre de l'économie. Il a des contacts quotidiens avec la Commission fédérale des banques et la Banque nationale suisse. En cas d'urgence, le gouvernement est dans une situation telle qu'il pourrait réagir dans les heures qui viennent. Des plans d'actions sont déjà prêts.
Doris Leuthard confirme également que le gouvernement n'abandonnera pas l'UBS ou le Credit Suisse en cas de crise sérieuse ou de faillite. «Le Conseil fédéral évitera cela», affirme- t-elle. L'Argovienne se refuse toutefois à un programme de relance conjoncturelle.
La cheffe du Département fédéral de l'économie se rendra ce week- end à Washington pour les réunions d'automne du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Eveline Widmer-Schlumpf, remplaçante du grand argentier Hans-Rudolf Merz en convalescence, a préféré s'abstenir. Elle continuera à suivre quotidiennement l'évolution des marchés financiers.
voila la preuve:
extrait de : http://www.20min.ch/ro/news/economie/story/Le-Conseil-federal-se-dit-pr-t-a-intervenir-15092014
