Le neutrino est également traqué lors d’événements extrêmement rares : c’est le cas de la double désintégration bêta, où au lieu d’un seul électron et d’un antineutrino comme dans la désintégration bêta classique, ce sont simultanément deux électrons et deux antineutrinos qui sont émis. Cette désintégration, spécifique de certains noyaux atomiques, survient si rarement qu’il faut attendre de l’ordre de 10 milliards de milliards d’années pour que la moitié d’un échantillon d’un kilogramme de matériau ( susceptible de subir cette désintégration comme le molybdène-100 ou le sélénium-82 par exemple) se soit désintégré de cette manière. Mais les physiciens ( ceux de l’expérience Nemo par exemple, dans le laboratoire souterrain de Modane [CEA/CNRS]) essaient de détecter des évènements encore plus rares où seuls deux électrons seraient émis : ceci prouverait que le neutrino est sa propre antiparticule.