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L'année de Midnailah : Entre amertume et exception - 2020 : Tops, flops, coups de cœur et coups de gueule de la rédaction

Page Dossier L'année de Midnailah : Entre amertume et exception
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Une année particulière, et un K.O.

Cette année a été très particulière pour nous tous, la situation sanitaire mondiale inédite a grandement sollicité la capacité d’adaptation de chacun et a profondément bouleversé le fonctionnement de nos sociétés. Dans le marasme ambiant, le jeu vidéo s’est très naturellement imposé comme un des meilleurs moyens de s’évader, une fenêtre ouverte vers un monde rendu inaccessible par le confinement, ou un voyage intérieur qui permet une parenthèse, le temps d’une session de jeu, loin d’une réalité peu engageante. Et cette année, malgré le goût amer que me laissent bon nombre d’évènements qu’il m’a fallu traverser, je retiens les expériences exceptionnelles qu’une fois encore ce média incroyable m’a permis de vivre, à commencer par celle proposée par le très attendu The Last of Us Part II. Le titre est sans conteste celui - et le seul - qui m’a aussi profondément marquée cette année, celui dont j’ai eu du mal à me remettre et qui m’a laissée K.O. incapable de lancer un autre jeu durant plusieurs jours après avoir vu le générique de fin. Celui qui m’est resté en tête des semaines durant.

Au-delà des qualités et des défauts d’un jeu, je privilégie l’expérience, c’est elle qui va me toucher, me parler, qui va me faire aimer ou au contraire peu apprécier la proposition des développeurs. Partant de ce postulat, il devient simple de comprendre comment mon top 5 de l’année peut contenir des jeux diamétralement opposés. The Last of Us 2, Persona 5 Royal dont je vais parler un peu plus loin, mais aussi le magnifique Demon's Souls Remake, qui a été l’occasion pour moi d’enfin oser découvrir la série, de constater qu’avec de la patience et de la persévérance, même une néophyte est capable d’en venir à bout - et accessoirement de ressentir cette intense satisfaction lorsqu’un boss est terrassé de sa main. Animal Crossing New Horizons pour cette bulle de détente et de douceur qu’il apporte, la créativité qu’il demande, en plus de la possibilité de partager ces moments avec sa famille ou ses amis confinés loin de nous. Et enfin Ghost of Tsushima qui, malgré sa redondance, offre une expérience qui propose un gameplay qui mêle des éléments classiques à des éléments inédits et bien pensés, l’ensemble exploité dans un univers et un scénario particulièrement plaisants, que j'ai apprécié de parcourir.

Je peux également citer 13 Sentinels : Aegis Rim, du très bon Vanillaware, Ori and the Will of the Wisps, Doom Eternal, Haven par les créateurs de l'excellent Furi, ou encore me féliciter de l'arrivée de Persona 4 : Golden sur PC. Bien d'autres titres ont ponctué mon année et encore plus n'ont pas pu intégrer mes machines faute de temps. La liste des jeux en attente s'allonge inexorablement, mais reste l'espoir de parvenir à l'égrener dans les mois à venir.

L'année de Midnailah : Entre amertume et exception

Mon top 5 de 2020 :

  1. The Last of Us Part II

  2. Persona 5 Royal

  3. Demon’s Souls

  4. Animal Crossing : New Horizons

  5. Ghost of Tsushima

Notre vidéo-test de The Last of Us Part II

L'année de Midnailah : Entre amertume et exception

Mon coup de coeur : Persona 5 Royal, un JRPG qui s'inscrit au panthéon du genre

Persona 5, un titre de plus qui était venu allonger la longue liste des jeux que je souhaitais expérimenter, sans jamais avoir eu le temps de me lancer. Puis est venue l’annonce de la mouture Royal et plus tard, l’opportunité d’en réaliser un test et un let's play, une aubaine quand on court après le temps disponible pour des sessions consacrées à ses jeux personnels. L’affaire n’a cependant pas été simplifiée par le confinement durant lequel, paradoxalement, les temps réservés au gaming dans son ensemble ont, du moins pour ma part, été réduits à peau de chagrin. Mais 172 heures de jeu et de nombreuses semaines plus tard, je garde de Persona 5 Royal un des meilleurs souvenirs de mon année JV. Malgré sa deuxième position dans mon classement, le titre est mon coup de cœur, de par l’expérience quasi parfaite que j’ai vécu, la qualité de son univers et l’attachement éprouvé envers ses personnages. J’ai retrouvé des sensations que je n’avais plus ressenties depuis si longtemps dans un JRPG, y compris lors d’autres épisodes de la licence Persona, que ce soit grâce au gameplay, à l'univers ou à l’histoire. Et surtout, cet opus m’a donné cette envie irrépressible de lancer une session à la moindre occasion, un très bon indicateur de la qualité de l’expérience. Persona 5 Royal rejoint ainsi mes deux autres JRPG favoris que sont Tales of Symphonia et Baten Kaitos.

