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probléme avec internet

LaChatteMachine
LaChatteMachine
Niveau 3
01 février 2005 à 21:25:45

La plus grande figure féminine de son époque. La première grande femme politique. Libérale. Courageuse : elle a résisté jusqu´au bout à Napoléon.

La vie de Madame de Staël est sans doute son meilleur roman : curieuse de tout, prônant l´esprit de tolérance et la fidélité aux idées des Lumières, elle est l´un des esprits les plus clairvoyants des années 1800. Son intelligence lui permet d´être admise dans les cercles politiques exclusivement masculins. Bien plus : elle organise elle-même, à Paris, en Suisse et dans toute l´Europe, la résistance au pouvoir impérial, négation de toutes les libertés qu´elle défend.

Fille du banquier Necker, ministre de Louis XVI, elle passe son enfance dans un milieu intelligent, modéré et ambitieux. Dans le salon de sa mère, la jeune fille brille par son esprit. A vingt ans, elle épouse l´ambassadeur de Suède à la cour de France, le baron de Staël-Holstein, de dix-sept ans son aîné. Grande lectrice de Rousseau, marquée par les idées des Lumières, elle accueille avec joie la Révolution. Pourtant, sa situation, à partir de 1792, devient intenable : elle soutient la Monarchie Constitutionnelle, se met à dos les républicains et la noblesse.

A la suite des massacres de septembre, elle s´enfuit à Coppet ( Suisse) avec son père. Mais elle reste fidèle aux idées républicaines comme le montre l´ouvrage qu´elle écrit en 1798 sans le publier : Des circonstances actuelles qui peuvent terminer la Révolution et des principes qui doivent fonder la république en France.

Elle commence à défendre une sorte de parlementarisme à l´anglaise auquel elle demeurera fidèle toute sa vie. Elle prône l´éducation du peuple, qui doit accéder à la plénitude des droits politiques. En fait, Madame de Staël est la première femme officiellement reconnue comme philosophe politique.

Le gouvernement de Thermidor la rassure : elle regagne Paris. Pourra-t-elle, enfin, jouer un rôle actif auprès du gouvernement qui succède à la Terreur ? On se méfie en haut lieu de cette femme. Sa tolérance est suspecte. Surtout si elle s´enseigne dans un salon, vivier toujours possible pour l´opposition. Le Directoire préfère lui interdire Paris. Elle y revient pour de courts séjours.

En 1797, elle rencontre le général vainqueur de la campagne d´Italie. Elle voudrait que Bonaparte soit le libéral qui fasse triompher la liberté, sa liberté, après les échecs de la Révolution.

Bonaparte est décontenancé par cette femme aux idées si contraires aux siennes. Il ne sait comment se conduire avec elle, reste vague. Mais il la ménage, comme s´il sentait un danger qu´il n´arrive pas à cerner.

Madame de Staël revient de ses illusions après la promulgation de la Constitution de l´an VIII : c´est dans l´interdit et la clandestinité qu´elle devra continuer son œuvre de philosophie politique.

Car, peu à peu, la combativité de Madame de Staël se mue en franche opposition. Son salon devient le rendez-vous des mécontents. Le pouvoir s´inquiète. Une femme, la séduction qu´elle exerce autour d´elle - sa liaison avec Benjamin Constant est connue de tous y compris dans l´entourage de Bonaparte - un salon, une puissance non négligeable sont autant de raisons de se méfier.

Les idées de Madame de Staël se propagent rapidement. Un nouveau livre, édité en 1800 : De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, traite de l´évolution des sociétés, des genres littéraires. Le droit absolu de l´écrivain à sa liberté est une idée que le Premier Consul ne peut accepter. Et qui lui fait peur. C´en est trop : il faudrait interdire à l´auteur de publier. Bonaparte commence à voir partout autour de lui l´empreinte de Madame de Staël. Ses principaux rivaux, dont Bernadotte, ne fréquentent-ils pas son salon ?

Delphine, roman qu´elle publie en 1802, fourmille d´idées sociales, politiques et religieuses qui l´exaspèrent. Le Premier Consul fait savoir à Madame de Staël qu´elle est indésirable dans la capitale; comme elle persiste, il lui donne ordre, le 15 octobre 1803, de se tenir à quarante lieues au moins de Paris jusqu´en 1810.

