Salut les jeun´z !
Ce soir sur arte y a une émission sur les JV avec notamment une interview de Peter Molyneux ( Fable,...).
Bref une emission qui vaut ce qu´elle vaut apparemment, mais bon c est tellement sur les chaînes Hertziennes
http://www.liberation.fr/page.php?Article=269354
Maniaques des manettes
Par Bruno ICHER
jeudi 20 janvier 2005 ( Liberation - 06:00)
ARTE, 22 h 55. «Les Enfants de la manette», documentaire
de Monika Halkort.
n ne peut pas dire que le jeu vidéo soit omniprésent à la télévision. En dehors d´une poignée de chaînes spécialisées sur le câble et le satellite ( Game One ou Playin´TV) ou d´un projet de PlayStation TV mené par Sony ( on n´est jamais aussi bien servi que par soi-même), le jeu vidéo est le vilain petit canard cathodique, alors qu´avec ses millions de pratiquants, il est juste le concurrent le plus menaçant de la télévision. Seule Arte, de temps en temps, se démène pour trouver des documentaires pertinents sur le sujet. Parfois, c´est une bonne pioche, parfois non. Celui de ce soir appartient plutôt à la seconde catégorie malgré la qualité de certaines interventions et la rareté de ce genre de problématique à la télévision. En revanche, le paresseux enchaînement d´idées reçues ainsi que l´interminable récit d´un pauvre gamin américain dépressif plombent solidement l´ensemble.
Dommage, car la réalisatrice Monika Halkort avait réuni quelques interviews captivantes. En premier lieu, Peter Molyneux, une des très rares vedettes du secteur, qui évoque Fable, son nouveau jeu au passionnant concept : chaque joueur entre dans la peau d´un adolescent, «une page blanche que la vie va remplir», dit Molyneux, et ce sont les choix moraux du joueur qui vont modifier l´apparence du personnage et ses relations avec les figurants du jeu. «J´aimerais que Fable permette à chacun d´en apprendre plus sur soi-même», conclut le game designer.
Par ailleurs, la rencontre avec le jeune prodige québéquois Guillaume Patry, installé en Corée du Sud et devenu joueur professionnel, ne manque pas de sel. Là-bas, le succès des jeux en réseau ( Starcraft) est tel que les grands tournois sont télévisés, que les joueurs professionnels possèdent des fan-clubs aussi structurés ( et aussi ridicules) que des stars du foot et que les cinq grands quotidiens y consacrent une rubrique régulière. Bien moins convaincant, quelques images, volées on ne sait où, montrent en flouté un type sorti manu militari d´une salle en réseau par sa femme parce que, affirme le commentaire, «il n´était pas rentré chez lui depuis trois jours». Pour faire bonne mesure, la voix off lance qu´en Corée du Sud, l´augmentation des divorces, du surendettement et du nombre d´adolescents qui quittent l´école a «probablement» quelque chose à voir avec le succès des jeux en ligne. Pas très sérieux...
En revanche, le chapitre, maladroit mais passionnant, consacré au suicide du jeune Shawn devant son ordinateur, révèle assez justement l´obscurantisme et la peur irraisonnée liée à la pratique du jeu. Liz, la mère du jeune garçon : «C´est un signe de Dieu. Le jeu auquel il jouait [Everquest, ndlr] n´est pas comme les autres. Il manipulait son cerveau, comme une drogue.» Liz est informaticienne.