J´ai commencé a ecrire une petite suite de la traduction française que j´ai trouvée. Je me demande si, pour les noms des spartans ( blue-two, -tree, -four et -five), ça donnerais si je leur donnais le nom de mes profils de mon jeu Halo: Typhus ( évidement), Cyrus, Aquarius et Tyrranus. donnez votre avis. Et pour ceux qui ne l´auraient pas trouvé: le texte officiel va venir dans 3 minutes.
Halo : The Fall Of Reach Date : 2003-01-01
Type : fan story
Auteur : Officiel
0500 heures, 12 février 2535 ( Calendrier militaire)/Système Lambda Serpentis, Jéricho VII Théâtre des opérations
"Contact. Toutes les équipes en attente : contact ennemi, sur ma position."
Le Chef savait qu´il y en avait sans doute plus d´une centaine. Les détecteurs de mouvement s´affolaient. Mais il voulait les voir de ses propres yeux. Son entraînement lui avait appris une chose : "Les machines tombent en panne ; pas les yeux." Les quatre Spartans qui composaient la Blue Team couvraient ses arrières, immobiles et silencieux dans leurs armures de combat MJOLNIR. Quelqu´un avait dit un jour que, dans ces armures, ils ressemblaient à des dieux de la guerre grecs… mais les Spartans étaient beaucoup plus efficaces et impitoyables que les dieux d´Homère ne l´avaient jamais été.
Il fit lentement glisser la sonde de fibre optique vers le sommet des rochers qui le surplombaient de trois mètres. Quand elle fut en place, le chef la relia à l´écran tête haute de son casque.
De l´autre côté, se trouvait une vallée aux parois rocheuses ravinées. Au milieu coulait une rivière… et sur les deux rives, aussi loin que l´on pouvait voir, les campements des Grunts.
Le Covenant utilisait ces extraterrestres comme chair à canon. Ils mesuraient environ un mètre, portaient des scaphandres de combat qui reproduisaient l´atmosphère de leur monde glacé. En les voyant, le chef ne pouvait s´empêcher de les comparer à des chiens bipèdes. Pas seulement à cause de leur apparence, mais aussi parce que leur langage, malgré le nouveau logiciel de traduction, était une étrange combinaison de glapissements aigus, d´aboiements gutturaux et de grognements.
Ils n´étaient guère plus intelligents que des chiens mais ce qui leur faisait défaut dans la tête, ils le compensaient dans les tripes. Il les avait vus se jeter sur l´ennemi jusqu´à ce que le sol soit jonché des cadavres de leurs frères… et que l´adversaire soit à court de munitions.
Ces Grunts étaient particulièrement bien armés : pistolets à aiguilles, pistolets à plasma et surtout quatre canons à plasma stationnaires. C´est ce qui inquiétait le chef.
Autre problème : ils étaient au bas mot un millier.
Cette opération devait se dérouler sans accroc. La mission de Blue Team était de faire sortir l´arrière garde du Covenant pour permettre à Red Team de s´infiltrer discrètement. Red Team pourrait alors poser une tête nucléaire HAVOK. Quand le prochain vaisseau du Covenant atterrirait, abaisserait ses boucliers et commencerait à décharger ses troupes, une surprise de trente mégatonnes les attendrait.
Le Chef détacha sa fibre optique et recula d´un pas. Il transmit l´information tactique à son équipe sur une fréquence COM sécurisée.
"On est quatre, murmura Blue-Two sur la liaison. Et ils sont mille ? Dommage pour nous.
- Blue-Two, je veux que tu montes là-haut avec les lanceurs Jackhammer. Dégage les canons et attendris un peu les plantons. Blue-Three et Five, vous me suivez. On canalise la foule. Blue-Four : tu prépares le tapis rouge. Compris ? "
Quatre lumières bleues s´allumèrent sur son écran tête haute, indiquant que ses hommes avaient bien reçu ses ordres.
"À mon signal, dit le Chef en s´accroupissant. Go ! "
Blue-Two s´élança gracieusement vers la crête, trois mètres plus haut. Il n´y eut aucun son quand lorsqu´elle atterrit sur le calcaire, dans son armure MJOLNIR d´une demi tonne. Elle épaula un lanceur et se mit à courir le long de la crête. C´était la plus rapide de toute l´équipe. Il était sûr que les Grunts n´arriveraient pas à la verrouiller pendant les trois secondes où elle serait exposée. Rapidement Blue-Two vida les deux tubes de son Jackhammer, lâcha le lanceur, et tira les deux autres roquettes tout aussi vite. Les projectiles fauchèrent la formation des Grunts, puis explosèrent. L´un des canons stationnaires se renversa, avalé par l´explosion, et le canonnier fut projeté au sol.