Madame de Staël émigre. L´hostilité que lui manifeste Napoléon la rend célèbre. Bien des portes s´ouvrent devant elles. En Allemagne, les Cours souveraines lui réservent un accueil digne d´un chef d´Etat.

La rencontre des plus grands intellectuels allemands est déterminante : Goethe, Schiller, Schlegel ( qui devient le précepteur du jeune Auguste de Staël, son fils) sont ses amis. Peu à peu, le " groupe de Coppet", qui date du premier exil en Suisse, s´agrandit considérablement. Madame Récamier s´y joint. Les différents membres viennent d´horizons très divers. Dans ce salon, c´est l´idée même de pluralité des nations, concept si important par la suite, qui se forge. On met en pratique, dans le cadre idéal de Coppet, le cosmopolitisme des Lumières.

A la suite de menaces de plus en plus concrètes, elle s´installe en Allemagne en 1808 et recommence à écrire. En 1810, De L´Allemagne est terminé. Madame de Staël revient alors incognito à Paris pour faire imprimer l´ouvrage. Mais Fouché, le ministre de la police, fait saisir la totalité de l´édition. Deux mille exemplaires sont brûlés. Coup terrible pour l´écrivain. Il ne sera publié que trois ans plus tard, à Londres. En attendant, elle est assignée à résidence à Coppet, étroitement surveillée, avec interdiction de publier quoi que ce soit. Napoléon fait même écrire à Schlegel pour lui interdire de revoir Madame de Staël. Il empêche le jeune Auguste d´entrer à l´Ecole Polytechnique.

En 1812, après avoir épousé M. de Rocca, un jeune officier suisse, elle s´enfuit. Depuis longtemps, elle rêvait de l´Angleterre, seul pays à ses yeux capable d´incarner la véritable liberté. Mais des fuites contraignent Madame de Staël à changer ses plans : elle gagne Vienne, la Russie, la Suède, et enfin l´Angleterre. En Russie, l´écrivain est reçue chaleureusement par Pouchkine le jour même où la Grande Armée franchit le Niémen.

Fin septembre, elle arrive à Stockholm où l´attend Bernadotte, l´ami de longue date devenu prince héritier de Suède et régent du royaume. La lutte contre l´Empereur prend une nouvelle ampleur. L´enjeu : préserver l´esprit des Lumières. Partout Madame de Staël tente de stimuler l´ardeur des ennemis de Napoléon.

A Londres elle rencontre le futur roi Louis XVIII en qui elle veut voir l´homme capable de réaliser la Monarchie Constitutionnelle idéale. Lucide, elle perçoit la désastreuse influence que vont avoir sur le roi les émigrés arrogants.

A la Restauration, elle se fixe définitivement en France. La fin de sa vie sera occupée à la rédaction des Considérations sur la Révolution française ( 1818), ouvrage de synthèse et de réflexion. Fidèle à elle-même, elle clôt le livre par un appel à la liberté. Ces Considérations ouvrent une voie, celle du romantisme actif qui s´oppose à celui des regrets et de la nostalgie : la perfectibilité de la société, thème éternel, y est inlassablement affirmée.

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
01 février 2005 à 21:26:24

Adieu topic... :nonnon:

tyler-knox
tyler-knox
Niveau 11
01 février 2005 à 21:26:56

Trop long a lire,pas interessant,pas a sa place.

HitomiForever
HitomiForever
Niveau 21
01 février 2005 à 21:27:21

T´es un boulet mais sur ce coup tu m´as fait rire :rire:

LoverMajestic
LoverMajestic
Niveau 4
01 février 2005 à 21:31:06

Quelle différence entre sénescence et maladie neurodégénérative?

Vie et mort des neurones dans le cerveau vieillissant

Deux idées fausses sont répandues. Tout d´abord, notre cerveau perdrait un nombre important de neurones au cours du vieillissement normal. Ensuite, cela expliquerait les troubles de la mémoire qui apparaissent avec l´âge. Or une mort cellulaire étendue ne survient que dans les démences neurodégénératives, comme la maladie d´Alzheimer. Dans le vieillissement normal, il s´agit plutôt alors d´un changement des propriétés des neurones.

