Après avoir mis nos nerfs à rude épreuve sur NES, Solstice revient à travers un second opus sur Super Nintendo sous le nom d’Equinox. Une fois n’est pas coutume, vous pouvez vous attendre à une difficulté hors norme, frôlant le supplice vidéoludique. Mais c’est à ce prix que vous pourrez vous targuer d’être le plus grand magicien de Galadonia.

Les fans de challenge avaient été particulièrement gâtés avec Solstice et ils risquent bien de l'être encore plus avec l'arrivée d'Equinox qui s'annonce comme le digne successeur de son aîné. La licence s'inscrit dans le genre jeu de rôle/aventure mais c'est bien l'aspect réflexion qui est mis en avant à travers la résolution d'énigmes (souvent) complexes que le joueur se doit de résoudre pour progresser. Alors que les combats étaient relégués au second plan dans Solstice, Equinox les met un peu plus en avant et les place parfois au cœur des énigmes. Le joueur se met dans la peau de Glendaal, fils de Shaddax (le sorcier que l'on incarnait dans le premier opus) qui a été enlevé par Sonia, une sorcière maléfique. Vous devrez alors parcourir un monde hostile afin de délivrer Shaddax des griffes de cette furie.

Avant d'arriver au combat final, il vous faudra parcourir pas moins de huit donjons de taille assez conséquente, comportant leur lot d'énigmes relativement corsées pour la plupart mais dont la difficulté monte crescendo. Les fans seront ravis d'apprendre que les plates-formes invisibles et autres sauts improbables répondent présents, à ces derniers s'ajoutent de nombreuses trouvailles toutes aussi stimulantes pour notre cortex.



Plus beau, plus long, plus riche en action, Equinox ne se contente pas d'être une vulgaire suite mais constitue bel et bien un renouveau de la licence. S'appuyant sur les fondements de son prédécesseur, le soft hisse le genre à des sommets d'excellence. A ne pas en douter, les fans jubileront devant ce nouveau défi et ceux qui n'ont pas connu Solstice découvriront une aventure palpitante mais atrocement difficile.
- Graphismes15/20
Arborant des paysages et des donjons hauts en couleur frôlant avec le monde des cartoons, le soft ne perd néanmoins pas le nord et nous plonge dans un univers héroïc-fantasy à l’accent perse de toute beauté. Même si l’on pourra reprocher au monde extérieur d’être un peu criard et pixelisé, les donjons s’avèrent particulièrement réussis.
- Jouabilité14/20
C’est là où le bât blesse. Alors que parcourir le monde extérieur ne pose pas de véritable problème, se déplacer intuitivement dans les donjons relève de la torture cérébrale lors des premières minutes de jeu. Mention spéciale aux sauts en diagonale qui constituent un défi en soi. Mais, une fois cette prise en main assez atypique adoptée, le joueur pourra profiter pleinement des énigmes dignes des plus grands casse-tête et qui font honneur au premier opus. De plus, l’aspect combat étant mis en avant avec l’ajout d’armes et de sorts, l’expérience s’en trouve enrichie.
- Durée de vie16/20
Avec pas moins de huit donjons dont certains sont particulièrement vastes et des allers-retours incessants, vous n’êtes pas près de voir le bout de l’aventure. Et ne comptez pas résoudre toutes les énigmes dès le premier essai car vous serez souvent contraint à tâtonner et à recommencer maintes et maintes fois les différents passages avant d’en comprendre les moindres subtilités. L’extrême difficulté de certaines salles sera certainement un frein pour les moins motivés, mais les amateurs de challenge en auront pour leur argent. Heureusement, le système de sauvegardes permet d'enregistrer une partie de la progression mais uniquement quand vous changez de monde.
- Bande son13/20
Les thèmes à l’accent dramatique ne survenant qu’à certains moments de l’aventure plongent le joueur dans une ambiance pesante. On reprochera néanmoins à ces derniers leur redondance.
- Scénario10/20
A l’image du premier opus, Equinox n’exploite pas l’intrigue présentée dans la notice du jeu durant les phases de gameplay. Ne vous attendez donc pas à un RPG avec des quêtes et des textes relatant l’histoire.
Succéder à un mythe n’est pas chose facile. Alors que Solstice avait réussi à offrir une expérience de jeu unique et une difficulté sans précédent, Equinox arrive à se rendre plus accessible en apparence grâce à des graphismes très colorés, un système de combat davantage mis en valeur, et la possibilité de sauvegarder. Mais que les fans de la première heure se rassurent, derrière cette apparence bon enfant se cache bel et bien un nouveau challenge digne de son aîné.