la sortie c le 4 septembre!
Ouais j´ai vu.
Test complet de Gamekult.com :
Voguant droit dans les magasins de France et de Navarre à l´approche du film éponyme avec Johnny Depp, Pirates des Caraïbes porte tout naturellement le sceau de la licence, souvent synonyme de titre bâclé, sans profondeur et tout moche que les joueurs pointent du doigt en rigolant. Mais ce que les gens au courant savent depuis longtemps, c´est que sous ce vernis marketing se cache Seadogs 2, la suite du simulateur de pirates sorti il y a quelques années, développée par Akella et supervisée par Bethesda, attendue comme il se doit par tous les amateurs du premier épisode. Plutôt qu´un jeu d´action mâtiné d´aventure, ces joyeux drilles ont préféré faire parler l´expérience et c´est donc à un jeu de rôles plus ou moins ouvert que l´on a droit. On ne va pas s´en plaindre.
Par Poischich, le 25 Août 2003
Le loup des sept mers
Le titre nous glisse dans la peau de Nathaniel Hawk, un des principaux protagonistes du film, au moment précis où il se réveille un peu secoué et de suite pris en charge par Malcolm, qui se révèle être un de ses hommes d´équipage. Capitaine sur le Victory, un navire de taille moyenne, notre homme a en effet légèrement chancelé pendant une tempête en mer mais il se reprend vite et débarque à Oxbay, l´escale anglaise du jour, pour y écouler sa cargaison de chocolat et visiter les divers établissements du coin. L´attaque de la ville par une flotte française écourte cependant les festivités et une cinématique en images de synthèse nous donne la chance de nous enfuir et d´aller alerter le gouverneur de Redmond, l´île britannique la plus proche. Les choses sérieuses commencent alors : en mission pour la couronne, Nathaniel se voit chargé de toutes les affaires délicates, s´infiltrant dans une base ennemie à gauche pour mieux escorter un camarade naval à droite. Dans sa quête, ce capitaine au long cours aura l´occasion d´accomplir tout un tas d´exploits et pour l´aider dans sa tâche, il pourra compter sur un maximum de trois compagnons à qui il est possible d´offrir un bateau chacun. Le tout va cependant coûter un maximum de doublons et pour les recueillir, il va falloir trimer dur et ce, sur tous les plans offerts par le jeu.
Jeu de rôles oblige, ces derniers sont nombreux.
Le plus évident, c´est bien sûr la navigation et son pendant financier, le commerce. Loin d´engoncer le joueur dans le carcan d´un itinéraire prédéfini, le titre permet toutes les explorations entre deux phases d´une mission et même si le monde proposé est assez restreint avec une dizaine d´îles tout au plus, on a tout de même de quoi visiter et surtout de quoi commercer. Chaque ville abritée sous les palmiers de cet archipel possède en effet une boutique offrant les matières premières essentielles à la vie de chacun : sucre, toile, soie, acajou ou chocolat, on en compte au total une vingtaine qui au-delà d´une utilisation pratique finalement assez limitée ( le bois et la toile servent ainsi à la réparation des navires, sous certaines conditions) détient un potentiel commercial indéniable qu´il ne tient qu´à nous d´exploiter. Petite concession au gameplay, le cours de ces marchandises est nettement différent d´îles en îles et un coup d´oeil sur le livre de commerce détaillant ces variations suffira donc à deviner où acheter et où vendre pour en tirer une marge confortable. Les habitués du premier Pirates! de MicroProse retrouveront leurs marques, même si la possibilité qui nous est offerte de consulter à tout moment les cours facilite grandement les choses.
Depp comme un foc
En début de partie, le commerce est encore la manière la plus simple d´accumuler le pécule nécessaire en cas de coup dur. Nos voyages ne seront en effet pas de tout repos, entre les tempêtes se déclenchant de manière un peu impromptue ( quand il ne s´agit pas simplement d´un typhon s´invitant histoire de couler notre embarcation sans autre forme de procès) et les attaques de pirates, et il faudra être prêt à faire souvent étape dans un chantier naval pour réparer. Une fois enrichi, équipé dans tous les sens ( gros canons pour le navire, sabre de qualité pour nous) et peut-être aussi rejoint par quelques officiers et leurs vaisseaux respectifs, le joueur peut passer à l´étape supérieure : la flibuste, voire même l´abordage pur et simple de tout ce qui se présente histoire de récupérer les cargaisons. Ces phases bénéficient d´un traitement séparé : alors que la navigation s´effectue sur la carte en vue de dessus, les combats ( qui se déclenchent quand un bâtiment nous fonce dessus, ou quand au contraire on l´alpague nous-mêmes) se font eux au niveau de l´eau, en vue à la troisième personne ou subjective. Pendant que notre bateau navigue sur les flots, on abaisse ou on monte les voiles et on essaye de se mettre en position pour exploser l´adversaire à coups de canon, en prenant le vent en compte. Une fois ceci fait, il suffit de passer en vue subjective, d´aligner les bouches des canons comme on peut et de balancer la sauce. Suivant l´efficacité de cette dernière et la résistance de ceux d´en face, il s´agit de répéter cette opération un bon nombre de fois pour finalement couler l´ennemi ( voire se faire couler) ou l´abîmer suffisamment pour l´empêcher de fuir et l´aborder. Assez réalistes, les combats navals sont cependant bien longs et à l´image du titre lui-même, il faudra être motivé pour y passer les heures qu´ils méritent.