Certaines maladies neurodégénératives ( maladies d´Alzheimer ou de Parkinson, par exemple) sont souvent associées au vieillissement. Il s´agit pourtant de phénomènes bien distincts, comme nous allons le voir. La mort cellulaire est le propre des pathologies neurodégénératives : certains circuits nerveux majeurs sont interrompus par la mort de neurones et la perte de synapses*, en général de manière sélective. Ainsi, la maladie de Parkinson est-elle caractérisée par la dégénérescence quasi totale d´une structure appelée " substance noire " . Quant à la maladie d´Alzheimer, le tableau clinique est hétérogène. En ce qui concerne le cortex, on distingue des zones primaires, qui traitent l´information sur un mode unique ( visuel, auditif, moteur...) et des zones associatives, qui comme leur nom l´indique, traitent l´information de manière intégrée, plus complexe, et sont impliquées dans les fonctions dites supérieures comme le langage, la reconnaissance des visages, etc. Les premières ne souffrent que de pertes minimales, mais les dégâts sont importants dans les secondes. Le circuit le plus vulnérable est la connexion entre deux structures essentielles à la mémoire : le cortex entorhinal* et l´hippocampe*. Elle est appelée « voie perforante ».

Anatomie. Le cortex entorhinal ( CE) est une région d´extraordinaire convergence, réunissant des informations en provenance de tout le cortex associatif, une sorte d´entonnoir dans lequel passent des données déjà traitées ailleurs dans le cerveau, avant d´aller rejoindre l´hippocampe. Ce dernier, quant à lui, joue un rôle primordial dans les processus de mémorisation. Les deux struc-tures cérébrales sont contiguës. Et si l´ensemble occupe dans l´espace une forme compliquée, le trajet de l´information est linéaire, en première approximation : du cortex entorhinal, l´information pénètre dans l´hippocampe via la voie perforante, jusqu´à une zone appelée gyrus denté. De là, elle repart vers une autre zone de l´hippocampe, CA3 ( CA pour corne d´Ammon) puis vers une troisième, appelée CA1 ( fig. 2).

Les neurones de la voie perforante forment un ensemble particulier. Ils se situent pour la plupart dans la deuxième des six couches du cortex. Chez les sujets souffrant de la maladie d´Alzheimer, même très légèrement, on observe une perte assez étendue de neurones dans cette couche du cortex entorhinal, pouvant atteindre 50 %. Cette perte est parfois directement observable par imagerie ( IRM*, par exemple). Dans les cas sévères de la maladie d´Alzheimer, 90 % de ces neurones disparaissent. La destruction de la voie perforante peut alors mener à une interruption globale des connexions entre les zones associatives du cortex et de l´hippocampe, ce qui pourrait expliquer au moins une partie des troubles mnésiques liés à la maladie. Cette mort neuronale est sélective. D´autres parties de l´hippocampe, tels le gyrus denté ou de la région CA3, sont très résistantes à la dégénérescence chez le malade(1).

Deux signes neuropathologiques s´ajoutent à la dégénérescence dans la maladie d´Alzheimer. On observe tout d´abord dans les tissus atteints la présence de plaques séniles : des structures sphériques microscopiques formées d´un coeur de protéines insolubles, et entourées de prolongements nerveux anormaux. Elles sont composées, en partie, de la protéine b-amyloïde. Les dégénérescences neurofibrillaires ( DNF) constituent le deuxième signe. Celles-ci se situent à l´intérieur des cellules. Ce sont également des accumulations de protéines anormales, cette fois en rubans ou en faisceaux. Plaques séniles et dégénérescences neurofibrillaires sont considérées comme le reflet de la progression de la maladie et signalent une perturbation des circuits cérébraux. Elles conditionnent le diagnostic de la maladie. Cependant, leur seule présence ne suffit pas à expliquer la démence observée chez les patients puisqu´elles existent également chez des individus âgés sains. Dans le vieillissement normal, le nombre de DNF est extrêmement faible. Si la vaste majorité des humains après 55 ans ont certes quelques DNF, ou des neurones « en transition » vers une DNF dans la deuxième couche du cortex entorhinal ( fig. 1), ces individus sont a priori asymptomatiques, et ne souffrent d´aucune perte de mémoire manifeste. Cette observation contraste avec les analyses post mortem de patients atteints de la maladie d´Alzheimer : les DNF sont répandues dans tout le cortex associatif ( fig. 3).

