L´industrie du disque révèle comment elle détecte les pirates P2P
Un dossier juridique de la RIAA sur le cas d´une femme soupçonnée de piratage dans les réseaux d´échange de fichiers révèle certains moyens utilisés par l´industrie du disque pour détecter les utilisateurs P2P.
La femme en question, qui utilisait le pseudonyme «nycfashiongirl» pour s´identifier dans le réseau d´échange de fichiers de Kazaa, est suspectée d´avoir partagé de son ordinateur personnel près de 1000 MP3 et 200 autres fichiers.
La RIAA aurait utilisé une clé cachée au sein des fichiers MP3 ( hash MD5), une espèce d´«empreinte digitale», pour démontrer que des fichiers partagés de son disque avaient été téléchargés via Napster, un service P2P qui a été fermé en 2001 à la suite d´un procès intenté par l´industrie du disque américaine. Le téléchargement de certains fichiers de «nycfashiongirl» remonterait au mois de mai 2000. D´autres éléments seraient aussi utilisés par la RIAA, par exemple les métadonnées associées aux MP3 telles que le nom de la chanson et l´artiste.
En comparant les clés qu´elle sait provenir des fichiers piratés dans les réseaux P2P, la RIAA pourrait ainsi savoir si une pièce musicale MP3 a été téléchargée à l´aide d´un logiciel d´échange de fichiers ou simplement convertie d´un CD.
Les avocats de «nycfashiongirl» ont prétendu que tous les MP3 de leur cliente avaient été convertis à partir de CD achetés légalement et qu´elle n´utilisait Kazaa que pour les écouter, mais l´étude des données cachées des fichiers musicaux semble infirmer cette allégation.
Dans sa campagne qui vise les utilisateurs P2P, la RIAA aurait envoyé jusqu´à maintenant plus de 1300 citations à comparaître à des fournisseurs d´accès Internet dans le but d´obtenir l´identité d´abonnés suspectés de piratage de musique.