L'année de Midnailah : Entre amertume et exception

Mon coup de gueule : A quand des actions concrètes pour lutter contre les mauvaises pratiques de l'industrie ?

Les années se suivent et se ressemblent, toujours ponctuées des mêmes travers de l’industrie vidéoludique, entre systèmes économiques contestables et autres scandales liés aux pratiques de certains acteurs du secteur du jeu vidéo. Parmi les évènements qui ont fait le buzz cette année se trouve la médiatisation du crunch subi par plusieurs équipes de développement, partie émergée d’un iceberg colossal qui concerne, à de rares exceptions près, l’ensemble des studios, qu’ils développent du triple A ou des jeux aux budgets plus modestes. Au delà des débats de comptoir et de la stigmatisation stérile du phénomène sur les réseaux sociaux, une question s'impose : est-il possible de totalement éradiquer la culture du crunch ? On parle bien d’industrie du jeu vidéo, un domaine qui est devenu une grosse machine qui brasse des milliards tous les ans. Chaque titre demande un financement très important, avec les conséquences que cela implique en matière de délais de commercialisation et de retours sur investissement. Il paraît impossible de faire entièrement machine arrière, mais il peut être envisageable d'amorcer un pas vers un mieux être des équipes de développement en commençant par accepter de faire quelques concessions. C’est ici que nous, les joueurs, pouvons jouer un rôle dans l’affaire, en parallèle d'une remise en question de l'industrie par l'industrie. Par exemple, en affichant notre bienveillance par rapport à certains axes de réflexion, comme la question de la durée de vie des jeux qui pourrait être revue à la baisse, afin de diminuer les coûts de production - d'où, entre autres, une moindre urgence à engranger du chiffre d’affaire - ou en cessant de mettre une pression supplémentaire sur les studios en criant au scandale quand le titre attendu est repoussé de plusieurs mois. Il existe de nombreuses pistes qui méritent à minima d’être discutées ou explorées, sous réserve de l’implication de chacun des acteurs du monde du jeu vidéo, du producteur au consommateur, sans jamais oublier que derrière cette grosse machine, se trouve une multitude de personnes qui fournissent un travail conséquent et méritent d'être respectées. Une pensée pour les développeurs de CD Projekt Red qui ont porté le projet Cyberpunk 2077 à bout de bras et qui vont devoir cravacher encore et encore pour colmater les brèches formées par de mauvaises décisions qui ne leur appartiennent pas.

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Sommaire Dossier
  • L'année de 87 : Entre petites découvertes et gros RPG
  • L'année d'Antistar : Une fin de génération inoubliable
  • L'année d'Aubin : Des FPS et des rogue-lites entre 2 parties de Smash Bros...
  • L’année d’Ayden_ : Suis-je trop vieux pour ces conneries ?
  • L'année de Carnbee : Les anciennes gloires au service d’une année de tous les records
  • L'année de Fkz : J’avais plus de temps, merci le confinement !
  • L'année d'Indee : 2020, à la fois généreuse et déconcertante
  • L'année d'Izokay : Le sport manque sa transition
  • L'année de JeromeJoffard : Quand pandémie rime avec Tony !
  • L'année de Jiikaa : 2020, plus de bonnes surprises que de mauvaises
  • L'année de K-Miye : Des attentes et des surprises au rythme d'Animal Crossing
  • L'année de LaPetitePelle : De bons petits jeux et une grande déception
  • L'année de Logan : 2020, particulière et charnière à la fois
  • L'année de MalloDelic : 2020, la fin de l'affrontement direct entre constructeurs
  • L'année de Midnailah : Entre amertume et exception
  • L'année de naglaglasson : Le futur du cinéma, c'est le jeu vidéo
  • L'année de oliveroidubocal : Un retour en adolescence
  • L'année de Panthaa : Le PC n’est plus la seule plateforme reine
  • L'année de Silent_Jay : Pandémie, Evasion & Morosité
  • L'année de Sylvain : 2020, l'année où l'on a célébré le crunch
  • L'année de TheXsable : Du jeu japonais, une épopée et du réchauffé
  • L'année de Tiraxa : Un temps record passé à jouer