LOL!
C’est la toute nouvelle trouvaille des pythies du marketing, la dernière cible des chamans du sondage Secodip, le fantasme ultime des publicitaires. On les appelle métrosexuels. Non, les métrosexuels ne sont pas des pervers fétichistes de la RATP, mais tout bonnement «le futur de l’homme», selon une étude très sérieuses d’Euro RSCG qui détaille les caractéristiques de ce drôle d’animal. Le métrosexuel habite en zone urbaine ( d’où métro). Il a entre 25 et 40 ans. Il est doté d’un portefeuille dodu et d’un ventre plat. Car le métrosexuel prend soin de lui. Surveille son poids, fait du shopping, désincruste sa peau. Le tout, attention, «sans douter de sa virilité», précise Euro RSCG. Son modèle, c’est le footballeur David Beckham. Coaché par son ex-Spice Girl de femme, Victoria, redoutable femme d’affaires, la superstar est le sex-symbol version 2003, le métrosexuel suprême. Il pose alangui en fourrure, n’hésite pas à arborer bijoux et autres fanfreluches, soigne son look autant que ses coups francs brossés. Tout en restant bon père de famille. Un splendide argument de vente! Le métrosexuel est en effet hétéro, mais il n’hésite pas à jouer avec les codes gays. Exit le mâle ancienne version, tout en poils et en assurance macho. En vraie midinette, le métrosexuel n’hésite pas à claquer allègrement pour se faire une beauté. Les marques l’ont compris. Celio lance ainsi une ligne de bijoux masculins dès l’hiver. Et en Grande-Bretagne, Marks & Spencer va proposer à ces messieurs une ligne de sous-vêtements sexy, avec des slips et des strings ornés de strass. C’est madame qui va être jalouse...