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http://news.caradisiac.com/Suicides-chez-Renault-des-depassements-massifs-du-temps-de-travail-en-cause-975
Depuis les suicides constatés au sein même de l´entreprise, Renault est semble-t´il l´objet de beaucoup de contrôles. Il y eut d´abord les enquêtes de la CPAM qui débouchèrent sur une décision surprenante de classifier au moins 1 des suicides comme ´accident du travail´. Récemment, une autre affaire traitant des arrêts de travail, relatée ici par Denis Adams, montre que l´Inspection du travail porte également son attention sur le cas Renault.
Aujourd´hui, c´est un rapport d´expert commandé après les 3 premiers suicides par le CHST (Comité d´hygiène, de sécurité et des conditions de travail) du Technocentre de Renault qui va être porté à l´attention du public.
Comme ce fut le cas dans un rapport de l´Inspection du travail précédent, les experts mandatés mettent en lumière des dépassements massifs du temps de travail au sein de l´entreprise. Ce regroupement de médecins, de sociologues et d´ergonomes (scientifiques qui étudient les conditions de travail et les relations entre hommes et machines) agréés par le Ministère du Travail présentera ses conclusions la semaine prochaine.
Leur étude a été réalisée entre juillet et septembre sur 63% des 8500 salariés du Technocentre. L´expertise indépendante a été réalisée selon la méthode Karasek qui comprend un questionnaire d´évaluation du bien être au travail. Les questions sont du genre : "Ai-je suffisamment de temps pour faire mon travail ? Ai-je la liberté de décider comment je fais mon travail ? Les personnes avec qui je travaille sont-elle agréables ? Combien d´heures travaillez-vous par jour ?" .
De plus, une soixantaine d´entretiens individuels ont été menés. Cette méthode donnerait au final une image assez juste de "l´ambiance" générale au sein d´une entreprise.
75% des personnes ayant répondu aux questions déclarent travailler entre 9 et 12 heures par jour, soit bien plus que 39 heures hebdomadaires.
Bien que Renault ait présenté le mois dernier des mesures visant à améliorer la situation, les syndicats s´étaient montrés sceptiques sur la pertinence de ses propositions et n´avaient donc pas avalisé ce plan.
Et si on faisait la même enquête chez les équipementiers ?