Les amateurs de jeux de courses les plus anciens se souviennent sans doute de R.C. Pro-Am. D'abord parce que son développeur n'est autre que Rareware : un gage de qualité. Ensuite parce que le titre a contribué à innover dans le genre. Sorti en 1988 sur NES, R.C. Pro-Am est en effet l'un des premiers jeux de courses à abandonner la traditionnelle vue à la première personne. C'est aussi un précurseur du célèbre Super Mario Kart, puisqu'il encourage le joueur à utiliser des bonus pour remporter les courses. Préparez-vous à mettre les gaz en direction d'un des meilleurs jeux de courses sur NES !

R.C. Pro-Am se démarque des autres titres du genre par un changement de point de vue : l'action n'est pas vue directement depuis la route. La caméra se place ici au-dessus des véhicules, de manière à offrir une vision plus globale. Cette originalité s'explique par le concept du titre : il est logique de surplomber les véhicules, puisque ceux-ci sont en fait des jouets télécommandés (d'où l'appellation du titre : RC pour remote-controlled). Le principe du jeu est simple : dans chaque course, il faut finir parmi les trois premiers des quatre concurrents qui s'affrontent. Ou plus exactement, il faut tout faire pour se retrouver en dernière position lorsque le premier franchit la ligne d'arrivée, puisque la course s'arrête dès ce moment-là. Il est donc important de constamment garder un œil sur la tête de la course. Si l'objectif est atteint, on est qualifié pour la course suivante, et ainsi de suite. Si le joueur échoue, il dispose d'une chance supplémentaire. Attention, ces continus sont bien sûr limités (deux au total) et ne seront pas de trop pour venir à bout des 24 circuits que comporte le titre. Chaque course est unique, puisqu'en plus du tracé qui change, d'autres paramètres peuvent varier : le nombre de tours à effectuer (de 2 à 9) ainsi que l'état de la route. Par exemple, certains circuits sont jonchés de flaques d'eau qu'il est nécessaire d'éviter si on ne veut pas perdre de précieuses secondes. On retrouve également des flaques d'huile ou des flèches sur lesquelles il faut passer pour augmenter sa vitesse. Ce gain est le bienvenu pour vous aider à semer vos adversaires… D'autant que la jouabilité du titre, quelque peu particulière, nécessite un certain temps d'adaptation.



- Graphismes16/20
La perspective isométrique est une idée bien exploitée, qui permet d'insuffler un nouveau souffle au genre des jeux de courses. Le jeu s'en tire donc avec les honneurs, même si on regrette l'absence de variété dans les décors. Mais n'oublions pas qu'on est sur NES.
- Jouabilité18/20
Incontestablement l'atout du titre. La tenue de route se veut difficile, avec un véhicule qui a tendance à patiner dans les virages. Mais après quelques tours de piste (et quelques chocs avec la bordure du circuit !) on s'y fait, et le maniement devient plaisant. Ajoutez les bonus qui permettent d'upgrader le véhicule et les armes qui ralentissent les différents concurrents pour obtenir une jouabilité riche et exemplaire.
- Durée de vie12/20
Le nombre de circuits est plutôt conséquent, et la conduite des adversaires est telle qu'on doit recommencer le jeu de nombreuses fois avant d'en venir à bout et de gagner tous les trophées. Si la longévité est donc plutôt bonne en solo, cette note vient avant tout sanctionner l'absence d'un mode multijoueur.
- Bande son13/20
Le thème principal donne le ton : on est bien dans un jeu de courses. Pour le reste, l'ambiance sonore se révèle de bonne facture sans être inoubliable. On apprécie notamment les différents bruits qui ponctuent la course : on entend réellement que la voiture accélère dans les lignes droites, patine dans les virages et devient incontrôlable quand on passe au-dessus d'une flaque.
- Scénario/
On comprend aisément pourquoi le titre s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires : avec R.C. Pro-Am, on tient indéniablement un candidat au titre de meilleur jeu de courses 8 bits… En solo. Le mode multijoueur reste en effet le grand absent de la cartouche. Pour le reste, le titre de Rareware signe un quasi sans-faute : avec un gameplay profond, fun et une progression qui gagne en difficulté au fil des circuits, le jeu se révèle addictif et entraînant. Cet ancêtre spirituel de Mario Kart possède donc sa place dans le gratin des meilleurs jeux de course sur la machine de Nintendo. Mais il est difficile de ne pas lui préférer son successeur : meilleur sur tous les points et qui répare l'absence de mode multijoueur...