Si on préfère la violence physique au bombardement lointain, l´abordage reste la meilleure solution mais là encore, c´est le réalisme qui prime : il convient de lancer ses grappins avec un navire parallèle à celui de son adversaire et à une vitesse analogue pour espérer les voir accrocher et alors passer en phase Combat corps-à-corps ( certaines aptitudes de notre personnage peuvent cependant faciliter ce genre de manoeuvres, on y reviendra). Cette dernière met cependant en avant l´une des lacunes du titre, les affrontements à l´épée. Sympathiques dans l´esprit et forcément très pirates, ils ont cependant un je ne sais quoi de tout pourri qui les rend aussi difficiles que peu intéressants. Le personnage se déplace comme une chèvre, ses gestes sont lents et seuls quelques coups d´épée, sortis de nulle part mais dignes d´un escrimeur olympique, nous prouvent ses talents. Il est également possible, pour le joueur équipé, de tirer des coups de pistolets, bien peu convaincants eux aussi.
Histoire de parachever l´ensemble, les ennemis sont pour la plupart assez doués à la lame et dans les premières heures, on pensera donc à sauvegarder souvent pour éviter de tomber sous les coups inattendus d´un adversaire plus agressif que les autres. Dans le même ordre d´idées, il faudra veiller à ne pas attaquer n´importe qui, en pleine mer comme au sol : les relations diplomatiques entre le Victory et les six nations représentées dans le titre ( Angleterre, France, Espagne, Hollande, Portugal et Pirates) varient en effet suivant nos actions et on évitera par exemple de s´approcher d´une ville contrôlée par les Portugais après une campagne d´abordage de vaisseaux lusitaniens ; ce sont des canons bougrement efficaces qui accueilleront notre équipage.
Coeur Caraïbes
Fort heureusement, il est toujours possible de magouiller et c´est forcément bienvenu quand une mission particulière nous demande de visiter telle ou telle ville. Chaque île ou presque nous permet en fait de débarquer soit dans la ville elle-même ( ou son fort), soit sur l´une de ses plages et il suffit alors de se taper le trajet à pied pour atterrir dans les faubourgs de la cité, moins gardés, et de là se faufiler en douce, pour par exemple aller recueillir plein d´informations à la taverne du coin, en évitant si possible les brigands aux lames fort affûtées qui trainent dans la jungle. Se balader à pied a d´autres avantages : c´est en effet en tant que piéton que nous seront confiées la majorité de nos missions et c´est souvent par ce mode de transport, en discutant à droite et à gauche, en sauvant tel ou tel bonhomme ou en croisant le fer avec la garde de la ville qu´on les réussira. A côté de la quête principale, dont l´énoncé manque parfois un peu de clarté mais qui nous permettra avec un peu de persévérance de revivre certains événements du film, on trouve dans Pirates des Caraïbes tout un tas de missions secondaires, et donc facultatives, mais qui permettent de récupérer or et expérience pour peu qu´on se creuse la tête pour les réussir. Elles ne sont pas toutes de même nature et malgré la présence des auteurs de Morrowind à l´édition, il faut bien reconnaître qu´elles ont pour la plupart un intérêt limité, qui va de la livraison de colis à des assassinats assez simples. D´autres sont plus touffues et nous permettront par exemple de mettre la main sur des trésors enfouis, mais elles sont tout de même assez rares. C´est en fait l´un des problèmes du jeu : malgré une liberté et une richesse patentes qui font la marque des bons jeux de rôles, le titre manque d´envergure dans les tâches annexes et si on pourra passer quelques heures au début à commercer, à piller ou à accomplir quelques basses oeuvres de ci de là, la lassitude engendrée par ces dernières nous fera bien vite revenir à la quête principale et à ses pirates invincibles montés sur un navire du même matériau.
Cette lacune n´est cependant rien comparée aux deux principaux défauts du titre : son interface, et dans une moindre mesure ses bugs. La première est, franchement, un modèle du genre pour qui veut dégoûter une personne lambda du jeu PC. Peu claire, fouillie au possible, en un mot inefficace, elle nécessitera un temps d´adaptation certain avant d´être pleinement utilisée. Au départ invisible, elle apparaît en fait en bas à gauche une fois la touche Entrée enfoncée et nous propose un ou plusieurs choix : Trajet rapide et, le cas échéant, Prendre, Discuter ou Utiliser un objet. Avec les flèches, on sélectionne son action ( Aller à la taverne, au chantier naval...) et on revalide le tout avec Entrée. Dans le cas d´une action rapide, dont l´icône s´affiche en haut à gauche et qui correspond à un événément soudain ( Aborder un ennemi par exemple), il suffit de cliquer sur F3.
