La vie d’un livreur de journaux n’est pas de tout repos. En 1999, Midway nous le prouvait en adaptant sur Nintendo 64 l’un des jeux les plus légendaires sur arcade, le cultissime Paperboy. Pour la première fois en 3D, les aventures périlleuses du jeune garçon à vélo proposent un univers particulièrement dangereux, où chaque coin de rue réserve son lot de surprises ! Mais que vaut réellement cette immersion au cœur d’une ville où tout le monde attend impatiemment son journal ?

Paperboy, c'est avant tout une longue histoire d'amour entre des joueurs passionnés et un titre qui a su conquérir son public. Aussi, il convient toujours de s'interroger quand on touche à un tel monstre sacré. Avec un sérieux coup de jeune, cet opus sur N64 rafraîchissait en effet l'image un peu vieillotte du soft, qui n'avait jusqu'alors bénéficié que de graphismes très moyens sur les différentes plates-formes de Nintendo et SEGA. L'avènement de la console 64 bits de big N semblait donc imposer un renouveau à la franchise, qui bénéficia tout naturellement d'un portage. Le soft opère à cet égard un virage à 180 degrés, qui fait de l'ancienne gloire du jeu vidéo un titre très coloré au gameplay entièrement retravaillé.



- Graphismes11/20
En dépit d’un univers joliment coloré, Paperboy n’est pas vraiment une réussite visuelle. Peu travaillés, les décors affichés sur la console de Nintendo ne font tout simplement pas honneur à la franchise. De plus, le héros et son vélo ne sont pas particulièrement réussis...
- Jouabilité12/20
Le soft propose une nouvelle façon d’évoluer durant les différents stages. Chaque niveau demandera la livraison d’un nombre minimum de journaux et, passer à l’environnement suivant nécessitera alors d'avoir livré un stock suffisant dans la partie précédente. L’apparition d’un chronomètre fixe tout le challenge. Comme toujours, il est possible de gagner quelques points supplémentaires en shootant les éléments du décor ou en misant sur la précision du jet : envoyer son journal directement dans la boîte aux lettres et non devant la porte d’entrée d’une maison sera bien plus rentable.
- Durée de vie7/20
Les trois niveaux de difficulté n’y feront rien, Paperboy possède une durée de vie monstrueusement ridicule. Améliorer son score ne sauvera clairement pas les meubles et, somme toute, il ne faudra qu’une toute petite poignée d’heures pour faire le tour complet du jeu.
- Bande son12/20
Le minimum est assuré. Le thème principal du menu distille une bonne ambiance. Toutefois, si la musique qui accompagne le jeune livreur est assez efficace, l’ambiance sonore générale, globalement correcte, ne parvient pour autant pas à relever l’ensemble de la production.
- Scénario10/20
Il eut été préférable de se contenter de livrer des journaux sans se préoccuper du reste. Hélas, l’intervention surréaliste d’un boss de fin trop facile fait lourdement pencher la balance en faveur du ridicule qui, heureusement, ne tue pas !
Le remake, sur le papier, s’avérait plutôt prometteur. Malheureusement, en dépit de quelques améliorations, Paperboy ne fait pas illusion bien longtemps. Peu fournis et sans âme, les décors affichés sur la console de Nintendo ne brillent pas par leur beauté. En guise d’hommage, la licence écope d’un titre gâché par la facilité et l’absence de contenu.