Sortie aux USA : Printemps 2003
Sortie au Japon : Printemps 2003
Sortie en France : Printemps 2003
Une des grandes tendances ces dernières années est à la résurrection de jeux et de personnages autrefois mythiques, mais souvent oubliés depuis par le grand publique. Ninja Gaiden entre dans cette catégorie, sa dernière apparition datant de 1988, sur Famicom. Mais le passage à la 3D sera-t-il bénéfique à ce jeu auquel la 2D était des plus adaptée ?
Une histoire bien compliquée.
Au départ, le Ninja Gaiden développé sur la Naomi de Sega devait être porté sur PS2. Il avait même été annoncé au lancement de la console. Or, Itagaki, le créateur de Dead or Alive, ne souhaitait plus faire de softs pour la machine de Sony. Le jeu disparu des plannings et les rumeurs s’installèrent. Un temps supposé sur NGC, c’est sur Xbox que le hit de Techmo a été reconfirmé, les très bonnes ventes de Dead or Alive 3 y étant sûrement pour quelque chose. D’ailleurs, Ninja Gaiden bénéficiera d’une version optimisée du moteur de ce jeu de baston, ce qui nous garantit des graphismes très soignés. Les personnages sont remarquablement modélisés, les textures sont fines et variées. Autre chose intéressante, le décor est entièrement modélisé, du sol au plafond, ce qui nous changera des images bitmap. Quant aux effets de lumière, ils s’appliquent, comme le veut la norme actuellement, en temps réel. En un mot : magnifique !
Un gameplay très travaillé.
Le jeu est très axé sur le combat au katana, action qui pourrait pour une fois être facile à réaliser grâce à un système de jeu totalement inédit. Vous pourrez aussi utiliser des shurikens et bien sûr d’autres armes plus conventionnelles. Pour faciliter les phases de combat, un système de lock-on devrait être adopté : vous pourrez tourner autour de vos adversaires sans les perdre de vue. Encore une possibilité digne d’intérêt : la capacité de monter aux murs. Techmo risque d’avoir du travail pour que Ninja Gaiden soit jouable, mais on peut leur faire confiance, même si on se doute que toutes les touches de la manette seront utilisées, ce qui n’est pas toujours un plus…
Un scénario classique ?
Vous devrez affronter dans une ambiance assez ténébreuse à la fois une faction paramilitaire et des créatures monstrueuses. Mais la grande originalité du scénario tient plus dans son déroulement. Contrairement à la tradition vidéo-ludique japonaise qui veut que le joueur soit guidé tout au long de l’aventure, Itagaki a préféré qu’il trouve les solutions par lui-même. On ne sait pas ce que çà va donner concrètement, mais cela pourrait être vraiment étonnant.