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Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout - Comparatif : 34 manettes / gamepads à l'essai, pour consoles ou PC

Page Dossier Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout
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Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout

Profil de oliveroidubocal
L'avis de oliveroidubocal
MP
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Rédaction jeuxvideo.com
31 juillet 2018 à 09:36:55
16/20
Spécifications
CompatibilitéSwitch
Type de connexionBluetooth et connecteur propriétaire
Boutons d’action4 + 2 par Joy-Con
Sticks analogiques1 par Joycon
Croix directionnelleSuivant configuration
VibrationsOui
Détection de mouvementsGyroscope et accéléromètre
BatterieIntégrée, non amovible
Poids50g chacune (75g avec la dragonne)
Dimensions10,2 x 3,59 x 2,84 cm (avec sticks et boutons)

Livrées avec la console ou à acheter séparément, les Joy-Con font intégralement partie du concept même de la Switch. Ces deux petites manettes, qui peuvent n’en faire qu’une, réunissent d’ailleurs toute une partie de l’histoire technologique comme de la philosophie de Nintendo : innovation, convivialité, accessibilité, polyvalence, motion gaming. De quoi en faire des contrôleurs nomades comme de salon, avec des possibilités impressionnantes de recombinaison, au service de l’ensemble de la ludothèque de la dernière machine de Nintendo. Mais autant de responsabilités pour de si petits objets, n’est ce pas plus qu’ils ne peuvent vraiment en supporter?

De base, les Joy-Con sont livrés avec la console et viennent donc naturellement se placer à la verticale, sur chacune de ses arêtes latérales, avec un système de glissière offrant au passage la recharge de leur batterie respective. Dans ce cas, le Joy-Con gauche offre un stick, une croix directionnelle, un bouton de tranche, une gâchette, une touche - , une touche pour la capture d’écran ainsi qu’une zone qui capte le NFC. Côté droit, on trouve un autre stick analogique, 4 boutons d’action, à nouveau un bouton de tranche et une gâchette (sans analogique), une touche + et un bouton Home donnant accès au menu de la console. Il s’agit là d’une configuration qui fait de la Switch la console portable la plus confortable et la plus complète qui soit. D’une part parce que l’agencement général se montre tout à fait adapté à la plupart des mains, avec des boutons qui tombent assez bien sous les doigts, mais aussi parce que les boutons, les gâchettes, et particulièrement les sticks, se montrent plus proches que jamais de ce que l’on trouve sur une Dualshock 4 ou une manette Xbox One. On n’y est pas tout à fait, certes, mais on est par exemple largement au dessus de ce que propose une PS Vita, exception faite de la croix directionnelle. Cette dernière est en effet quasiment injouable et devrait principalement servir pour la navigation dans les menus. Pour le reste, et malgré une taille de boutons réduite, on est bien sur ce qui se fait de mieux dans le cadre d’une machine nomade.

Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout
Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout

Mais l’histoire ne s’arrête évidemment pas là puisque la Switch se targue d’être un hybride portable/salon. Il est en effet possible de retirer les Joy-Con de la tablette pour les attacher à un module, livré avec la console, et permettant d’en faire une manette sans fil presque classique. L’ergonomie s’en trouve alors améliorée grâce à l’ajout de larges poignées avec un écartement des mains beaucoup plus confortable et mieux adaptée à la préhension. On reste néanmoins sur un autre créneau que celui de la concurrence avec ses manettes officielles. Les sticks sont moins hauts, les boutons plus petits et plus proches du bord, et la croix reste définitivement injouable. Pourtant, en plus d’applaudir la transformation rapide, nous remarquons que cette manette s’adapte assez facilement aux mains d’adultes comme à celles d’enfants, ce qui est loin d’être le cas des modèles de Sony ou Microsoft. Certes les joueurs pro y trouveront de vrais défauts d’ergonomie ou de précision, la faute notamment à des sticks un peu souples et proches des boutons ou à des gâchettes peu larges. Ces derniers se tourneront alors plus volontiers vers le Switch Pro Controller. Mais pour le jeu en famille, difficile de trouver à y redire. On regrettera tout de même que dans cette position il soit impossible de charger les batteries. A ce sujet, si vous achetez les Joy-Con séparément, ceux-ci sont livrés sans ce module central. Pour en profiter, il faut donc en faire l’achat séparément, avec un modèle qui, pour le coup, permet la recharge en USB-C, mais pour une trentaine d’euros tout de même. Ce qui porte l’ensemble à près de 100€. Un peu cher pour une seconde manette… Sauf à prendre en compte ses possibilités supplémentaires.

Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant toutTest Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout
Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout

En effet, le talent des Joy-Con ne s’arrête pas là, Nintendo touch oblige. Pris séparéments, ils se transforment chacun en un contrôleur indépendant, permettant donc le jeu à deux dès le déballage de la console. Mais attention, dans ce cas l’ergonomie s’en trouve grandement affectée. Pour les plus anciens d’entre vous, ou les plus collectionneurs, dites vous qu’on est bien en dessous du confort d’une manette NES par exemple. Entre le décalage des fonctions d’un côté ou de l’autre (suivant le Joy-Con choisi), la proximité des touches avec le stick, la taille des boutons ou la présence contre le bord de la paume de la touche de tranche et de la gâchette (heureusement souvent désactivées pour l’occasion), on obtient un combo que de nombreuses mains auront bien du mal à supporter, quelle que soit leur taille. Nous sommes clairement là face à une solution d’appoint, qui fonctionne tant que les joueurs acceptent de faire une grosse concession sur la qualité de la position, et tant que le jeu n’en demande pas trop en termes de manipulations. Surtout, les deux joueurs ne profiteront pas tout à fait de la même ergonomie et l’on pourra facilement crier à l’inégalité des conditions de jeu en cas de défaite.

Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout

Ce n’est d’ailleurs pas en ajoutant les “dragonnes” fournies, ces petits modules qui viennent se placer à l’arrière des Joy-Con pour offrir un peu plus de place aux gâchettes, que l’on changera vraiment la donne. S’ils améliorent vraiment la prise en main (à en pleurer quand on les a oubliés), ils ne réussissent pas non plus à offrir suffisamment de profondeur et d’épaisseur pour qu’on se fasse à l’étroitesse de l’ensemble. On note d’ailleurs un véritable défaut de design pour qui aurait la mauvaise idée d’insérer ces dragonnes dans le mauvais sens, ce qui est possible vu que Nintendo a oublié de mettre un détrompeur sur le rail d’accroche. En résulte une situation inextricable sans l’intervention d’un outil, qui laisse le joueur avec un Joy-Con inutilisable dont la dragonne mal insérée refuse de se retirer de son logement. Pensez donc à prévoir un petit tournevis si vous comptez laisser la console à des enfants, des néophytes ou des étourdis.

Mais aussi petits soient ces Joy-Con, on ne peut qu’applaudir devant le nombre de fonctions qu’ils embarquent, surtout que la réduction de taille n’emporte pas la qualité avec elle. Ainsi, la détection de mouvements se montre précise, suffisamment pour se comparer sans honte à des Playstation Move, et dévoile tout son potentiel dans Zelda Breath Of The Wild ou Just Dance 2017. De même avec les vibrations HD, certes légèrement moins pêchues que sur la plupart des contrôleurs, mais donnant un petit “plus” en termes de sensations quand le jeu les exploite réellement. Pas de quoi détrôner la manette Xbox One et ses gâchettes vibrantes, mais suffisamment pour offrir d’excellents renseignements sur le dérapage dans Mario Kart 8 Deluxe ou le nombre de billes dans 1-2 Switch. Et Nintendo n’a pas fini de nous surprendre avec les fonctionnalités de ces Joy-Con. Il suffit de voir ce que la caméra infrarouge permet avec la gamme Nintendo Labo pour s’en convaincre, en espérant quand même que tout ceci ne relève pas du gadget pour les développeurs tiers. Reste enfin le sujet de l’autonomie et de la liaison sans fil, que les modèles testés ont passé avec brio avec plus de 20 heures de jeu sans recharge, à une distance allant jusqu’à 5 mètres de la console, sans la moindre déconnexion. Près d’un an après le lancement de la console, cela tendrait à prouver que les problèmes de connexion du Joy-Con gauche ont bien été résolus.

Test Nintendo Joy-Con : La polyvalence avant tout

Pour conclure, il suffit de passer quelques heures avec la Switch en main pour réaliser à quel point le concept de ces Joy-con est fort, impressionnant même. On passe à la volée d’une console portable à une machine de salon, et en quelques instants d’un système solo à un ensemble multijoueur, sans achat supplémentaire ni en rognant sur les fonctionnalités. Mais le compromis imposé par le design de la console en termes de taille et de polyvalence emporte avec lui quelques défauts qu’une partie des joueurs aura du mal à accepter. Si la taille des boutons ou le feeling des sticks ne sont pas foncièrement problématiques, la croix directionnelle comme le confort en mode indépendant les placent parfois en modèles de second plan, avec un prix pourtant élevé pour en profiter pleinement. Du grand Nintendo donc, sans aucun doute, mais avec tableau tout de même un peu moins idyllique qu’espéré.