Une relation trouble. Finalement, la relation entre la présence des DNF et la maladie reste assez obscure. Il n´existe ainsi aucun argument reliant la formation de DNF qui survient dans le vieillissement normal avec une dégénérescence ultérieure plus grave, comme la maladie d´Alzheimer. De plus, il est improbable que le déclin de la mémoire dans le vieillissement normal résulte de la présence minime de DNF dans le cortex entorhinal. Enfin, il faut remarquer que la démence dans la maladie d´Alzheimer va bien au-delà de la perte de mémoire. Sa sévérité est plutôt corrélée avec le nombre de DNF du cortex en général qu´avec ceux du cortex entorhinal ou l´hippocampe(2).

Mais que se passe-t-il alors dans le vieillissement cérébral normal ?

Mort neuronale. L´idée d´une mort neuronale conséquence inévitable du vieillissement s´est répandue à partir des années 1950. Quelques articles démontrèrent une mort de neurones en l´absence de maladie neurodégénérative, chez l´être humain âgé, aussi bien que chez des primates non humains ou des rongeurs. Ces études présentaient des résultats disparates, mais leur ensemble suggérait que la plupart des aires du cortex et certaines parties de l´hippocampe perdaient de 25 % à 50 % de leurs neurones avec l´âge. A la fin des années 1980, la littérature fut analysé rigoureusement par Paul Coleman et Dorothy Flood de l´université de Rochester(3). Leur conclusion confirma qu´il existe une perte importante de neurones avec l´âge. Cependant, dans certains cas, de l´avis même des auteurs, les données pouvaient être mises en doute à cause de différences entre espèces ou souches, traitement des tissus, ou méthode expérimentale. Dans toutes ces études passées, les chercheurs mesuraient la densité des neurones dans une structure donnée, et non pas leur nombre. Ces mesures de densité pouvaient être biaisées par des changements de la taille des neurones ou des structures étudiées, que ce soit à cause de la préparation du tissu pour l´observation, ou à cause du processus de vieillissement lui-même. Le développement de méthodes plus rigoureuses pour compter le nombre et non plus la densité des neurones, en particulier les techniques dites stéréologiques a infirmé cet ancien point de vue ( fig. 4). Ces nouvelles techniques reposent à la fois sur l´observation ( en volume) de coupes plus épaisses et sur des techniques d´imagerie et de comptage informatique. Leur application à différentes espèces, y compris les humains, a mené à la conclusion que la chute du nombre de neurones n´est pas significative dans le vieillissement normal, au moins en ce qui concerne les deux structures cérébrales qui nous intéressent ici : le cortex entorhinal et l´hippocampe.

Etude fonctionnelle. Les travaux les plus intéressants pour le vieillissement sont ceux qui ont étudié une région cérébrale donnée, en association avec certaines fonctions. En particulier, P.R.. Rapp et M. Gallagher, à l´époque à l´université de Stony Brook à New York, ont analysé les données stéréologiques de l´hippocampe de rats âgés, et étudié simultanément leur comportement(4). Ils ont montré que la mort neuronale n´est probablement pas la cause du déclin fonctionnel. Dans leur étude, ils n´observent pas de diminution du nombre de neurones dans les différents champs de l´hippocampe, chez le rat âgé en comparaison avec le rat jeune. Des résultats similaires ont été obtenus grâce à des modèles de vieillissement cognitif avec des primates non humains.

Chez les personnes âgées non démentes, il n´y a aucune perte neuronale dans le cortex entorhinal ou dans la partie CA1 de l´hippocampe, les deux régions les plus impliquées dans la fonction mnésique.

Nicosoft_54
Nicosoft_54
Niveau 5
01 février 2005 à 21:33:06

Définition du terme: mongolisme
Libellé mongolisme ( n.m.)
Mot relié v. syndrome de Down
Définition
Source BÉRUBÉ, Louise. Terminologie de neuropsychologie et de neurologie du comportement, Montréal, Les Éditions de la Chenelière Inc.,1991, 176 p., p. 131.

