Nez-fast: Il est plus aisé de juger (si on prend le verbe dans son sens le plus primaire) l'autre que soi, ne serait-ce parce qu'il est difficile voire impossible d'avoir un oeil critique sur soi-même à moins de faire une rétrospection sur soi ou d'exprimer son moi le plus intérieur (clin d'oeil à Freud) en essayant de le saisir mais est-ce concrétement possible ?
En prenant en compte le surmoi (interdits sociaux et moraux acquis depuis l'enfance par l'autorité parentale ou institutionnelle) ou le ça (la partie désireuse de notre esprit, la perversité, les déboires), le moi a une place de médiateur et si on arrive à le saisir alors on peut tenter de se juger de la manière la plus objective (encore une fois en tant que sujets, êtres pensants nous sommes "sub-jectifs", donc le terme "objectif" que j'emploie n'est là que pour faire passer le sens mais il est une erreur d'emploi, la flemme de créer un barbarisme).
Voilà pourquoi à mon sens, il est plus facile de juger l'autre et soyons clair, la facilité est mère de tous.
Ne serait-ce parce-que l'autre, nous ne pouvons pas l'embrasser dans toute son essence et donc nous en avons une perception très réduite, on ne voit de lui que ce qui veut nous montrer et l'on juge ce dont il fait étalage et non ce qu'il refoule. Ainsi nous avons matière à juger, chose que nous n'avons pas avec nous même.
Le jugement est de toute manière toujours biaisé et relatif à un contexte, à une vision, à une personne.