Les notes
+Points positifs
  • Des possibilités vraiment impressionnantes
  • Plein de fonctions dans un si petit espace
  • Le passage d’une mode à l’autre simple et rapide
  • Les vibrations un peu faibles mais surprenantes de précision
  • Adaptés à toutes les tailles de main
  • 20 heures d’autonomie
-Points négatifs
  • Confort au rabais en mode indépendant
  • Les boutons un peu proches des sticks
  • On n’a pas vraiment droit à une croix directionnelle
  • Attention au sens du module de dragonne
  • Pas de recharge directe
  • Le douloureux tarif avec le support central qui recharge

Comme à son habitude, Nintendo adjoint à sa console Switch un contrôleur, ou plutôt des contrôleurs, qui ne ressemblent à aucun autre : en misant tout sur la polyvalence, le fabricant a cependant dû consentir à quelques concessions en termes d'ergonomie, notamment lorsque chaque joycon est utilisé indépendamment de l'autre. Et si le combo suffira à la plupart des joueurs, ceux avides de performances se dirigeront vers des périphériques tiers en complément.

Profil de oliveroidubocal
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Rédaction jeuxvideo.com
31 juillet 2018 à 09:36:55
16/20

COMMENTAIRES

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znurlf
znurlf
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le 06 mai 2019 à 15:53

Pour avoir essayé la console chez un ami sur Mario Kart avec un petit Joy-con, c'est un véritable supplice : au delà de 2 courses le plaisir de jeu disparaît laissant place à une douleur dans les doigts et articulations... Beaucoup trop petite pour un adulte je pense.

Deuxième fois en plus de 30 ans de jeu qu'une manette me fait mal aux mains depuis la manette Amstrad, raison principale (avec ensuite ma pile de jeu à faire sur mes autres console) pour ne pas acheter la switch.

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Commentaire édité 06 mai 2019, 15:54 par znurlf
apachai01
apachai01
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le 14 déc. 2018 à 10:12

La subjectivité "Made in JVC" ... incroyable.

Test DS4 : point positif - "Une croix directionnelle vraiment réussie"

et

Test Joy-con : point négatif - "On n’a pas vraiment droit à une croix directionnelle"

Faudra peut être qu'ils s'expliquent là... Car les deux manettes consistent de 4 boutons faisant office de croix directionnelle. Pour l'une c'est une qualité, et pour l'autre c'est un défaut ?

---

Confort au rabais en mode indépendant.

Si on parle des joy-con quand détachés de la console, alors pourquoi ne pas mentionner la possibilité de jouer à deux avec "une seule manette qui se sépare en deux" ?
Car c'est bien les seuls à le permettre ça.

---

"Pas de recharge directe" et "Le douloureux tarif avec le support central qui recharge" ?

Bien la contradiction ?

En faire 2 points négatifs distinct, alors que ces deux là auraient du former un seul point négatif à eux deux.

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kille12
kille12
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le 31 juil. 2018 à 16:03

Je trouve la note trop élevé. Ok il y a plein de fonctionnalité (inutile dans 90% des jeux). Mais les boutons et les joystick sont vraiment pas terrible, la course est trop courte et c'est pas très bien placé. Même le grip améliore pas vraiment l'ergonomie.

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Morubeats
Morubeats
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le 31 juil. 2018 à 10:32

On note d’ailleurs un véritable défaut de design pour qui aurait la mauvaise idée d’insérer ces dragonnes dans le mauvais sens, ce qui est possible vu que Nintendo a oublié de mettre un détrompeur sur le rail d’accroche

Parfaitement d'accord ! Je me trompe une fois sur 2, et j'ai même eu peur de ne plus pouvoir les enlever... :-(
Étonnant problème ergonomique de la part de Nintendo...
A part ce (gros) bémol, le concept est génial.

Lire la suite...
Top commentaires
Morubeats
Morubeats
MP
le 31 juil. 2018 à 10:32

On note d’ailleurs un véritable défaut de design pour qui aurait la mauvaise idée d’insérer ces dragonnes dans le mauvais sens, ce qui est possible vu que Nintendo a oublié de mettre un détrompeur sur le rail d’accroche

Parfaitement d'accord ! Je me trompe une fois sur 2, et j'ai même eu peur de ne plus pouvoir les enlever... :-(
Étonnant problème ergonomique de la part de Nintendo...
A part ce (gros) bémol, le concept est génial.

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