Traduction en anglais: mongolism
Libellé mongolism ( n.)
Mot relié see Down´s syndrome
Définition
Source BÉRUBÉ, Louise. Terminologie de neuropsychologie et de neurologie du comportement, Montréal, Les Éditions de la Chenelière Inc.,1991, 176 p., p. 131.

Traduction en espagnol: mongolismo
Libellé mongolismo ( n.m)
Mot relié ver síndrome de Down
Définition
Source BÉRUBÉ, Louise. Terminologie de neuropsychologie et de neurologie du comportement, Montréal, Les Éditions de la Chenelière Inc.,1991, 176 p., p. 131.

darkneuneu
darkneuneu
Niveau 5
01 février 2005 à 21:42:18

Quand la Bourse ne finance plus les entreprises

Les marchés participent-ils encore au financement de l´économie réelle ? Alors qu´ils ont retrouvé leurs marges de manœuvre, des groupes décident de SE PASSER D´EUXet reversent plus de dividendes à leurs actionnaires qu´ils ne lèvent de capitaux. En 2004, 47 entreprises sont entrées à la Bourse de Paris, mais 46 en ont été radiées. Les investisseurs, surtout institutionnels, préfèrent les OBLIGATIONS aux actions, tandis que les fonds d´investissement privés RENONCENT de plus en plus à mettre leurs actifs en Bourse. Un tel comportement n´est pas sans conséquence pour l´économie : " Les marchés n´assurent plus le financement de la croissance, mais uniquement celui des déficits des Etats", s´inquiète l´économiste Patrick Artus. Sommes-nous entrés dans un CAPITALISME DE RENTE ? Des signes attestent d´un changement.

Pour le groupe chinois Hutchison Whampoa, la question ne s´est même pas posée : le rachat de Marionnaud finalisé, la société française de distribution de parfums sera retirée de la Bourse. Pour le groupe Pinault-Printemps-Redoute, le choix s´est aussi imposé au fil des mois : plutôt que la céder sur le marché, mieux valait vendre sa filiale Rexel à un fonds d´investissement privé, prêt à payer plus cher.

Depuis des mois, ils sont ainsi des dizaines de groupes à avoir décidé de se passer des marchés. Car la balance entre avantages et inconvénients ne leur semble plus à l´équilibre. Face à des règles de plus en plus contraignantes de gestion, des exigences de plus en plus élevées de rendement, ils ont le sentiment de ne pas être payés de retour, de ne pas trouver les capitaux dont ils ont besoin quand ils le souhaitent.

Au point que le sujet se généralise. Les marchés participent-ils encore au financement de l´économie réelle ? " Ils fonctionnent à l´envers. Les entreprises redonnent plus à leurs actionnaires qu´elles ne lèvent de capitaux", constate Vincent Treulet, stratégiste chez Ixis CIB.

Jamais par le passé la situation n´avait affiché un tel contraste. Selon les statistiques de la Société générale, les entreprises européennes ont versé, en 2004, 199 milliards d´euros de dividendes, soit 10 % de plus qu´en 2003, à leurs actionnaires. Elles ont dépensé en plus 30 milliards dans le rachat de leurs actions. Dans le même temps, les augmentations de capital, les introductions en Bourse, les placements se sont élevés à 110 milliards d´euros. Les groupes ont ainsi distribué 120 milliards d´euros de plus qu´ils n´ont obtenu de capital auprès des marchés financiers.

Le rapport est comparable en France. Les émissions en capital se sont élevées à 10,4 milliards d´euros en 2004, en baisse de 54,1 % par rapport à l´année précédente, selon les chiffres de l´Autorité des marchés financiers ( AMF). Les groupes, selon les premières estimations, ont reversé 18,5 milliards d´euros de dividendes à leurs actionnaires et racheté pour 10 milliards de leurs actions. Là encore, le marché a reçu 18 milliards d´euros de plus qu´il n´en a apporté aux groupes.

" La réalité est encore plus défavorable qu´il n´y paraît, ajoute Daniel Fermon, stratégiste sur les marchés d´actions à la Société générale. L´essentiel des levées de capitaux est lié à la poursuite des privatisations en Europe. Les Etats ont mis sur le marché des participations importantes comme Enel ( 7,6 milliards d´euros), France Télécom ( 5,1 milliards), la Snecma ( 1,3 milliard). Les opérations privées, elles, ont été très limitées."

