Y en a plein que je connais pas
Le samedi tantôt, une fois par mois, rique-raque, je me décabane pour suivre les cours de parler yonnais. Que c´est donc canant ! Faut nous apincher, tous de ranche sur nos chaises, sérieux comme des mirons que font dans du saron.
Dès 15 heures, dans une salle cafie de monde y a le Gérard Truchet qui débobine son patrigot pour tâcher moyen d´aculturer les gones et les fenottes.
Et pis y a aussi l´Anne-Marie Vurpas. C´est quéquin c´tte fenotte. Pensez- don, elle est sorie des grandes icoles comme lingouiste. Elle est impiriale.
Le Gérard y choisit un sujet ; nous autres, de collagne on trouve des mots, mais pas des gandoises ! des mots yonnais qu´on disait ou qu´on entendait quand on était des p´tiots gones. Alors chacun y va de son souvenir.
- l´Anne-Marie : "C´est Parisien !"
- Le Gérard y s´estrangouille :
"C´est de l´argot ?, bon on le laisse aux Parisiens ...
Y nous l´ont sûrement piqué !
C´est yonnais ?" , le Gérard y l´écrit au tableau blanc.
Mais y a aussi, des tous jeunes, qui ne comprennent pas tout. Y faut alors expliciter avec un dessin, mais des fois c´est plus facile d´y dire que d´y montrer.
A cha peu, nous avons du vocabulaire à regonfle dans un recueil qui commence à se tirer d´épaisseur.
Alorsse, chenuses fenottes, joyeux gones, j´vous fais p´ter la miaille.
A tantôt au plus.