Les affres du multiportage
A l´époque de sa sortie sur Dreamcast, Soulcalibur premier du nom faisait figure de claque visuelle. La console de Sega avait fourni un support de choix, démultipliant le nombre de polygones à l´écran par rapport à Soul Edge sur PSOne. Arrivant sur Xbox après Dead or Alive 3, Soulcalibur risquait d´avoir fort à faire pour nous faire oublier la débauche d´effets spéciaux de la Team Ninja. Autant le dire de suite, là où Tecmo a produit un titre sublime, Namco ne nous propose qu´un titre excellent. Entendons nous bien, Soulcalibur 2 est beau, très beau même. Mais il souffre du syndrome du multiplateformes. Développer un jeu sur trois supports nécessite de diviser par trois les équipes. Visuellement, Soulcalibur 2 ne provoque pas l´émerveillement, sans doute blasés que nous sommes par DOA3. Tout commence pourtant avec une magnifique cinématique en images de synthèse présentant chaque protagonistes dans de petites scènes. Néanmoins, celle-ci n´égale pas l´intro de Soul Blade qui restera à jamais dans les mémoires, tant pour sa musique que pour son éclat.
Les arènes, pour commencer, n´ont bénéficié d´aucun des effets propres à la console de Microsoft. C´est d´autant plus désolant qu´elles sont plutôt bien conçues, alternant les zones fermées et les zones ouvertes, où le ring-out devient possible. Mais on aurait aimé des effets d´eau plus convaincants ou un peu de bump mapping sur l´herbe et la pierre par exemple. Idem pour les effets de lumière qui sont parfois décevants.Les personnages sont pour leur part absolument magnifiques. Bien que légèrement inférieurs en définition à ceux de DOA3
Au chapitre des points négatifs, on rajoutera quelques bugs de collision, notamment lors des projections ou des chutes des personnages et de certaines poses de victoires. Sans être dramatiques, ce sont des erreurs qui gâchent un peu le plaisir. Le jeu ayant été si souvent repoussé, Namco aurait pu soigner la finition.
désolant ! !