D´autres signes semblent confirmer cette inversion. Ainsi, selon les chiffres d´Euronext, 47 entreprises nouvelles se sont inscrites à la Bourse de Paris en 2004, mais 46 ont été radiées. Les fonds d´investissements privés, eux, renoncent de plus en plus souvent à mettre leurs actifs en Bourse et choisissent de se revendre les sociétés entre eux. Un marché parallèle s´institue, des firmes changeant plusieurs fois de propriétaires en quelques années, à l´image du marchand de surgelés Picard, revendu deux fois en moins de cinq ans.

LOURD DE CONSÉQUENCES
Comment expliquer ce recul du rôle des marchés ? " Après chaque grande crise boursière, la gestion devient plus prudente. On assiste à une remontée des profits et de l´épargne des entreprises, constate Christine Rives-Flores, chef économiste Europe à la Société générale. Mais, cette fois-ci, nous assistons à une déformation jamais vue. Ce sont les entreprises désormais qui détiennent l´épargne face à des ménages et à des Etats de plus en plus endettés."

" Les actionnaires ont tellement perdu au cours des années 2000-2002 qu´il était normal que les entreprises leur reversent une partie des profits qu´elles ont reconstitués. Mais aujourd´hui, la contrainte actionnariale est devenue tout à fait exceptionnelle", poursuit de son côté Jean-Pierre Petit, chef économiste chez BNP Paribas.

Manque de visibilité pour les prochains mois, doute sur la rentabilité des projets, crainte de ne pas respecter les critères de rendement, concurrence accrue : les groupes utilisent tous les arguments pour justifier leur non-investissement, leur non-recours à de nouveaux capitaux. Pourtant, ils ont retrouvé toutes leurs marges de manœuvre : les taux d´autofinancement atteignent 110 % en Allemagne, 105 % aux Etats-Unis, 95 % en France. Mais, par peur d´effrayer leurs actionnaires, ils préfèrent la prudence. Et les marchés applaudissent.

Pour Patrick Artus, chef économiste d´Ixis CIB, le fait que " l´épargne n´aille plus vers le système productif" constitue un changement majeur, lourd de conséquences pour l´économie. " Nous ne sommes plus dans le cercle traditionnel : les profits d´aujourd´hui financent les investissements de demain. Les marchés n´assurent plus le financement de la croissance, mais uniquement celui des déficits des Etats", s´inquiète-t-il, persuadé que ces mécanismes ne peuvent que conduire à un développement de plus en lent de l´économie, les profits redistribués aux actionnaires ne servant pas, selon lui, à soutenir la consommation. D´autant que près de la moitié de ces revenus du capital vont à des investisseurs étrangers.

Certains observateurs veulent croire que " cette approche malthusienne" n´est que provisoire. " Les entreprises se retrouvent avec des cash-flows -liquidités disponibles- considérables. Elles vont maintenant relancer leurs investissements, et surtout les opérations de fusion-acquisition", parie M. Fermon. Les récentes offres publiques d´achat lancées par Procter & Gamble sur Gillette, par SBC Communications sur AT & T ou par Kodak sur le canadien Creo semblent confirmer ces prévisions.

D´autres pensent que les changements sont plus structurels. " Nous sommes revenus à la situation d´avant 1914, à un capitalisme de rente dans lequel les revenus de patrimoine et la rente obligataire priment sur les revenus du travail et les actions", dit M. Petit. Si cette hypothèse se confirmait, les marchés seraient alors contraints de se poser la question de leur rôle.

Martine Orange

Les revenus américains dopés par Microsoft

Le 20 juillet 2004, Microsoft annonçait qu´il allait distribuer un dividende exceptionnel de 32 milliards de dollars ( 24,5 milliards d´euros) en décembre. Jamais entreprise n´avait redonné autant à ses actionnaires. Payé le 2 décembre, ce coupon semble avoir eu un effet inattendu sur les revenus des ménages américains. Selon les estimations, ceux-ci se sont accrus de 3,7 % en décembre ; sans le dividende exceptionnel du fabricant de logiciels, ils n´auraient progressé que de 0,6 %. Cette rentrée d´argent a sans doute eu aussi un impact sur le taux d´épargne, qui a atteint 3,4 % en décembre. Microsoft a l´intention de distribuer plus de 75 milliards de dollars au total à ses actionnaires au cours des quatre prochaines années.

