Je ressors d'un débat concernant les genres dans la langue française. Sans vouloir m'attarder sur la réalité de moment, les règles historiques ou encore sur l'impact des règles actuelles ; seul compte pour moi ce qui devrait être.
Je déteste l'accord de proximité, pour des raisons presque « mathématiques » : une liste est un ensemble d'éléments désordonnés. {Chaise, tabouret, table} = {Table, chaise, tabouret}. L'ordre des éléments de la liste n'a aucune importance, la liste fait un tout. L'accord devrait toujours être le même, quel que soit l'ordre.
Je déteste également le point médian (et ce d'autant plus lorsqu'il n'est pas médian, d'ailleurs), pour des raisons irrationnelles (c'est moche), mais aussi idéologiques.
Le summum de l'égalité des genres, ce serait que le concept même de « genre » n'y ait plus de sens. Qu'on ne considère plus des femmes et des hommes, mais juste des humaines. Or le point médian, lui, souligne finalement la distinction entre homme et femme, puisqu'il cherche à combiner deux écritures distinctes en une. Alors que dans mon idéal, il faudrait plutôt les rassembler sous une bannière unique.
Si on veut que la grammaire gomme les inégalités entre hommes et femmes, ce n'est pas l'accord de proximité ou le point médian qu'il faut encourager. Au contraire. C'est de renommer les genres grammaticaux, ex-masculin et ex-féminin, en indéterminé et typé. Et je préconiserais d'utiliser le typé pour toutes les êtres humaines, tout en conservant que l'indéterminé l'emporte sur le typé pour les pluriels. La transition ne devrait pas être insurmontable, il suffit de se souvenir que nous sommes toutes des humaines. Fini donc ces hideux points médians. Rendormis, ces accords de proximités, le sens et les humaines en ressortent embellis.
Suis-je la seule qui préconiserait un tel usage ?