Elle lâcha son lanceur, sauta et se releva avant de s´élancer à toute vitesse vers le point de repli.
Le Chef, Blue-Three et Blue-Five gagnèrent à leur tour le sommet de la crête. Le Chef passa en infrarouge pour voir au travers des nuages de poussière et de fumée de carburant, juste à temps pour voir la deuxième salve de Jackhammers frapper leur cible. Deux fleurs consécutives de lumière, de feu et de tonnerre décimèrent les premiers rangs des Grunts, et surtout, réduisirent le dernier canon à plasma en décombres fumants.
Le Chef et ses hommes ouvrirent le feu avec leur fusil d´assaut MA5B ; un tir en rafales continu, quinze cartouches à la seconde. Les balles perforantes criblaient les extraterrestres, déchirant leurs combinaisons et mettant le feu aux réservoirs de méthane qu´ils transportaient.
Des traînées de flammes se mirent en mouvement à mesure que les Grunts blessés couraient, égarés par la surprise et la douleur.
Ils finirent par réaliser ce qui se passait… et d´où venait l´attaque. Les Grunts se regroupèrent et chargèrent en masse. Un tremblement secoua le sol et la pierre poreuse sur laquelle se tenait le Chef.
Les trois Spartans terminèrent leurs chargeurs de balles perforantes puis passèrent aux balles faucheuses d´un mouvement parfaitement synchrone. Ils mitraillaient la marée de créatures qui déferlait sur eux. Elles tombaient, ligne après ligne. Et ceux qui les suivaient piétinaient les corps de leurs camarades morts.
Les aiguilles explosives ricochaient sur l´armure du Chef, explosant en frappant le sol. Il aperçut un éclair de plasma, s´écarta et entendit l´air grésiller là où il se tenait une fraction de seconde plus tôt.
"Renfort aérien Convent en approche, annonça Blue-Four sur la liaison radio. Arrivée prévue : dans deux minutes, Chef.
- Bien reçu, confirma ce dernier. Blue-Three et Five : maintenez le feu pendant cinq secondes, puis repliez-vous. Zéro ! "
Leurs voyants de confirmation s´allumèrent brièvement pour confirmer l´ordre.
Les Grunts étaient à trois mètres du mur. Le Chef lança deux grenades. Blue-Three, Five et lui descendirent de la crête, atterrirent en roulé-boulé et se mirent à courir.
Deux détonations sourdes firent vibrer le sol. Les jappements et aboiements des Grunts en approche noyèrent toutefois le bruit des grenades.
Le Chef et son équipe parcoururent en courant le demi kilomètre de pente sablonneuse en tout juste trente-deux secondes. La colline se terminait par un à-pic de deux cents mètres jusque dans l´océan. La voix de Blue-Four craqua sur le canal radio.
"Le tapis rouge est déroulé, Chef. Prêt et en attente.
La masse des Grunts ondulait comme un tapis vivant de peau couleur acier, de griffes et d´armes chromées. Certains dévalaient la pente à quatre pattes. Ils aboyaient et hurlaient, impatients de faire couler le sang des Spartans.
- Go pour le tapis, ordonna le Chef à Blue-Four."
La colline explosa - des colonnes de sable, de feu et de fumée montèrent vers le ciel.
Les Spartans avaient enterré une vraie toile de mines anti-tanks Lotus un peu plus tôt dans la matinée. Du sable et des morceaux de métal rebondirent contre le casque du Chef.
Toute l´équipe derrière lui, il ouvrit le feu pour éliminer les derniers Grunts encore vivants, qui s´efforçaient de se relever.
Son détecteur de mouvement lança une alerte. Des projectiles approchaient, au-dessus de lui à deux heures. Leur vitesse était supérieure à cent kilomètres heure.
Cinq Banshees du Convent apparurent au-dessus de la crête.
"Nouveaux contacts. Toutes les équipes, feu à volonté ! Hurla-t-il."
Les Spartans tirèrent sur les appareils extraterrestres sans hésiter. Les balles rebondirent sur l´armure chitineuse des volants. Il faudrait un coup de chance pour détruire les anti-grav au bout des courtes ailes des appareils.
Mais les tirs attirèrent l´attention des extraterrestres. Des lances de feu jaillirent des canons des Banshees. Le Chef plongea et se remit sur pieds. Le sable explosa là où il se tenait un instant plus tôt. Des globules de verre en fusion éclaboussèrent les Spartans.
Les Banshees les survolèrent en hurlant… puis prirent un virage serré pour effectuer un deuxième passage.