Droits de reproduction et de diffusion réservés Le Monde 2002.

LaChatteMachine
LaChatteMachine
Niveau 3
01 février 2005 à 21:49:41

:lol: le topikalacon

je penssais me faire insulter + que ca

LaChatteMachine
LaChatteMachine
Niveau 3
01 février 2005 à 21:50:47

Les coléoptères

L´ordre des coléoptères est celui parmi les insectes qui recèle le plus grand nombre d´espèces. Actuellement plus de 300 000 sont décrites, et on estime leur nombre à 1 500 000.

Leurs caractères principaux sont :

* Deux élytres cornés qui se juxtaposent au repos,
* pièces buccales broyeuses,
* métamorphose complète ( holométabole)

C´est parmi l´ordre des coléoptères que l´on dénombres le plus grand nombre de xylophages. En France, vivent plusieurs centaines d´espèces d´insectes dont les larves se développent aux dépend du bois. Cependant, toutes ne nous intéressent pas au même degré pour diverses raisons : soit elles ne s´attaquent pas au bois d´oeuvre, soit elles sont rares.

Cerambycidae

Ce sont les " capricornes" dont une espèce a une importance économique considérable : Hylotrupes bajulus, ou capricorne des maisons.

Classification

Hylotrupes bajulus est un insecte de l´ordre des Coléoptères, appartenant à la famille des Cerambycinae, à la sous-famille des Cerambycidae et à la tribu des Callidini.

Morphologie

Long de 10 à 20 mm, Hylotrupes bajulus est noir ou brun de poix, plus rarement brun clair. Le thorax est couvert d´une pubescence claire et longue, moins abondante sur les élytres et les fémurs. Les antennes à onze articles drêles atteignent le milieu des élytres chez le mâle, et à peine le tiers chez la femelle qui possède un ovipisateur généralement saillant.

Nutrition

L´insecte, durant sa vie imaginale, ne se nourrit pas. La larve se développe dans les conifères secs. Elle cause de grave dégâts aux bois ouvrés, charpentes, planchers ou meubles. Elle a été, en outre, signalée dans le peuplier et le tamarix.

Historique

Hylotrupes bajulus appelé communément " capricorne des maisons" est considéré par les auteurs du 19 ème siècle comme un insecte rare. En effet, ses exigences biologiques n´étaient qu´exceptionnellement réunies ( résineux secs, température relativement élevée).

Depuis 1945, la reconstruction puis le développement de l´habitat individuel exigèrent de grandes quantités de bois. Les feuillus traditionnellement utilisés en charpente ne purent satisfaire la demande. L´industrie du bois, en plein essor, fournit alors de grandes quantités de bois résineux à croissance rapide, qui pour des raisons de rentabilité, furent utilisées en totalité. Le bois parfait, duraminisé n´est pas attaquable par Hylotrupes bajulus. L´aubier, lui est vulnérable.

Biologie

En milieu naturel, la durée de cycle vital s´échelonne de 3 à 10 ans. La vie imaginale dure environ 3 semaines pour le mâle et 2 semaines pour la femelle. La seule fonction de l´adulte est la reproduction. Après un accouplement de 3 minutes en moyenne, la femelle dépose dans les fentes du bois quelques dizaines d´oeufs de couleur blanche et de forme allongée. Les larves mettront de 15 à 21 jours pour émerger, puis s´enfonceront dans le support. La mortalité des jeunes est très importante.

Dégâts

Les dégâts restent invisibles durant le premier cycle puis se décèlent grâce à la présence de trous de sorties en surface. A ce moment là, de nombreuses galeries ont été creusées en profondeur, ce qui, au fil des ans, compromet gravement la solidité des charpentes et peut conduire dans certains cas à la rupture de pièces importantes.

D´autres Cerambycidae sont xylophages des bois mis en oeuvre, dont les genres Hesperophanes pour les feullus et Arhopalus pour les résineux. Il faut cependant noter qu´un nombre important d´autres espèces peuvent être rencontrées, mais de façon moins fréquente.

LaChatteMachine
LaChatteMachine
Niveau 3
01 février 2005 à 22:14:45

:up:

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