Daijiro Kato est toujours dans le coma
L´état de santé de Daiiro Kato est toujours jugé très grave, malgré une légère amélioration enregistrée ces dernières heures. Sa tension et son rythme cardiaque se sont stabilisés mais un porte-parole du circuit de Suzuka a expliqué que le pilote japonais était toujours inconscient et maintenu sous assistance respiratoire dans le service de réanimation de l´hôpital central de Yokkaichi.
Aucun bullletin officiel n´a été émis par l´hôpital et il ne devrait y en avoir un qu´en cas d´évolution importante de la santé de Kato. Makoto Tamada, présent aux côtés de son ami dès les premières heures, donne les dernières nouvelles. « Je n´arrive toujours pas à y croire », confiait-il. « Je ne sais pas comment prendre ce qui est arrivé à Daijiro. Je peux seulement prier pour qu´il se rétablisse et, actuellement, je suis au temple. Après la course, je me suis rendu immédiatement à l´hôpital. Hier, sa tension, qui avait été très basse, est remontée. Même s´il a passé les heures les plus critiques après l´accident, les médecins disent qu´il est toujours en danger. Il est difficile de prédire l´évolution de la situation. »
La première nuit ayant suivi l´accident, le docteur Claudio Costa, médecin du paddock, avait pu examiner les lésions des première et deuxième vertèbres cervicales et avait confié que si, toutefois, Daijiro venait à s´en sortir, il resterait « tétraplégique et ne pourrait respirer seul ».
« Si l´on réunit la condition de Guido Paci, pour ce qui est des lésions cérébrales, à celle de Lorenzo Ghiselli pour la fracture des cervicales, on n´arrive pas à la gravité des blessures de Daijiro Kato », avait il ajouté.
Au chevet de Daijiro, l´ont rejoint sa famille, sa femme Maki, qui a donné naissance à leur second enfant, une petite fille, le 26 mars dernier, mais aussi les hommes d´HRC, les pilotes Tohru Ukawa, Norick Abe, Youichi Ui, Nobby Ueda, Kazuto Sakata, Takeshi Tsujimura, Takuma Aoki et Haruchika Aoki et, bien sûr, son team manager Fausto Gresini. Tous abattus par la douleur.