Le SATA 6 Gbit/s n’apporte pratiquement rien en pratique
Nous avons choisi le Samsung 840 Pro pour représenter les SSD modernes. Les benchmarks synthétiques montrent que celui-ci affiche des performances légèrement en retrait lorsqu’on le connecte à un port SATA 3 Gbit/s plutôt qu’à un 6 Gbit/s. Les différences sont particulièrement prononcées dans les tests impliquant des opérations de lecture/écriture séquentielle ou de lecture/écriture aléatoire avec une file d'attente longue. Par contre, l’écart se résorbe très rapidement lorsqu’on passe aux tests en situation réelle : lancement et fermeture de Windows, chargement d’applications, etc. Au quotidien, la différence entre les deux interfaces est imperceptible.
On peut se demander pourquoi il existe un tel décalage entre les performances théoriques et pratiques ; pour trouver la réponse, il faut chercher du côté des tâches qu’effectuent les benchmarks synthétiques : bon nombre d’entre elles ne se retrouvent tout simplement jamais sur une machine Windows normale. Prenons pour exemple la lecture/écriture aléatoire de blocs de 4 ko avec une longue file d'attente ; sous Windows, une file de 32 ou de 64 commandes est une exception et non la règle. Même chose pour les débits affichés en lecture/écriture séquentielle : la plupart des utilisateurs ne copient pas si souvent que cela de gros fichiers sur leur SSD. Ceux qui travaillent régulièrement avec des fichiers volumineux, telles que des vidéos ou des fichiers ISO, bénéficieront certes du surcroît de bande passante apporté par le SATA 6 Gbit/s, mais il est en réalité fort probable qu’ils les stockent plutôt sur un disque dur, pour une simple question de capacité.
L’essentiel, ce sont les performances en E/S
Sur le plan pratique, les performances les plus importantes sont celles sur les accès aléatoires. Sous Windows, ces derniers se produisent la plupart du temps avec une queue très courte ; dans un tel scénario, même les benchmarks synthétiques montrent que la différence entre le SATA 6 Gbit/s et le 3 Gbit/s est des plus ténues.
Nous pouvons donc rassurer tous ceux d’entre vous qui se demandaient s’il était bien utile d’abandonner le disque dur au profit du SSD si vous n’aviez que des ports SATA 3 Gbit/s : nos tests indiquent clairement que l’opération est toujours extrêmement bénéfique.
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22 Avril 2013
Source :
http://www.tomshardware.fr/articles/SSD-SATA-limitation,2-44.html