Écran
MAJ du 27/10/2011 : Si nous savions qu'en gardant le super AMOLED Plus comme compagnon d'affichage, le Galaxy S II blanc conserverait son contraste infini, nous voulions revenir sur la gestion des couleurs, au cas où. Et l'intention fut bonne puisqu'il ressort de cette variation que Samsung a passé un coup de balai dans ses profils d'affichage. Comme vous pourrez le lire également plus bas, le GS II intègre 3 profils : Normal, Vidéo et Dynamique. Il n'en avait pas un pour rattraper l'autre lors de notre premier test (delta E à haute altitude notamment).
Ici, le terminal nous surprend en mode Vidéo avec une température des couleurs quasiment constante à 7 527 kelvins et surtout un delta E moyen de 6,6, soit près de moitié moins qu'avant (et donc deux fois mieux). Il est vrai que dans ce mode, les couleurs ressortent plus "ternes" en comparaison des nuances disco de base, mais l'affichage n'en devient que plus naturel.
En mode Dynamique, c'est toujours un peu la fête avec un delta E moyen à 11,6 et des couleurs qui crèvent encore le plafond de la justesse. Quant au mode Normal, il atteint un delta E moyen de 8,3. Ces deux modes obtiennent tous deux des températures de couleurs également homogènes mais supérieures à 8 300 kelvins. L'ensemble reste tout de même assez bleu.
L'autre satisfaction, c'est le gain de luminosité qui se dégage nettement. On passe ainsi d'un niveau compris entre 149 et 255 cd/m² (Dynamique) sur le GS II noir testé en premier à un niveau maximal de luminosité allant de 382 à 395 cd/m² selon le mode sur le modèle blanc. Utiliser son smartphone en extérieur n'a jamais été aussi simple.
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Pour ce tour de piste, Samsung mise sur une évolution de l'écran du Galaxy S : un Super AMOLED. Il n'est pas étonnant alors de retrouver des rendus en adéquation.
Côté contraste, nous pouvons affirmer que le Galaxy S II fait partie de la famille des "infinis", tant son niveau de noir tend vers l'abyssal. La luminosité en revanche plafonne à 149 cd/m2. Un résultat faiblard qui est largement compensé par une explosivité ahurissante en termes de couleurs.
Hélas, au royaume de la fidélité colorimétrique, le Galaxy S II n'est pas roi, avec un DeltaE moyen de... 14,9 ! Rappelons que des couleurs sont dites "fidèles" lorsque leur DeltaE affiche un résultat le plus proche possible de 0 et que la "bonne moyenne" sur mobile se situe plutôt entre 5 et 7 (sur moniteurs, elle est inférieure à 3).
L'écran tire complètement vers le bleu, mais ceci est si homogène sur l'ensemble du spectre qu'on ne le remarque, à peine, finalement, que sur le blanc.
Les couleurs primaires piquent un peu et l'ensemble ressemble un trop à un 14 juillet. Nul doute que l'effet violent plaira néanmoins à de nombreux utilisateurs. Ce rendu vif, associé à un gamma négatif (couleurs foncées), permet au smartphone d'oublier le très faible niveau de blanc et d'utiliser a minima le peu de luminosité pour afficher une image lisible. Notons toutefois que, comme un plasma, l'AMOLED éteint complètement les surfaces noires et renforce d'autant plus les blancs (on atteint alors les 255 cd/m2).
Quant à la fluidité des images, le temps de rémanence affiche un beau 17 ms. Samsung passe d'ailleurs ici par un procédé original pour les vidéos puisque l'écran lisse l'affichage, tel un rideau que l'on tire, plutôt que d'afficher le plus rapidement possible une image après l'autre. De quoi obtenir une sensation de fluidité avec une rémanence faible.
On note toutefois la présence de modes d'affichage, un peu comme sur un téléviseur. On peut ainsi choisir entre Standard (nos premières mesures), Dynamique et Vidéo. Dans le premier, le DelatE moyen atteint le résultat stratosphérique de 19,6, tandis que le mode vidéo obtient une valeur moyenne de 12,9. Reste que malgré la tendance fluo du mobile, son utilisation en extérieur s'en trouve facilitée.
