. ..une affaire qui roule?
" Et si tout le monde était dans le champ ?
Depuis la naissance des rumeurs au sujet de la prochaine console de Microsoft, pratiquement toutes les caractéristiques techniques supposées sont passées à la loupe.
La signature d’accord avec certains grands nom de l’industrie ( IBM et ATI pour ne pas les citer) laissent présager un changement de cap pour la nouvelle génération de consoles de jeux.
Et pourtant, à Xbox-Québec, nous nous sommes rendu compte qu’à chaque fois les éléments nouveaux étaient décortiqués de façon isolée, sans prendre en compte ce qui était déjà connu auparavant.
Résultat, la grogne commence à monter...la raison en est simple : tout laisse à croire que la Xbox2 ( ou Xbox Next, ou Xenon, selon les goûts de chacun) ne sera pas capable d’exécuter les jeux de la Xbox actuelle.
Et si Microsoft, depuis 1 an, nous avait pourtant fourni la totalité des indices sur cette compatibilité descendante ? Suivez-moi, et analysons l’ensemble des éléments que nous avons en main, dont certains sont passés totalement inaperçus...
Le cas IBM
IBM, le géant de l’informatique, l’inventeur de l’ordinateur personnel, est l’un des plus gros concepteur et fabricant de micros-processeurs. La gamme PowerPC est le produit phare de IBM, et ces processeurs équipe les ordinateurs de Apple depuis plusieurs années.
Les CPUs PowerPC sont évidemment conçus selon une architecture différente des processeurs INTEL. Techniquement parlant, on a d’un coté des processeurs de la famille 68K, et de l’autre des processeurs fonctionannt sous code X86. En clair, un logiciel conçu pour un PowerPC ( IBM) ne pourra s’exécuter sur un Pentium 3 ( INTEL).
On comprend donc l’inquiétude provoquée par l’annonce d’un accord entre IBM et Microsoft pour la fourniture d’un processeur spécialement conçu pour l’occasion ( l’annonce n’a jamais mentionné que le processeur en question était destiné à une future Xbox). La Xbox que nous connaissons tous est propulsée par un processeur INTEL Pentium3, cadencé à 733 Mhz ( notez le, vous verrez que c,est important pour plus tard).
D’où les rumeurs selon quoi la prochaine console de Microsoft ne pourraient être compatible avec la Xbox. Un argument en effet logique, étant donné la différence d’architecture des deux processeurs utilisés.
Le problème du format propriétaire pour les jeux.
Si certains doutaient de l’improbabilité de la compatibilité Xbox sur sa descendante, l’annonce faite que la prochaine console de Microsoft utiliserait des disques DVD d’un format “propriétaire” les a convaincus irrémédiablement qu’ils leur faudrait abandonner l’idée de jouer aux jeux Xbox sur la future machine de Microsoft.
Mais tout le monde n’a t’il pas sauté aux conclusions trop rapidement ? En effet, même si le lecteur de la nouvelle console est destiné à lire des médias spéciaux qu’aucun autre lecteur n’est capable de lire, rien ne l’empêche de lire des disques standards.
Après tout, un lecteur DVD est capable de lire des CD-ROM aussi bien que des Cd audio, ou même des Cd-Photos. Par conséquent, et surtout parcque rien n’a été dit pouvant contredire cette hypothèse, on peut supposer sans problème que le lecteur de l’hypothétique Xbox 2 serait multiformat, capable de lire les jeux Xbox 2 sur les Dvds spéciaux, et les Dvds classiques, comme les films ou les jeux Xbox.
Et si vous vous dites que c’est techniquement impossible, dites-vous que le lecteur Gdrom de la Dreamcast de Sega fonctionnait sur un principe identique...
Le piratage, une raison ?
Évidemment, en multipliant les protections en tout genre ( Dvds spéciaux, encryptage des exécutables de jeux, vérification logicielle par connexion internet), on peut penser que le but est de contrer la menace de la copie illicite, véritable fléau pour tout fabricant de consoles de jeu.
Revenons en arrière et jetons un oeil sur la Dreamcast, commercialisée par Sega. Le géant japonais est parti du principe que la meilleure protection devait en être une matérielle, et a bâti sa console en fonction de cela. Résultat, un système tellement efficace que même aujourd’hui, personne ne peut se vanter de l’avoir piraté. Et pourtant, les jeux dreamcast ont été les plus copiés de la planète...quelle en est la raison ?
Premièrement, les jeux ont été disponibilisés sur le marché illégal par des sources au sein des développeurs de jeux. Pas un n’a été piraté à partir d’un disque Gdrom. Et deuxièmement, les “hackers” se sont rendu compte que derrière cette barrière matérielle infranchissable complétée par une séquence de boot sur le média du jeu, il n’y avait plus rien. Il suffisait de réunir la fameuse séquence de boot et le jeu piraté sur un CD-ROM tout à fait ordinaire pour obtenir une copie illégale du jeu. Pas besoin de modification matérielle sur la console, pas de “modchip”...
Nous savons également que les liens qui unissent Microsoft et Sega sont forts. La Dreamcast était propulsée par une version allégée de WindowsCE, et quand il fut question les premières fois que Microsoft se lance dans l’aventure des consoles de jeu, tout le monde spéculait sur une alliance entre le géant japonais et son homologue américain
Nous pouvons être sûrs que Microsoft a voulu prendre soin de ne pas répéter les erreurs de Sega, tout en reprenant la philosophie qui a fait de la Dreamcast un succès sur la protection matérielle.
En clair, trouver un système qui rendrait inviolable le média sur lequel est gravé le jeu, et assurer une protection tout aussi efficace en arrière, pour ne pas répéter les malheurs de la Dreamcast.