"Blue-Three, Blue-Five : Manœuvre Theta", ordonna le Chef.
Blue-Three et Five levèrent le pouce. Ils se regroupèrent au bord de la falaise et s´arrimèrent aux câbles suspendus le long du précipice.
"Vous avez prévu les mines avec du feu ou des shrapnels ? demanda le Chef.
- Les deux, répondit Blue-Three.
- Parfait, sourit le Chef en attrapant les détonateurs. Couvrez-moi."
Les mines n´avaient pas été prévues pour abattre des cibles en vol ; les Spartans les avaient installées pour nettoyer les Grunts. Mais sur le terrain, il fallait improviser. C´était un autre enseignement capital dans leur formation : s´adapter ou crever.
Les Banshees se mirent en formation en V et descendirent vers eux, presque au ras du sol.
Les Spartans ouvrirent le feu.
Des éclairs de plasma surchauffé sillonnaient l´air.
Le Chef plongea sur la droite, puis sur la gauche. Il se baissa. Ils visaient de mieux en mieux.
Les Banshees n´étaient plus qu´à cent mètres. Cinquante. Leurs armes à plasma se rechargeaient peut-être assez vite pour tirer une nouvelle salve. Et à cette distance, le Chef ne pourrait pas plonger.
Les Spartans sautèrent de la falaise, le dos tourné vers le vide, en tirant sans s´arrêter. Le Chef sauta aussi, et déclencha les détonateurs.
Les dix mines, chacune constituée d´un tonnelet de métal rempli de napalm et de douilles vides, avaient été enterrées à quelques mètres du bord de la falaise, la gueule inclinée à trente degrés. Quand les grenades au fond des tonnelets explosaient, tout ce qui se trouvait devant prenait une méchante bouffée de chaleur.
Les Spartans heurtèrent le flanc de la falaise avec force quand les câbles d´acier auxquels ils étaient accrochés se tendirent.
L´onde de choc brûlante les dépassa. Un battement de cœur plus tard, cinq Banshees en flammes passèrent au-dessus de leur tête, laissant derrière elles d´épaisses traînées de fumée en s´inclinant vers l´eau. Les appareils disparurent sous les vagues d´émeraude.
yo tiphus ca va???
vive les jambloutois
. Les Spartans restèrent accrochés là un instant, à l´affût, les fusils d´assaut pointés sur les flots.
Aucun survivant ne refit surface.
Les soldats descendirent en rappel jusqu´à la plage, et retrouvèrent Blue-Two et Four.
"Red Team rapporte que la mission est remplie, Chef, informa Blue-Two. Ils nous envoient leurs compliments.
- Ça ne va pas changer grand-chose, murmura Blue-Three avec un coup de pied rageur dans le sable. Pas comme quand ces Grunts ont massacré le 105e Aéroporté. Ils devraient souffrir autant que nos gars ont souffert."
Le Chef n´avait rien à répondre à cela. Son travail n´était pas de faire souffrir l´ennemi. Son rôle était de remporter des victoires. Quel qu´en soit le prix.
"Blue-Two, lança-t-il. Trouvez-moi une ligne orbitale.
- Bien reçu, répondit-elle avant de le mettre en liaison avec le système SATCOM.
- Mission accomplie, Capitaine de Blanc, informa le Chef. Ennemi neutralisé.
- Excellente nouvelle, soupira le Capitaine avant d´ajouter : Mais nous vous ramenons à la base, Chef.
- Mon Capitaine, on a à peine commencé le travail, ici.
- Vu d´ici, les choses sont différentes. Rendez-vous au point d´extraction immédiatement.
- Compris, mon Capitaine.
Le Chef coupa la communication et se tourna vers l´équipe.
- La fête est finie, Spartans. On décolle dans un quart d´heure."
Ils se lancèrent au trot le long des dix kilomètres de plage, et retournèrent à leur navette, un Pélican, poussiéreux et cabossé par trois jours de combats acharnés. Ils montèrent à bord et les moteurs prirent vie.
Bleu-Two enleva son casque et se gratta le crâne sous ses cheveux bruns coupés ras.
"C´est dommage de quitter une planète comme celle-là, dit-elle en s´appuyant contre l´écoutille. Il n´en reste pas beaucoup."
Le Chef se tenait à côté d´elle, et regardait par le hublot. Sous leurs pieds, de vastes plaines herbeuses, l´étendue verte de l´océan, et quelques nuages dans le ciel, sur fond de soleils couchants rouges.
"Il y en aura d´autres, la rassura-t-il.
- Vraiment ? Murmura-t-elle en retour."
