Le bureau de classification des films et de la littérature néo-zélandais a décidé d’interdire la commercialisation de Manhunt, le dernier jeu de Take Two. Dans son compte-rendu de douze pages, l’organisme public estime que la manière dont le jeu aborde le crime, la violence, la cruauté et l’horreur est contraire au bien public, quel que soit son age.
‘’C’est un jeu dans lequel le seule chose à faire est de tuer tout le monde’’ explique Bill Hastings, le directeur de cet organisme public chargé de déterminer à quel public sont destinés les films, musiques, livres, magazines et jeux vidéo commercialisés en Nouvelle Zélande.
Bill Hastings n’est pourtant pas totalement hermétique à la violence dans les jeux vidéo, puisqu’il avait autorisé la commercialisation de Gran Theft Auto : Vice City, autour duquel se cristallisent toutes les polémiques liées à la violence dans les jeux vidéo, alors que l’Australie voisine l’avait interdit. Il avait reconnu à Gran Theft Auto : Vice City une touche d’humour. ‘’Manhunt na rien de tout cela’’ estime-t-il, ‘’en fait, vous êtes récompensés pour perpétrer des meurtres les plus atroces qui soient, car c’est la seule façon de débloquer les quatre niveaux bonus du jeu’’.
Dans Manhunt, le joueur incarne un certain un criminel condamné à mort, sauvé de l’exécution à l’insu des autorités judiciaires par un milliardaire sadique qui le place dans une ville peuplée de criminels et truffée de caméras. Il lui promet la liberté s’il tue avec cruauté un certain nombre de criminels qui errent dans la ville. Le milliardaire sadique suit par caméras interposées le joueur dans son escapade meurtrière, et l´encourage via une oreillette à assassiner toujours plus sauvagement les autres criminels. Le joueur a à sa disposition toute une variété d’armes, morceaux de verre coupants, fils à couper le beurre, sacs plastiques pour étouffer sa victime, machettes . ..
Malgré que Take Two soit déjà dans le collimateur de la justice - il es accusé aux Etats-Unis d´avoir motivé avec Gran Theft Auto : Vice City un double meurtre commi par deux adolescents - l´éditeur persiste dans la création de jeux matures. ‘’Il faut prendre conscience que les jeux vidéo ont évolué en média adulte, comme la littérature, le cinéma et la musique’’ avait rappelé James Ankner, le directeur de la communication chez Take Two. Le message n´est apparemment pas arrivé jusqu´en Nouvelle Zélande.
En France, le titre est tout simplement interdit aux moins de 18 ans.