Le CPU de la Xbox decrie pas des specialistes
Un CPU apparemment modeste
Pour gérer les données, Microsoft a opté pour un processeur Pentium III cadencé à 733 MHz. Certains diront que c´est un peu léger à l´heure où le PC en est au Pentium 4 2,2 GHz et que la pérennité doit osciller entre trois et cinq ans, cycle de vie d´une console. Mais il ne faudrait pas poser le problème en ces termes. Dans un PC, en raison de la liberté du système, du passage par une interface et des milliers de contraintes, la puissance CPU est fondamentale. Dans une console, tout dépend de ce que celui-ci est censé faire. En l´occurrence, il est déchargé de l´essentiel du travail graphique qu´il assume sur le PC. Bien programmé, un jeu Xbox qui fait appel au T& ou aux shaders ne devrait quasiment plus solliciter le Pentium III. Sur PC, ce n´est pas le cas pour des raisons de compatibilité descendante. Sur la Xbox, le CPU sert donc à piloter et dispatcher les informations entrantes. Il fait le lien entre les éléments comme le disque dur et gère l´intelligence artificielle. Pour ce faire, on peut dire que le PIII est surdimensionné. Pour mémoire, le processeur de la PS2 ne tourne qu´à 250 MHz, même si les deux ne sont pas comparables. L´autre argument qui circule en défaveur de la Xbox tient à son architecture 32 Bits, un recul par rapport à la N64 de Nintendo. Tout ceci n´est que du marketing. Vous qui êtes familier avec le PC, savez bien que le passage au registre 64 ne change rien en soi, car tout dépend de l´architecture. La façon de traiter les registres et de les interpréter, surtout par rapport au travail graphique qui suit, n´apporterait rien sur ce type d´architecture en passant à 64 bits. Ce n´est certainement pas un facteur limitant pour l´heure, on verra dans quelques années. Vu de plus près, le processeur est donc un Pentium III Copermine 733 MHz en package mobile FC-BGA soudé directement. Cela réduit les coûts et fait gagner de la place.