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A ma droite AGEIA et à ma gauche ATI...

mysteryangel38
mysteryangel38
Niveau 19
12 octobre 2005 à 18:01:37

Ceux qui s’intéressent à l’informatique, savent que la nouvelle gamme de processeurs graphiques ATI vient de sortir et que Presence PC a publié un test des Radeon X1800, X1600, X1300, vous permettant de vous faire un avis sur leurs positions par rapport à la concurrence.

Ce qui est néanmoins peu connu du public, c’est le nouveau chemin que commence à emprunter le canadien. L’histoire commence lorsqu’ATI décide, à la surprise générale, de se positionner en concurrent du PhysX. NVIDIA a préféré s’écarter du chemin d’AGEIA, félicitant l’introduction du futur PPU (Physics Processing Unit) qui ne pourra, à long terme, qu’avoir un impact bénéfique sur la qualité des jeux. ATI n’est pas du même avis et a décidé que ses GPU participeraient à la course au PPU, estimant que sa gamme est assez puissante pour prendre en charge les opérations relatives à l’interaction et l’évolution des corps solides, liquides et gazeux au sein d’un environnement donné.

L’obstacle à surmonter

Si rien de plus n’a filtré quant à l’implication d’ATI dans le monde naissant des PPU, ce qui est normal, vu l’état précaire de ce projet, il nous faut déjà soulever un obstacle de masse qu’ATI devra surmonter pour parvenir à s’imposer. Pour qu’une puce prenne en charge les opérations physiques dans les jeux, il faut que les développeurs le prévoient de façon expresse. Pour cela, les fabricants mettent à leurs dispositions une API (Application Programmation Interface) qui permet de pleinement tirer partie du PPU.

Or, si AGEIA a déjà commencé à distribuer son API qui est utilisée et acceptée par les développeurs ayant fait le pas, ATI aura pour mission de proposer une API capable de rivaliser avec celle d’AGEIA pour que les développeurs soient séduit, ce qui est très loin d’être gagné.

Un GPU qui fait GPGPU

Lors d’une conférence de presse à laquelle nous avons assisté lors du lancement des R5XX, ATI a beaucoup parlé des utilisations «non-graphiques» qui peuvent être entreprises avec sa nouvelle gamme de processeurs. Il présente ses GPU comme étant aussi des GPGPU (General Purpose Graphic Processing Unit), c’est-à-dire que les pixels shaders travaillent sur des données autres que des pixels. Le grand nombre de registres des puces X1800 est justement très approprié pour ce genre d’utilisation. Ainsi, le logiciel de simulation moléculaire de protéines dynamiques de l’université de Groningen, GROMACS (Groningen Machine for Chemical Simulations) bénéficie énormément de l’optimisation des puces ATI qui s´acquittent mieux de la tache que les processeurs centraux. Dans la foulé, ATI s´est engagé à ouvrir la plate forme X1000 aux développeurs afin qu´ils puissent encore optimiser l´utilisation GPGPU du processeur d’ATI (documentations, API de bas niveau dédiée).

Le canadien met aussi en avant le «scatter» qui est, en gros, la possibilité pour les vertex shaders de pouvoir réaliser des écritures mémoires arbitraires, ce qui se trouve être très avantageux pour les applications GPGPU. A titre d’information, les pixels shaders ne peuvent pas faire du scatter, puisqu’ils écrivent à une position dans le frame buffer déterminée par le setup engine. Enfin et surtout, les ingénieurs ATI, qui comptent beaucoup sur cette nouvelle utilisation de leur GPU, laissent entendre qu’ils proposeraient une API de bas niveau qui se trouve être la clef de la propagation des applications GPGPU, qui, pour l’instant, restent des cas très spécifiques. Rien n’a filtré quant à la date de sortie de cette API, qui bien sur, devrait voir le jour avant plusieurs mois, si jamais.

Source PresencePC

Perso je trouve sa bien, et c´est comme sa qu´on ne peut qu´avancer technologiquement et je parle pour tout :)

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