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Bram Stoker's Dracula
AvantArrière
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L'avis de Pseudo supprimé
23 septembre 2011 à 16:59:12
17/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
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15/20
Test Bram Stoker's Dracula

Chacun de nous doit nécessairement avoir en tête un ou deux jeux jamais terminés dans sa jeunesse, et que, par nostalgie ou volonté farouche, on se décide finalement à compléter. Et avec le recul, on a souvent d'excellentes surprises, comme le démontre ce Bram Stoker's Dracula.

Bram Stoker's Dracula

L'œuvre de Abraham Stoker, le mythique Dracula, est probablement celle qui a le plus influencé le cinéma vampirique ou nos jeux vidéo gothiques - nous parlerons ici plus du côté vidéoludique de la chose, mais il aurait été injuste de ne pas accorder à la cinématographie ses qualités indéniables. Entre autres, la série des Castlevania, si on devait la réduire à une chose, serait un vibrant hommage à cet écrivain fantastique du 19ème siècle. Van Helsing, Jonathan Harker, les châteaux de Transylvanie... Avec Dracula et grâce à de longues recherches sur la légende, Bram Stoker forgeait un microcosme glauque à souhait, extrêmement fouillé et mirobolant de détails - on se souviendra évidemment des inventaires gargantuesques des récents Castlevania : Portrait of Ruin et Order of Ecclesia, qui n'ont finalement rien d'étonnant. Bram Stoker's Dracula sur Nes, quant à lui, fait partie d'une série de jeux de plates-formes tous homonymes sortis sur plusieurs supports, de la Megadrive jusqu'en version Super NES en passant par le Gameboy, avec certaines différences selon la puissance de la machine. Sachez donc que la version étudiée ici est quasiment identique à la version Gameboy. Cette dernière est évidemment décolorée et quelques sons y ont été modifiés. Il n'y est cependant pas question de collectionner des glaces au chocolat et des truffes dans un monde de toutes les couleurs, mais de survivre.

Bram Stoker's Dracula
Dans un premier temps, le jeu suit la trame du livre et nous met dans la peau de Jonathan Harker sur la route du château de Dracula. Les bois sont truffés d'ennemis en tout genre, et Jonathan pourra compter sur une machette et des objets à lancer trouvés dans des boîtes pour se défendre. Squelettes hagards, chauves-souris cracheuses, fantômes invisibles... le bestiaire contient une douzaine de monstres diaboliques ayant chacun son propre comportement. Il faudra se méfier des apparitions soudaines qui terrassent Jonathan en quelques coups, sa barre de santé et ses continues étant plus que limités. Il y a bien sûr divers moyens pour rallonger son espérance de vie. Les boîtes contiennent parfois des portions de cœur qui restaureront son énergie ou (très exceptionnellement) des vies ou des continues supplémentaires - des bonus qui disparaîtront bien vite de l'écran. Mieux vaut donc chercher ces précieuses boîtes, d'autant que Van Helsing se cache aussi généralement à leur proximité et donnera à Jonathan des armes plus puissantes pour affronter les boss. Les boss, justement, sont tous directement issus de l'univers de Bram Stoker et représentent souvent Dracula lui-même lors de ses différentes métamorphoses, en chauve-souris ou en loup. Ils ne sont pas spécialement difficiles à vaincre, à condition d'en avoir le temps.

Bram Stoker's Dracula
Les défenses du château s'activent à la nuit tombée.
Et le temps, c'est un peu le cadeau empoisonné de Bram Stoker's Dracula. Vous le verrez défiler à toute vitesse alors que vous chercherez désespérément la sortie des niveaux labyrinthiques... et pas de pitié : une fois le compteur à zéro, vous êtes mort. Encore plus fort : avec l'avancement de l'horloge, la nuit tombe, activant les défenses du château pendant que les fantômes en profitent pour sortir de leur cachette... Sous ces conditions, survivre requiert une vigilance constante et des réflexes hors du commun, d'autant qu'on a vite fait de rater un interrupteur quelque part dans le niveau, en arrière. On ne le dira jamais assez : il faut connaître tous les environnements par cœur pour espérer avancer rapidement et subir le moins possible les effets néfastes de l'obscurité. Bram Stoker's Dracula ne comporte ni sauvegarde ni mot de passe, et vous devrez tout faire d'une traite, les interminables tableaux se succédant sans relâche, jusqu'au boss final...