Microsoft ne laisse jamais rien au hasard...
En bonne multinationale du logiciel, Microsoft se doit de ne rien laisser au hasard. Tout est toujours soigneusement planifié, et jamais rien n’est fait sans un objectif très précis...Par exemple, en 1999, Microsoft fait l’acquisition de Entropic, compagnie spécialisée dans la reconnaissance vocale et aux technologies qui s’y rattachent. Au moment de l’intégration des deux compagnies, le rôle de Entropic au sein de Microsoft reste délibérément dans le flou...
Maintenant, regardez votre communicator Xbox-Live...regardez les fonctions de déformation de la voix ( fonction peu utilisée il est vrai). Dans la même optique, Microsoft rachetait dans le même temps ShadowFactor ( spécialisé dans les serveurs de “chat” vocal”) et NetGames USA ( spécialisé dans les serveurs de jeu pouvant réunir plusieurs milliers de joueurs). On se demande où à bien pu passer tout ce savoir-faire acheté à coup de millions de dollars, alors qu’à cette époque rien n’avait été affirmé sur les destinations de toutes ces technologies.
Mais nous savons que Microsoft n’est pas du genre à acheter des compagnies innovatrices dans leur domaine juste pour le plaisir et ensuite utiliser ses équipes de développements ou brevets au grès de ses besoins.
Microsoft à plutôt l’habitude de faire ses emplettes selon une petite liste d’épicerie préparée par monsieur Gates. Et quand Microsoft faite main mise sur une autre compagnie, c’est dans un but très précis. Dans le cas d’Entropic, NetGames et ShadowFactor, le but était évidement de s’approprier les technologies et équipes de développement nécessaire à la mise en place de Xbox Live, et ceci bien longtemps avant l’annonce officielle de la console. Pour ceux qui pensaient que l’idée du Xbox Live avait germé dans l’esprit des ingénieurs de Redmond après la sortie de la Xbox, il est temps de vous réveiller...
Et maintenant, en exclusivité pour vous....
Vous devez vous demander depuis quelques paragraphes où est le rapport avec la compatibilité de la nouvelle Xbox et l’ancienne. En fait, tout ce qui précède avait pour but de vous montrer que même si Microsoft ne dit rien et se garde d’absolument de commenter, il n’en reste pas moins qu’à chaque produit Xbox qu’ils ont lancé, il y avait eu un long temps de préparation et possiblement l’utilisation de compagnies acquises quelques mois plus tôt.
Maintenant, passons aux choses sérieuses.
Nous savons que pour exécuter un programme pour processeur INTEL ( comme celui qui équipe la Xbox) sur un processeur PowerPC ( comme celui qui devrait équiper la fantomatique Xbox 2), il est nécessaire d’utiliser un émulateur. Une hypothèse qui fut rejetée en masse par les prétendus analystes mega-diplômés qui n’ont pas tardé à “analyser” les rumeurs, arguant du fait que pour obtenir une émulation logicielle suffisamment performante, il faudrait une grande puissance de calcul, chose qui serait improbable pour une console de jeu.
Mais prenons plutôt deux faits qui ne tiennent absolument pas de la rumeur.
Le premier fait concerne la mise au point par IBM d’un prototype de processeur gravé avec une finesse de 65nm ( nanomètres), alors que Intel plafonne à 90nm. Le gain représenté permet d’avoir une puissance brute allant entre 3 Ghz et 5 Ghz, ce qui est largement suffisant pour émuler un processeur à 733 Mhz.
Le second fait remonte au début de l’année 2003, où Microsoft engloutissait Connectix, le développeur de VirtualPC, célèbre et très performant émulateur Windows pour les ordinateurs Macintosh. En clair, un émulateur qui permet de lire des programmes pour processeurs Intel sur un PowerPC.
Et en conclusion...
Nous avons donc les faits suivants :
Un processeur qui tournera entre 3 et 5 Ghz
Un contrôleur graphique ultraperformant signé ATI ( ATI qui équipe les Macintosh soit dit en passant)
Une compagnie ayant développé le plus performant des émulateurs X86 pour PowerPC
Un lecteur de disques qui sera probablement capable de lire les DVDs standard en plus du format Xbox 2
L’expertise de Sega en ce qui concerne la protection matérielle, et celle de la Xbox pour l’encryptage des exécutables.
Xbox-Québec l’affirme donc haut et fort, nous n’avons pas lieu de nous inquiéter de la compatibilité de la Xbox 2 avec les titres Xbox première génération, parcque la solution est celle de l’émulateur logiciel, directement incorporé dans la console.
Microsoft nous a déjà prouvé son mode de fonctionnement avec Entropic qui a mené au Communicator Xbox-Live, et l’histoire se répète encore une fois.
Et la question du piratage alors ? Que se passe t’il si on réussi à graver un jeu Xbox 2 sur un DVD-R ? la solution passe par une reconnaissance du type de média par une puce, contenant un programme ne pouvant être modifié. En clair, quand vous mettrez un DVD-R dans la console, la puce reconnaîtra le type de média et lancera automatiquement l’émulateur Xbox. Par conséquent, il sera impossible de lancer une jeu Xbox 2 à partir d’un média autre que celui prévu pour les Xbox 2.
Et en ce qui concerne le reste des composantes de la Xbox 2, a priori il n’y a pas d’obstacle, les cartes graphiques ATI fonctionnant à la fois avec les PowerPC et les Intel, et de plus partagent tous les deux une compatibilité avec DirectX, l’architecture logicielle de jeu unifié de...Microsoft."
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