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Lalaloopsy : Sew Magical ! Sew Cute !
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Journaliste jeuxvideo.com
29 novembre 2011 à 16:07:46
7/20

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Test Lalaloopsy

A l'approche des fêtes de fin d'année, Activision inonde les rayons de productions associant jouet et jeu vidéo. Inspiré par les poupées de chiffon éponymes qui rencontrent un franc succès auprès des petites filles (et parfois même de leurs mamans), Lalaloopsy fait hélas partie de ces titres réalisés à la hâte, sans guère de conviction.

Lalaloopsy

Connaissez-vous les Lalaloopsy ? Ces poupées de chiffon au look kawaï, qui vivent dans un monde fait de tissu, de boutons et de fils, se sont animées magiquement une fois cousues. Chacune a sa propre personnalité provenant du tissu utilisé pour la fabriquer. Blossom Flowerpot, issue d'un gant de jardinier, a la main verte. Peanut Big Top, qui provient d'un costume de clown, est une farceuse. Pillow Featherbed, cousue à partir d'un doudou de bébé, ne songe qu'à dormir. Il y a, comme ça, une douzaine de poupées dont les noms évocateurs n'ont hélas pas été traduits. Mais qu'importe : il faut reconnaître que ces jouets sont parfaitement calibrés pour plaire aux petites filles, mais surtout à leurs mamans (une stratégie habile de la part des fabricants). La première bonne nouvelle, c'est que cette adaptation vidéoludique sur DS est accompagnée d'une Mini Lalaloopsy (il existe aussi des grands modèles), d'une valeur de 7 euros environ. Voilà qui fait un peu passer la pilule, car le jeu en lui-même se révèle extrêmement classique et médiocrement réalisé.

Lalaloopsy
Le rendu visuel est criard et sans aucun relief.
La première déception est d'ailleurs visuelle. Comment est-il possible d'aboutir à un rendu aussi disgracieux – même pour un jeu DS – quand l'on dispose d'un matériau aussi réussi sur le plan stylistique ? La modélisation en 3D des poupées, assez sommaire, n'a d'égale que leur animation minimaliste. Mais le plus décevant reste les décors en 2D : affublés de couleurs criardes et d'un relief inexistant là où la licence joue au contraire sur les tons pastel et les effets de matière, ils cumulent les fautes de goût. On ne s'attendait pas à retrouver la recherche graphique d'un LittleBigPlanet, mais tout de même... Un effort artistique n'aurait pas été de refus. Pour ne rien arranger, la problématique qui occupe la majorité des concepteurs de jeux sur DS ("mais que diable va-t-on pouvoir faire du second écran ?") est ici balayée d'un revers de main, puisque l'écran du haut ne sert strictement à rien, si ce n'est à afficher le ciel et quelques nuages. Lalaloopsy exploite tout de même la jouabilité tactile et le micro (dans lequel il faut parfois souffler), c'est déjà ça. Hélas, le gameplay est ultra-classique puisqu'il s'articule autour de 12 mini-jeux basiques, vus et revus.

Lalaloopsy
Les mini-jeux sont vus et revus.
La jeune joueuse malgré tout invitée à choisir une poupée et à partir "explorer" le royaume Lalaloopsy, qui se résume à douze environnements dans lesquels habitent ses congénères. L'objectif est de parvenir à tisser de solides liens d'amitié avec les autres poupées. A chaque arrivée dans une nouvelle zone, le rituel est invariablement le même : il s'agit d'abord de retrouver l'animal perdu de la propriétaire des lieux, qui se cache généralement non loin de sa maîtresse. Il faut ensuite cajoler le pauvre petit familier pour qu'il se remette de ses émotions fortes, séquence qui donne lieu à un mini-jeu éprouvé, mais surtout d'une grande médiocrité. Quand la poupée locale est satisfaite, elle laisse sa nouvelle amie accéder à son atelier, afin de lui permettre de créer un objet particulier : cookies, confitures, bijoux, oreillers... Une fois de plus, ces phases de création prennent la forme de mini-jeux peu originaux, qui consistent à donner quelques coups de stylet en suivant la consigne, et qui n'impliquent ni réflexion ni réflexes particuliers (parfois un peu d'observation, mais c'est tout). Au fur et à mesure de la progression, la jeune joueuse aura accès à des recettes plus élaborées.

Lalaloopsy
Surveillez bien les jauges d'amitié.
Les créations peuvent être offertes aux poupées qui en ont envie. Chacune a en effet des désirs particuliers en la matière, qu'il s'agit d'essayer de combler. Plus l'utilisatrice fera de présents appropriés à une poupée donnée, plus elle montera dans l'estime de cette dernière, une jauge d'amitié se chargeant de matérialiser cette progression. Le principe est terriblement redondant sur la longueur, mais au moins a-t-il une finalité, puisque chaque "amie pour la vie" est l'occasion de bénéficier d'un nouveau pendentif à collectionner. Hélas, outre sa répétitivité, le jeu souffre de quelques soucis d'ergonomie et de quelques incohérences. D'une part, la carte à partir de laquelle on navigue, hideuse et peu lisible, n'indique pas le type d'objet qui peut être fabriqué dans chaque zone, ce qui occasionne des errements agaçants jusqu'à ce qu'on finisse par s'en souvenir. D'autre part, il est surprenant de voir les poupées solliciter des objets... qu'elles sont elles-mêmes capables de fabriquer. L'ensemble n'est de toute façon guère intéressant et il y a fort à parier que les petites filles se lasseront vite de ces Lalaloopsy virtuelles pour revenir à leurs poupées de chiffon bien réelles.

Les notes
  • Graphismes 7 /20

    L'aspect graphique, digne d'une GBA, a une dizaine d'années de retard. Qui plus est, si on n'espérait pas la richesse visuelle d'un LittleBigPlanet, un effort artistique n'aurait pas été de refus.

  • Jouabilité 8 /20

    Même si le titre se laisse prendre en main facilement, on peut légitimement déplorer la sensation de déjà-vu qui se dégage des mini-jeux, ainsi que la redondance importante du propos.

  • Durée de vie 7 /20

    Si la persévérance pourra pousser une jeune utilisatrice au-delà de la demi-douzaine d'heures de jeu, le contenu proposé, trop limité, n'en vaut pas vraiment la chandelle.

  • Bande son 8 /20

    Les thèmes musicaux oscillent de l'insipide au franchement agaçant. Les bruitages sont eux aussi énervants à la longue, même si on apprécie la présence de voix en français.

  • Scénario /

Lalaloopsy invente le principe de la poupée gonflante, qui n'accorde son amitié que contre des faveurs bassement matérialistes. Au-delà de son concept redondant architecturé autour de la répétition de mini-jeux éprouvés, cette adaptation vidéoludique peine surtout à exploiter de façon convaincante la richesse visuelle de son matériau de base. Pour une quarantaine d'euros, privilégiez plutôt une vraie poupée, qui sollicitera bien mieux l'imagination de votre enfant.

Note de la rédaction

7
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Par pixelpirate, Journaliste jeuxvideo.com
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