Frères et soeurs, le monde va mal. En effet, une secte du nom de l'Hydra a décidé de s'emparer de l'Europe et accessoirement du reste du monde. Fort heureusement, les Etats-Unis sont là pour nous venir en aide. Leur joker ? Un super-soldat du nom de Captain America. Ses pouvoirs ? Une foi inébranlable en son pays, une propension à bomber le torse en toutes circonstances et un bouclier quasi indestructible.

Lorsque Marvel se penche sur le cas de la Seconde Guerre mondiale, c'est avant toute chose pour glorifier une nation et par là-même les courageux américains qui nous sont venus en aide. Logique donc qu'il en résulte un héros représentant toutes les valeurs véhiculées par l'armée : le courage, l'abnégation, le patriotisme. De ce fait, il n'est pas vraiment étonnant que l'histoire de Captain America soit celle d'un simple troufion désireux de servir à tout prix son pays quitte à participer à une expérience censée faire de lui un surhomme. La suite, vous la connaissez. Ladite expérience est un succès et le chétif Rogers se transforme en super-soldat. Affublé d'un costume à faire pâlir d'envie Michael Bay et de capacités athlétiques un tantinet supérieures à la moyenne, notre machine de guerre se retrouve propulsée sur le front pour venir en aide à ses compatriotes. Problème, notre héros va devoir contrer une menace encore plus grande que le Troisième Reich autrement dit l'Hydra. Composée de nazis zélés, de savants fous et menée d'une main de fer par un certain Crâne Rouge, cette société entend bien faire main basse sur le monde entier. Malheureusement pour eux, le Captain ne l'entend pas de cette oreille.


- Graphismes11/20
Visuellement, le jeu accuse un certain retard. Les effets spéciaux n'ont rien de spéciaux de même que les environnements des plus quelconques. Néanmoins, ceux-ci nous plongeront dans une Europe meurtrie qui se résumera ici à quelques laboratoires, tranchées, villages exsangues et autres châteaux malfamés. On a vu pire mais on a aussi largement vu mieux.
- Jouabilité12/20
Si le système de combat est basé sur celui de Batman Arkham Asylum, il n'en reste pas moins inférieur à son modèle en termes de possibilités mais aussi de souplesse. Pour autant, le tout fonctionne bien et ce malgré une caméra trop proche nous obligeant constamment à jouer avec l'objectif pour voir où se trouvent tous nos ennemis. En sus, on regrettera le peu de mouvements à disposition, des phases de piratage inutiles, des séquences de plates-formes trop assistées et un manque d'ambition dans la construction globale du jeu et l'acheminement des séquences bien trop redondantes.
- Durée de vie11/20
Le jeu étant beaucoup trop simple, optez dès le départ pour le mode Difficile. Ceci dit, même en choisissant cette option, il ne vous faudra qu'une poignée d'heures pour boucler l'aventure. Restent une quantité plutôt conséquente de bonus à débloquer et quelques défis (combat, recherche) relativement inintéressants.
- Bande son11/20
Si on fait preuve de beaucoup d'indulgence, on dira que les doubleurs principaux s'en sortent convenablement. Malheureusement, le reste du casting est un peu à la ramasse et nous offre des prestations involontairement comiques. Les musiques n'ont rien d'extraordinaire. On ne sera donc pas étonné de profiter d'une bande-son mettant en avant les cuivres puissants synonymes de compositions martiales.
- Scénario8/20
Captain America n'étant pas le héros le plus intéressant de l'univers Marvel, le scénario du jeu reste extrêmement quelconque. Un super-soldat, des nazis qui ricanent comme des nazis, des plans de domination mondiale et hop, on a un truc qui ressemble vaguement à un synopsis.
Si Captain America avait eu la décence d'être vendu à un prix bien plus bas, on aurait pu être plus indulgent. Ce n'est pas le cas en l'état car bien que le titre ne soit pas si mauvais que ça, il n'en reste pas moins un simple beat'em all parmi d'autres beat'em all. Du coup, malgré un système de combat sympathique emprunté à Batman Arkham Asylum, plusieurs bonus à débloquer et quelques défis pour rallonger la durée de vie, on préférera refuser poliment l'invitation de Steven Rogers en attendant sagement la suite des aventures vidéoludiques du Dark Knight.