"L'orgue, tu l'aurais pas un peu placée sur un piédestal cette amie en question? "
-> Oui et non.
Oui, je l'ai beaucoup trop idéalisée. Ce qui est un "défaut" courant chez moi. 'fin, je trouve plutôt que c'est une force. Dans l'absolu, je trouve ça plus juste de toujours laisser jusqu'aux limites de la vraisemblabilité le bénéfice du doute aux gens. Du coup ils en ressortent parfois "légèrement" idéalisés.
Par contre, non, j'exagère pas en disant qu'une meilleure amie comme ça c'est juste impossible. Là je la reconnais pas. Bon, vous connaissez pas tous les détails, et peut-être que vous prendriez plutôt sa défense si vous les aviez. Mais là, non, cette meilleure amie, ce n'est plus qu'un fantôme. Mais de son vivant, oui, c'était une amie exceptionnelle. Vraiment. On se sera échangé un nombre de tartines par mails... Et puis, elle me disait qu'elle était là pour moi, toujours. Et pendant longtemps, j'avais pas de raisons d'en douter.
J'ai besoin d'une confidente à qui je puisse tout dire, tout déverser, enquiquiner pour des trucs qui sont des broutilles, et pouvoir être complètement franc. Et c'est tout sauf courant. D'un certain côté, sa réaction est plutôt normal, j'ai sans doute un côté étouffant, même si pour le coup je m'étais appliqué à pas la harceler. Mais c'est le contraste entre son discours et son attitude qui me tue.
'fin bref, j'ai plus qu'à l'oublier maintenant...