Le Pélican montait rapidement dans l´atmosphère, le ciel s´assombrit, et ils furent bientôt au beau milieu des étoiles.
En orbite, ils retrouvèrent des dizaines de frégates, des destroyers, et deux énormes vaisseaux transporteurs. Tous portaient des traces de brûlure et des trous dans la coque. La flotte manœuvrait pour sortir de l´orbite. Le Pélican se glissa dans les docks du destroyer UNSC Resolute. Malgré les deux mètres de blindage en titanium-A et les armes modernes qui l´entouraient, le Chef préférait avoir les deux pieds par terre, dans une vraie gravité, et une véritable atmosphère à respirer. Un endroit où il puisse contrôler des événements, où sa vie ne dépendrait pas de pilotes anonymes. Il n´était pas à sa place sur un vaisseau.
Il n´était bien que sur le champ de bataille.
Le Chef prit l´ascenseur jusqu´au pont pour faire son rapport, profitant de ce court répit pour lire le débriefing de Red Team sur l´écran de son casque. Comme prévu, les Spartans des Teams Red, Blue et Green, ainsi que trois divisions de UNSC Marines aguerris au combat, avaient immobilisé la progression du Covenant. Les pertes n´étaient pas toutes enregistrées, mais au moins à la surface, toute la force extraterrestre avait été enterrée.
Les portes de l´ascenseur s´ouvrirent un instant plus tard ; il s´avança sur le pont gainé de caoutchouc. Il salua le Capitaine de Blanc d´un geste raide.
"Mon Capitaine, au rapport."
Les sous-officiers du pont reculèrent en voyant le Chef. Ils n´avaient pas l´habitude de voir un Spartan dans son armure MJOLNIR : la plupart des troupes de terrain n´avaient même jamais vu un Spartan. Son armure d´un vert iridescent couvrant les couches noires mates qui lui gainaient le corps lui donnaient un air mi-gladiateur mi-machine. Et pour l´équipage, il avait autant l´air d´un extraterrestre que le Convenant.
Sur tous les écrans s´affichaient des astres et les quatre lunes argentées de Jéricho VII. En l´arrière-plan, une constellation se rapprochait. Le Capitaine fit signe au Chef de se rapprocher pour regarder cet essaim d´étoiles, le reste du détachement.
"Ça recommence."
"Permission de rester sur le pont, mon Capitaine ? demanda le Chef. J´aimerais voir comment cela se passe, cette fois, mon Capitaine."
Le Capitaine baissa la tête, l´air las. Il regarda le Sergent Chef d´un air tourmenté.
"Très bien, Chef. Après tout ce que vous avez fait pour sauver Jéricho VII, nous vous devons bien ça. Mais nous ne sommes qu´à trente millions de kilomètres du système, et j´aimerais vraiment m´éloigner.
Il se tourna vers l´officier de NAV.
- Cap un deux zéro. Préparez notre vecteur de sortie.
Il se tourna vers le Chef.
- Nous restons pour regarder. Mais si ces salauds bougent ne serait-ce qu´un cil dans notre direction, on dégage à toute vitesse.
- Compris, mon Capitaine. Merci."
Les moteurs du Resolute prirent vie, et le vaisseau s´éloigna.
Près d´une quarantaine de vaisseaux du Covenant ( des gros, des destroyers et des croiseurs) apparurent dans le système. Ils étaient élancés, et ressemblaient plus à des requins qu´à des vaisseaux spatiaux. Leurs flancs s´éclairaient sous l´effet du plasma, avant de le faire pleuvoir sur Jéricho VII.
Le Chef regarda pendant une heure et ne bougea pas un muscle.
Les lacs, rivières et océans de la planète furent vaporisés. D´ici le lendemain, l´atmosphère se serait évaporée elle aussi. Les champs et les forêts étaient vitrifiés, encore chauffés au rouge par endroits.
Là où se tenait autrefois un paradis, il ne restait que l´enfer.
"Paré à quitter le système en hyperespace."
Le Chef continuait de regarder, l´air sévère.
Cela faisait dix ans que ça durait : le vaste réseau des colonies humaines réduit à une poignée de planètes par un ennemi implacable et sans merci. Le Chef avait tué l´ennemi au sol. Il en avait abattu, en avait poignardé, il en avait même brisé de ses propres mains. Au sol, les Spartans avaient toujours gagné.
Mais les Spartans ne pouvaient pas mener leur guerre dans l´espace. Chaque victoire mineure au sol se transformait en une défaite majeure en orbite. Il n´y aurait bientôt plus de colonie, plus de planète humaine, et plus aucun refuge.