Piratage de jeux-vidéo : le SELL menace
posté le Lundi 05 juillet 2004 à 22h46 par Guillaume Champeau
source : Argael
" Les pirates ont désormais beaucoup de soucis à se faire, le SELL ne les lâchera pas… ! ". Le message est clair, il est signé du Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs, qui lançait récemment sa propre campagne " pour faire peur" auprès des jeunes pirates de jeux-vidéo...
Cette affiche qui si elle n´atteint pas les niveaux de provocation de celle du SNEP ne manque pas moins de poésie, a été publiée dans toute une série de magazines :
Presse Jeux
- PC Jeux
- Jeux Vidéo Magazine
- Joystick
- Joypad
- Kid Paddle
- Playstation 2 Magazine
- PSM 2
- Officiel Nintendo
- Officiel XBOX Magazine
- GBA
Presse Informatique
- L’Ordinateur Individuel
- Guide pratique de
- l’Ordinateur Individuel
- Micro Hebdo
- Guide pratique de Micro Hebdo
- Télécharger.com
- SVM
- . NET
- Computer Arts
- Windows News
- Internet Pratique
- DVD Magazine
- Digital Photo
- Officiel Windows XP
- Univers Mac World
- Photo Vidéo Numérique
- PC Achat
Presse Grand Public
- Illimité
- Le Nouvel Observateur
- Challenge
- Sciences et Avenir
- Technikart
- Public
- L’Express
- L’Entreprise
- L’Expansion
Presse Professionnelle
- MultiMedia à la Une
- MultiMedialaUne.com
- JDLI
- Itrnews.com
Qui étaient ainsi visés par le syndicat ? Uniquement ceux qui achètent encore des magazines de presse papier, puisqu´aucune action de communication n´a été menée sur Internet, pourtant principal vecteur de piraterie aujourd´hui. L´on voit ainsi que le SELL visait dans l´ordre les jeunes ( lecteurs de magazines type Joypad) qui de toute façon ne pourront pas acheter beaucoup plus de jeux qu´actuellement au prix où ils sont, les parents ( SVM, . NET,...) qui refuseront pour la plupart d´augmenter le budget jeux-vidéo, le grand public ( L´Express, Le nouvel Obs,...) qui ne sent guère concerné par ce problème, et les professionnels ( Media à la Une) qui ont normalement autre chose à faire qu´à jouer aux jeux-vidéo...
Le SELL, qui se dit " très décidé à tout faire pour enrayer cette intolérable épidémie", semble donc tomber dans le même piège que l´industrie du disque en pensant que les consommateurs piratent plus par sentiment d´impunité que par conscience de liberté ( la liberté de pouvoir jouer à ce qu´ils veulent, et de pouvoir tester un jeu, sans devoir prendre le risque de payer plus de 50 euros). Il n´est pas du tout certain que la peur du gendarme, aussi efficace soit-elle, substitue l´achat au téléchargement. Au mieux, les téléchargements s´arrêteront... mais les achats augmenteront-ils ?
Pour voir l´article complet www.ratiatum.com