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Si l’on interroge les constructeurs, tous s’accordent à dire que la limite à ne pas dépasser est de 55°C. Au-delà, la densité d’air change trop, ce qui est mauvais car pour rappel les têtes de lecture ne sont pas directement au contact sur le media : elles volent au-dessus, séparés de quelques microns. Ainsi, cette augmentation de température va directement se ressentir sur les performances et le risque de choc entre la tête et le media. Une exposition prolongée au-delà de 55°C cause également des effets irréversibles sur le revêtement du media.
Ainsi, la courbe du taux de retour des disques (AFR) en fonction de la température est exponentielle : jusqu’à 55°C, le pourcentage de retour des disques est censé être inférieur à 1 %, mais dépasse déjà 5 % à 60°C.
La conception des disques n’aide d’ailleurs pas à une basse température : le design des disques actuels rappelle en effet le principe des plaque de cuisson, avec au point le plus bas le PCB et l’électronique dont certains composants peuvent monter à plus de 80°C, et juste au-dessus le HDA et la mécanique (plus sensible à la chaleur). Un astuce très simple consiste donc à monter son disque à l’envers dans son boîtier, c´est-à-dire avec l’électronique en haut : pour peu que le système de fixation 3"1/2 l’autorise, un gain de 2°C est envisageable, ce qui est toujours bon à prendre.
Enfin, notez que cette limite de 55°C correspond à la valeur renvoyée par la sonde interne, présente sur tous les disques SMART. Sur la dernière génération de disque (DiamondMax 10 notamment), cette thermistance se trouve dans l’enceinte mécanique où se trouvent les têtes (le flex). La résolution de cette thermistance est inférieure au degré, ce qui en fait donc le meilleur outil pour un comparatif de systèmes de refroidissement.
Il reste que cette valeur de 55°C est particulièrement élevée, et qu’il sera assez facile de descendre en dessous dans un boîtier classique. La température étant très importante sur la durée de vie du disque, son abaissement ne peut aller que dans le bon sens. Toutefois, on peut se demander si il est réellement utile d’employer les moyens les plus agressifs pour refroidir un disque IDE limité à 7200 rpm ou 10 000 rpm, vu le prix actuels des disques durs par rapport aux systèmes de refroidissement. Nous y reviendrons plus loin.
http://www.presence-pc.com/tests/Refroidir-le-disque-dur-comparatif-219/2/