Bram Stoker's Dracula
Parfois, il faut sacrifier une vie pour obtenir un bonus particulier...
Cela ne serait rien si l'action était soutenue, trépidante et sans temps mort. Mais tout, absolument tout, dans ce Bram Stoker's Dracula, contribue à établir lentement sur le joueur une impression de malaise, voire d'inquiétude, ou même de terreur. A commencer par la bande-son, omniprésente, diffusée en direct des Enfers par la puce 8 bits de la Nes. Puis, par les découvertes progressives et implacables de tous les pièges et passages secrets du château, sans compter les monstres qui apparaissent au compte-gouttes et généralement aux mauvais endroits. Enfin, par les décors extrêmement travaillés, aux effets d'ombre et de lumière exquis, que ce soit dans le hall ou dans la crypte, ou la magnifique animation de Jonathan, seul face à la mort. Oui, on se sent seul, terriblement seul, mais contrairement à un survival-horror où la présence d'un ennemi est généralement plus rassurante que son absence, on se méfie comme de la peste, dans Bram Stoker's Dracula, de tout ce qui bouge et disparaît, synonyme presque systématique de mort imminente et de game over irréparable. La grande force de Bram Stoker's Dracula, c'est bien cela : instaurer progressivement sa malédiction de jeu hardcore, la choyer et ne jamais relâcher la pression. Et puisqu'il y parvient si bien, éteignez la lumière, mettez le son et la difficulté à fond et voyez jusqu'où vous pouvez tenir - et dans quel état.

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Les jeux d'ombre et de lumière font mouche, particulièrement dans les derniers niveaux. C'est une véritable prouesse graphique, encore appuyée par l'animation incroyablement fluide de Jonathan. Quant à la rigidité de certains monstres, il suffit de s'apercevoir qu'il s'agit de cadavres ou de statues pour tout pardonner.

  • Jouabilité 16 /20

    Un bouton pour sauter et un bouton pour frapper, et quelques interactions de base avec le décor. Jonathan est très maniable et on ne pourra regretter que ses sauts d'hippogriffe qui l'envoient hélas trop souvent dans les herses au plafond.

  • Durée de vie 17 /20

    C'est partout pareil : soit le soft ne vous arrache aucune pitié et vous n'insisterez pas, soit vous misez tout sur votre fierté de gamer et devrez prévoir suffisamment de café pour tenir toute la nuit (oh, et aussi la nuit suivante, et la nuit suivante...). L'autre motivation, plus tenace, est incarnée par l'espoir de tomber sur les crédits à la fin de chaque niveau, et c'est pour des raisons évidentes de spoil que je ne vous en dévoilerai pas le nombre exact. Si vous jouez sur votre vieille Gameboy, n'oubliez pas non plus de changer les piles...

  • Bande son 17 /20

    Parce qu'il vous sera nécessaire de recommencer le jeu un nombre incalculable de fois avant de parvenir ne serait-ce qu'au début du premier acte du dernier niveau, les sordides thèmes cliquetants vont à coup sûr rester imprimés dans votre mémoire. Quant aux bruitages, vous n'en retiendrez que l'horrible râle de Jonathan (particulièrement troublant sur Gameboy)... et c'est bien suffisant.

  • Scénario /

    Le jeu reprend plus ou moins, et surtout de très loin, la trame des aventures de Jonathan au château de Dracula, mais c'est essentiellement l'ambiance générale, gothique et malfaisante, que l'on appréciera. Vous n'aurez certainement pas peur, mais soyez sûr que vos mains trembleront sur vos commandes et que la tension mènera votre tête au bord de l'explosion.

Si Contra avait fait dans la dentelle et la psychologie, il aurait été Bram Stoker's Dracula. Les lecteurs de l'œuvre originale risquent de déplorer l'absence de véritable trame narrative, mais il leur sera cependant impossible de ne pas en ressentir l'ambiance horrifique. En deux mots : un jeu d'action pure qui tourneboule les méninges. Fascinant.

Note de la rédaction

17
15

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