Evidemment, des tonnes de cas particuliers ne cessent d´apparaître et sans la patience nécessaire pour tous les appréhender, on finira par jeter le jeu aux orties. Les bugs sont également bien présents et il serait long de tous les énumérer, mais de la sous-quête qui ne veut pas s´accomplir en passant par les combats navals qui n´ont finalement pas lieu en passant par certaines disparations inexpliquées de camarades, il y a de quoi faire. C´est d´autant plus dommage que niveau réalisation, Pirates des Caraïbes a franchement de quoi impressionner : phases à pied fluides, colorées et admirablement texturées, phases navales tout simplement superbes. Les bateaux sont modélisés avec soin, les dégâts et autres incendies à bord bien présents et on appréciera également le rendu de l´eau terriblement convaincant. Cette qualité graphique sans beaucoup de défauts est encore renforcée par le cycle du jour et de la nuit, avec à la clé la réflexion du soleil et de la lune sur la surface mouillée. Son incidence sur le gameplay lui-même est légère ( seules les tavernes sont ouvertes en ville, mais il suffit de prendre une chambre à 5 pièces d´or pour attendre le petit matin), mais son impact visuel est indéniable.
7
Hit!
Loin de n´être qu´une licence de plus rapidement développée pour tirer profit d´un sortie ciné, Pirates des Caraïbes est un véritable jeu de rôles, dont la richesse accrochera plus d´un joueur et lui donnera envie de marquer les sept mers de son empreinte. Malgré un monde un peu petit avec une petite dizaine d´îles seulement, son gameplay offre beaucoup de liberté et on appréciera de pouvoir faire une pause, à tout moment ou presque, dans la quête principale pour s´atteler à autre chose. Hélas, ces qualités ne vont pas sans défaut et le manque de variété d´une grande majorité des quêtes secondaires entraîne une certaine lassitude que la longueur des batailles navales ou la pauvreté des combats à l´épée, parfois indispensables, ne viennent certainement pas effacer. De même, l´interface particulièrement ratée de l´ensemble laissera sur la touche les joueurs les moins patients. Un bon jeu, pour peu qu´on se donne la peine d´y entrer, mais qui aurait mérité mieux.
Dommage que les combats soient mous, comme dans morrowind, sinon je l´acheterai sans hésiter. Mais là avec l´arrivée de KOTOR...
Cependant, à 45 euros, il est assez attractif.
reste pas longtemps avant la sortie du jeu, on trouve déjà des cheats pour la version européenne!
il va sortir sur GC ou PS2 ?
gc rien, et ps2 il a été annulé
up
up
Lisez le test du site pour plus d´infos.
jeuxvideo magazine a attribué à ce jeu un 15/20, ce qui très bien quand ont connait leur façon de noter.
Il est cependant regretable que les combats à terre soient mous.
Mais pour 45 euros le jeu, je pense que les amateurs de RPG de ce genre seront comblés.
up
le 4 septembre n´est^plus très loin.......
6/10 sur gamekult
Loin de n´être qu´une licence de plus rapidement développée pour tirer profit d´un sortie ciné, Pirates of the Carribean est un véritable jeu de rôles, dont la richesse accrochera plus d´un joueur et lui donnera envie de marquer les sept mers de son empreinte. Malgré un monde un peu petit avec une petite dizaine d´îles seulement, son gameplay offre beaucoup de liberté et on appréciera de pouvoir faire une pause, à tout moment ou presque, dans la quête principale pour s´atteler à autre chose. Hélas, ces qualités ne vont pas sans défaut et le manque de variété d´une grande majorité des quêtes secondaires entraîne une certaine lassitude que la longueur des batailles navales ou la pauvreté des combats à l´épée, parfois indispensables, ne viennent certainement pas effacer. De même, le frame rate fort bas de l´ensemble, les saccades et les temps de chargement intempestifs ennuieront plus d´un joueur. Gageons que les amateurs prêts à faire fi de ces problèmes y trouveront un jeu accrocheur et fort riche, mais il va quand même falloir un peu de motivation. A choisir, on lui préférera tout de même la version PC, à l´interface un poil moins intuitive mais à la réalisation supérieure.
11/20 par le mox, c´est assez moyen.
Dommage !
Bon je viens de l´acheter ce jeu et franchement j´trouve les tests un peu durs avec lui !
Il est vraiment bon et même si les combats sont pas évidents, ça change du bourrinage que l´on nous sert à chaque fois et qui n´est pas hyper réaliste en soi, ça m´étonnerait que les pirates se battaient à la matrix
!
Non franchement je le conseille et au moins ils commencent même à faire des efforts sur le prix des jeux ! c´est cool
Quand j´ai vu le rendu de l´eau ou la beauté des combats en mer, trop fun, mais c´est vrai que c´est un jeu ou dés le début la difficulté est poussée, donc c´est clair que ça risque d´en refroidir plus d´un !
Moi ce que je voulais avant tout, c´était un rpg !
Pas un jeu de role, de gestion, de stratégie, surtout que chaque domaine est poussé et indispensable pour le bon déroulement du jeu !